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Programme national de l’autosuffisance : Le gouvernement face à de lourdes contraintes

Accueil / agriculture-peche-foret / economie verte / 4 février 2015

Pour sa première année de mise en œuvre, le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) a enregistré des résultats encourageants. Mais de lourdes contraintes empêchent encore la réalisation de l’objectif d’autosuffisance en riz en 2017. Ces questions ont été hier au centre d’un Conseil présidentiel qui s’est tenu au palais de la République.

Le chemin qui mènera le Sénégal à l’autosuffisance en riz en 2017 risque d’être bien ardu. L’objectif défini par le Président Macky Sall reste encore hors de portée du fait de nombreuses contraintes. Hier, un Conseil présidentiel s’est penché sur ces goulots d’étranglement qui empêchent le Sénégal de se départir de sa dépendance envers les pays exportateurs de riz. La rencontre présidée par Macky Sall s’est appesantie sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour lever ces contraintes qui empêchent le programme national d’autosuffisance en riz (Pnar), formulé par le Sénégal dans le cadre du volet agricole du Plan Sénégal émergent (Pse), d’atteindre ses objectifs. Selon le Président Macky Sall, ces contraintes concernent essentiellement la commercialisation. Le Directeur de la Société d’exploitation des terres du delta (Saed) Samba Kanté renchérit en expliquant que le système financier national ne prend pas en compte ce volet. De ce fait, les retards dans la commercialisation induisent un impact sur le remboursement des crédits et retardent et empêchent les possibilités de double culture. Dans le système irrigué comme dans le processus de transformation du riz, la question énergétique reste un facteur de renchérissement des coûts. Selon Dr Samba Kanté, c’est même le poste le plus élevé dans le compte d’exploitation des producteurs, la lourdeur des charges étant notamment le résultat de l’application de la prime fixe par la Société nationale d’électricité (Senelec). A ces problèmes s’ajoutent des contraintes techniques liées notamment à la vétusté et à l’insuffisance des aménagements. Dr Kanté donne l’exemple de la région de Matam où il souligne la nécessité d’accroître les périmètres et de renforcer les efforts en matière de maîtrise de l’eau.

Une production en hausse de 28%
Malgré tout, les autorités gardent leur optimisme. En effet, le directeur de la Saed énonce des résultats très positifs pour la première année de mise en œuvre du Pnar. Par rapport à 2013-2014, le directeur de la Saed note une augmentation de la production nationale de plus de 28%, soit 430 973 tonnes de paddy. Cette performance est le résultat d’un record d’emblavure avec 60612 ha et des rendements supérieurs à 7 tonnes par hectare avec même des pointes à 12 tonnes à l’hectare, souligne Dr Kanté. La Caisse nationale de crédit agricole a aussi été à la hauteur de ces ambitions. Elle a relevé de 50% les crédits de campagne en les portant à 6 milliards de francs. Dr Kanté relève que globalement, pour cette première année de mise en œuvre, le Pnar connaît un pourcentage de réalisation de 83%. «L’autosuffisance en riz entier est aujourd’hui atteint. Ça fait partie des résultats majeurs de cette première année de mise en œuvre du Pnar», se réjouit Dr Kanté. Le ministre de l’Agriculture Pape Abdoulaye Seck n’est pas loin d’éprouver le même enthousiasme. Il explique en effet que le cap défini par le Président est à la portée du Sénégal si l’on sait que les rendements réels sont à 30- 40% des rendements potentiels. «Il y a d’importants gains de productivité à faire», souligne Dr Seck qui précise que le Sénégal va miser sur la hausse des rendements et des superficies emblavées. «Les importations de riz sont coûteuses et ne peuvent perdurer», exhorte le Président Macky Sall. Il en appelle ainsi à l’ensemble des acteurs «afin de porter avec le gouvernement, ce combat hautement stratégique pour qu’en 2017, le Sénégal relève le défi de l’autosuffisance en riz».

le quotidien

 


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