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Autosuffisance en riz, le Japon vole au secours du Sénégal

Accueil / agriculture-peche-foret / 14 février 2015

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Avec l’appui de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) pour un montant de deux milliards de francs, le Sénégal est en plein dans l’exploitation du riz pluvial. Ainsi, c’est une production de six millions de tonnes de riz paddy par an qui est visée.

Le Sénégal est un grand consommateur de riz, avec notamment 952 mille 264 tonnes par an. Cependant, la production moyenne en riz qui avoisine les 300 mille tonnes est loin de couvrir les besoins en consommation. L’Etat est donc obligé d’importer 650 mille tonnes par an pour combler ce déficit. C’est conscient de cela que le Sénégal, avec le soutien de la Jica, a initié le projet d’appui à la production durable du riz pluvial dans les régions de Fatick, Kaolack et Kaffrine. Financé à hauteur de deux milliards de F Cfa pour une période de quatre ans, l’objectif de ce projet est de produire six millions de tonnes de riz Paddy. Ce, pour réduire considérablement l’importation du riz.

 

Ce projet permettra de contribuer à l’objectif de production en mettant en place toutes les technologies : transfert de variété, production et post récolte pour que l’autosuffisance en riz soit atteinte à l’horizon 2017. Dans la zone hors irriguée, il y avait un potentiel qui n’était pas exploité. C’est sur la base de ce constat qu’ils ont jugé utile d’exploiter ces zones situées dans les régions de Fatick, Kaolack et Kaffrine. Il s’agira ainsi de reconstituer le capital semencier, de maîtriser la question de l’eau, de procéder à une révision des stratégies de mécanisation…

Secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Dogo Seck trouve que la riziculture pluviale occupe une place importante dans le programme national d’autosuffisance en riz. «Dans ce programme de la cadence de l’agriculture du Sénégal pour l’autosuffisance en riz, note M. Seck, un volet important vise à atteindre à l’horizon 2017, un volume de 1,6 million de tonnes de Paddy». Représentant résident de la Jica au Sénégal, Ryuichi Kato trouve que «ce nouvel élan du Japon d’une durée de quatre années veut constituer un défi majeur, celui de redynamiser la riziculture pluviale au Sénégal afin de contribuer à l’objectif de production de 1 million 600 mille tonnes de riz paddy à l’horizon 2017». Non sans faire savoir que la riziculture pluviale retrouve aujourd’hui toute sa pertinence dans le schéma d’atteinte des objectifs d’autosuffisance nationale.

Plaidoyer pour le consommer local

Face à la rude concurrence dont fait l’objet le riz local, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et du l’Équipement rural a fait un plaidoyer pour le consommer local. «Le riz local est d’une qualité de loin supérieur au riz importé. Ce riz, qui est importé, est généralement âgé de cinq à 10 ans. Il faut également savoir que lorsque le riz est âgé, il a la teneur en sucre qui augmente et au même moment une teneur en protéine qui baisse. Ce riz importé qui est âgé peut créer des problèmes de santé. Sa valeur nutritive baisse», plaide Dogo Seck.

Alors qu’au même moment, poursuit le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural, «le riz produit localement est de bon goût parce que pas aussi âgé que le riz importé. Nous avons une excellente qualité de riz. Lorsque nous l’achetons, nous enrichissons les agriculteurs sénégalais plutôt que d’enrichir d’autres agriculteurs». «Nous pouvons produire suffisamment de riz pour notre consommation locale ; et en usant de nos marges de progression et nos possibilités, nous pourrons produire plus pour l’exporter dans le marché africain et ailleurs dans le monde», soutient-il.

walfnet


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