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L’érosion côtière, un frein au développement économique

Accueil / 24 juillet 2014

L’érosion côtière est l’un des problèmes environnementaux les plus critiques pour les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest. Phénomène naturel et dynamique influencé par des facteurs naturels, comme le vent et les courants marins, et anthropiques, comme l’extraction de sable, le déboisement et l’occupation du territoire, l’érosion côtière est un enjeu de plus en plus important pour les pays côtiers.

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Travaux de protection de la Petite Côte

CONTEXTE GÉOGRAPHIQUE

Le Sénégal, avec plus de 700 kilomètres de littoral, est particulièrement concerné : plus de la moitié de la population vit sur les côtes, où sont installés 85 % des industries et services, notamment les deux premières ressources du pays, la pêche et le tourisme.
Aujourd’hui au Sénégal, chaque année, des infrastructures comme les sites hôteliers, les habitations privées se trouvent en situation d’urgence. Devant cette menace, on a assisté à des interventions locales « personnalisées » qui ont, parfois plus aggravé la situation et par moment, ont même détruit les écosystèmes essentiels à l’équilibre côtier. Ainsi, en agissant localement, sans considérer le problème dans sa globalité, l’impact de l’érosion côtière ne fait qu’amplifier.
L’action de l’homme sur le littoral, à travers la construction en dur, le prélèvement de sables et de coquillages (entre Mbao et Bargny), la construction d’édifices perturbant les mouvements naturels de la mer, l’exploitation trop importante des côtes et plages a fortement accéléré le processus d’érosion.

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SENSIBILISATION & MOBILISATION

Actuellement, on assiste à une généralisation des problèmes d’érosion côtière au Sénégal. Les sites les plus touchés sont ceux où il y a beaucoup d’activités économiques et de populations : Saly, Joal (ouest) et Saint-Louis (nord) notamment.
L’alerte est certes lancée mais le sujet n’est pas d’actualité. Il a déjà été exploré et les autorités compétentes ont été alertées auparavant. Depuis 2009, plusieurs projets ont été mis en place pour réduire l’impact de l’érosion, comme le partenariat public-privé réalisé par le génie militaire qui consistait à installer sur le littoral des rangées de gabions, mais ceux-ci ne résistèrent pas. Jusqu’alors les solutions mises en place ont été des ouvrages en dur.
Mais ces solutions, qui se révèlent temporaires, ne font que reculer l’échéance. Ils peuvent même perturber le fonctionnement naturel du milieu.


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