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L'épidémie d'Ebola est-elle partie d'un arbre creux ?

Accueil / 31 juillet 2014

Le premier malade de l’actuelle épidémie d’Ebola pourrait avoir été contaminé par des chauves-souris nichant dans un arbre où jouaient les enfants du village.

À Meliandou se dressait un arbre creux au sein duquel les enfants jouaient à cache-cache. Mais lorsque cet arbre a brûlé en mars dernier, «une pluie de chauve-souris» en est sortie, ont témoigné les villageois. À Meliandou vivait Émile Ouamouno, un enfant de deux ans mort soudainement en décembre 2013. Il est la première victime connue d’Ebola en Guinée, et le point de départ supposé de l’épidémie la plus meurtrière provoquée par cette maladie depuis sa découverte, en 1976.

Réservoir du virus
Les scientifiques responsables de l’enquête épidémiologique, qui cherchent à remonter l’histoire de la maladie, peuvent désormais ajouter une pierre à l’édifice. Car personne n’était satisfait de ce «patient index»: jusqu’à présent on soupçonnait une autre espèce de chauve-souris d’être le réservoir du virus, qui contaminerait l’homme soit directement, soit par l’intermédiaire de singes. Qu’un chasseur tuant des animaux sauvages au plus profond de la forêt puisse être ainsi contaminé, soit ; mais comment un si jeune enfant pouvait-il avoir été touché le premier, dans une région bien éloignée de celles où le virus sévissait jusqu’alors?

ebola
L’arbre creux où jouaient les enfants de Meliandou, et où nichait une colonie de chauve-souris insectivores découvertes par les villageois en mars, lorsque l’arbre a brûlé.

L’arbre creux où jouaient les enfants de Meliandou, et où nichait une colonie de chauve-souris insectivores découvertes par les villageois en mars, lorsque l’arbre a brûlé.
Une équipe allemande de l’Institut Robert Koch, à Berlin, apporte peut-être un début de réponse en publiant dans la revue EMBO Molecular Medicine les résultats d’une étude de terrain menée à Meliandou, village guinéen situé près de Guéckédou. La colonie de chauves-souris a été détruite avec l’arbre qui l’abritait. Mais les chercheurs ont retrouvé, dans des prélèvements de cendres et de terre, des traces génétiques de mops condylurus («chauve-souris dogue»). Aucune trace d’Ebola dans ces prélèvements, mais cette espèce de chauves-souris peut être porteuse du virus, comme l’ont montré d’autres prélèvements réalisés dans la région.
Émile a-t-il été mordu par une chauve-souris, a-t-il touché leurs déjections en jouant dans l’arbre creux? Est-ce ainsi qu’il a été contaminé? «Nous avons trop peu de données» pour l’affirmer, a prudemment précisé à l’AFP l’épidémiologiste Fabian Leendertz, l’un des principaux auteurs de l’étude. Mais «nous devrions nous intéresser aux chauve-souris insectivores». Pas question pour autant de détruire les chauve-souris, insiste l’épidémiologiste auprès de la BBC: «Elles attrapent des insectes et des nuisibles, comme les moustiques. Les tuer ne serait pas une solution car il y aurait davantage de cas de paludisme (maladie transmise à l’homme par les moustiques, ndlr). Nous devons apprendre à vivre avec la vie sauvage.»
figaro


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