Urgent

Education environnementale : La deuxième phase du programme lancée pour sauver le littoral ouest-africain

Accueil / erosion / 21 décembre 2014

La phase 2 du Programme régional d’éducation environnementale (Pree), initié conjointement par le Programme régional de conservation marine et côtière (Prcm) et l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn), a été lancée hier. Son but est d’éveiller la conscience des élèves sur la protection de l’environnement.

DSCN0240

Le littoral ouest africain est exposé aux conséquences du changement climatique. Face à cette situation de plus en plus inquiétante, l’introduction de l’éducation environnementale dans les curricula scolaires semble une approche pertinente pour éveiller les consciences et transmettre les outils qui permettront aux enfants et futurs adultes de devenir de véritables « citoyens du littoral » en particulier et de l’environnement en général. C’est tout l’intérêt du Programme régional d’éducation environnementale (Pree) élaboré, depuis 2008, par le Programme régional de conservation marine et côtière (Prcm) et l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn).

D’ailleurs, sa deuxième phase a été lancée hier. Regroupant les sept pays membres de la Commission sous-régionale de la pêche, à savoir la Mauritanie, la Guinée-Bissau, la Guinée, la Gambie, le Cap-Vert, le Mali et le Sénégal, ce programme a pour objectif de préparer les jeunes à devenir des acteurs conscients des enjeux socioculturels et environnementaux du littoral. Lors de l’atelier de lancement national rehaussé par la présence du ministre de l’Education de la Guinée-Bissau, Dr Odete Costa Semedo, le chef de projet de l’Uicn de ce pays a souligné toute la pertinence d’intégrer l’éducation environnementale dans les curricula scolaires des Etats concernés et qui partagent le même écosystème. « Nous avons besoin de synergie, de complémentarité et d’un planning pour faire face aux différents défis qui nous interpellent et ont pour noms : changement climatique, pêche illégale, urbanisation sur la côte, dégradation des mangroves.

De ce point de vue, nous estimons que l’école est l’endroit le mieux indiqué pour fabriquer une nouvelle conscience écologique afin de défendre ce que nos ancêtres nous ont légué », a argué Nelson Gomez Dias. Cette deuxième phase du Pree va s’inscrire dans la continuité de la première, notamment en termes de plaidoyer et d’appui des efforts des ministères de l’Education des sept pays bénéficiaires pour intégrer l’éducation environnementale dans les curricula scolaires. Au Sénégal, l’on semble avoir déjà pris toute la mesure des enjeux liés à l’éducation environnementale car, selon Joseph-Pierre Ndiaye, directeur de cabinet du ministre de l’Education nationale, cette question est bien prise en compte aussi bien dans le Paquet que dans le Pse.

Le ministre de l’Education de la Guinée-Bissau, Dr Odete Costa Semedo, dont le pays est considéré comme champion dans l’éducation environnementale et qui coordonne ce programme, est d’avis que la sensibilisation et l’éducation sont les meilleures armes pour faire face au phénomène de la dégradation de l’environnement. « La maîtrise de l’avenir passe par la sensibilisation et l’outillage des jeunes à l’école. C’est le meilleur endroit pour les préparer tant sur le plan personnel que collectif, et aussi à être conscients des enjeux environnementaux », a-t-elle soutenu.


Étiquettes : , , ,



Vision Verte




Article précédent

Pollution atmosphérique : Sait-on ce que l’on respire ?

Article suivant

Téléphonie mobile et santé





Vous aimerez aussi



0 commentaire


Laisser un commentaire


Plus d'articles

Pollution atmosphérique : Sait-on ce que l’on respire ?

L’air que l’on respire est de plus en plus pollué. Rester à l’intérieur n’est pas moins nocif car les locaux sont...

20 December 2014