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La fertilité masculine en péril du fait de la pollution environnementale

Accueil / international / pollution-nuisance / sante / 20 janvier 2015

Les bisphénols alternatifs sont aussi nocifs pour la fertilité masculine

Les deux substituts au Bisphénol A – le Bisphénol S (BPS) et le Bisphénol F (BPF) – ont le « même effet négatif sur le testicule foetal humain », selon une étude de l’Inserm et du CEA.
Cette étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de l’Institut de radiobiologie cellulaire et moléculaire du CEA est publiée dans la revue spécialisée Fertility & Sterility, ont-ils annoncé le 15 janvier.

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Le BPS et le BPF sont utilisés comme substituts au BPA (substance chimique de synthèse perturbatrice endocrinienne) en tant que « révélateur » dans les papiers thermiques (tickets de caisse), selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Le BPS sert également de « monomère de départ pour la synthèse du polyéthersulfone (PES) », qui est notamment utilisé pour la fabrication de biberons et de vaisselle pour enfants. En avril 2013, l’Anses avait alerté sur le même potentiel oestrogénique de ces bisphénols, c’est-à-dire similaire aux hormones féminines et potentiellement toxique.

Production de testostérone réduite

« C’est la première fois que l’on démontre un effet délétère des bisphénols S et F sur une fonction physiologique chez l’Homme », indique l’équipe de chercheurs de l’Inserm et du CEA, dirigée par René Habert, professeur en physiologie de la reproduction. Or, « il n’y a actuellement aucune réglementation les concernant », déplorent les scientifiques.

Les chercheurs ont testé l’effet de ces Bisphénols sur des cellules de testicules de fœtus mâle cultivés in vitro. Ils ont observé que « l’exposition in vitro des testicules foetaux humains au bisphénol S ou au bisphénol F réduit la production de testostérone, par le testicule foetal humain, de façon tout à fait identique à la réduction provoquée par le bisphénol A ».

Chez l’homme et les mammifères, la testostérone produite par le testicule pendant la vie foetale « impose la masculinisation des organes génitaux internes et externes. En son absence, ces organes évolueraient spontanément dans le sens femelle », préviennent les chercheurs. Une diminution de la production de testostérone foetale peut se traduire par des défauts de la masculinisation observés à la naissance (tels que l’hypospadias et la cryptorchidie), précisent-ils. « De plus, il est probable qu’un défaut de la production de testostérone pendant la vie foetale puisse se traduire par une altération de la production spermatique à l’âge adulte ».
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