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Transformation du typha en charbon : Une alternative contre l’exploitation anarchique du bois de chauffe

Accueil / agriculture-peche-foret / economie verte / 14 février 2015

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Pour alléger les travaux des femmes, des unités de fabrication de biocombustible ont été distribuées aux populations des localités jouxtant la réserve de Tocc-Tocc dans la région de Saint-Louis.

Des unités de fabrication de biocombustible et des fourneaux solaires ont été remis aux populations installées à la périphérie de la réserve naturelle communautaire de Tocc-Tocc. Les bénéficiaires ont réitéré leur engagement à utiliser à bon escient ces outils. C’était lors de la cérémonie de remise qui s’est déroulée à Pakh Bountou Baat, localité située à quelques encablures du croisement de Colonat en allant vers Richard-Toll.
En présence de l’adjoint au maire de Ronkh, Babacar Mbodj, le capitaine Ousseynou Niang, conservateur de la réserve de Tocc-Tocc, a rappelé que ces équipements ont été acquis dans le cadre de la mise en œuvre du projet de gestion durable de cette réserve financé par le Programme de micro-financement du Fem/Compact pour un coût global de 20.400.000 FCfa sur une durée de deux ans (2013-2015). Ces équipements, a-t-il précisé, permettront de transformer le typha australis (plante aquatique envahissante appelée « barakh » en wolof), de lutter efficacement contre l’exploitation anarchique du bois de chauffe, la coupe abusive des arbres, etc.Depuis 2011, le processus de mise en place de cette réserve, selon le capitaine Niang, est fortement ralenti, faute d’outils de gestion adéquats, de manque de mobilisation des acteurs à la base et d’une stratégie claire de valorisation du site et de sa diversité biologique marquée par la présence emblématique du Lamantin d’Afrique de l’Ouest, récemment inscrit à l’annexe I de la Cites comme espèce intégralement protégée.
Avec sa superficie de 273 ha (dont 213 ha constitués d’un plan d’eau et le reste représentant la partie terrestre), cette réserve est contigüe au lac de Guiers, principale source d’alimentation en eau potable de la capitale sénégalaise. Estimée à environ 1500 âmes, la population bénéficiaire est répartie entre cinq villages que sont Tolleu, Pakh, Bountou Bath, Kër Idrissa et Wendy Thyly. D’une grande diversité ethnique (Wolof, Peulh, Maure…), les habitants vivent en parfaite harmonie et pratiquent principalement la pêche, l’élevage et l’agriculture.
Pour le conservateur de Tocc-Tocc, si le statut de protection dont bénéficient les espaces protégés est essentiel pour le maintien de la diversité biologique, l’expérience a montré que les communautés locales vivant à la périphérie de ces aires protégées, par leur connaissance des milieux et des ressources et par leur présence sur le territoire, peuvent contribuer directement et de manière durable à leur gestion et surveillance. Pour cela, il est nécessaire que ces sites protégés fournissent des retombées socio-économiques qui puissent amener les populations à comprendre que la conservation de la biodiversité est une des conditions de leur développement économique et social.
Auparavant, les bénéficiaires, par la voix de leurs représentants, ont remercié les responsables du programme de micro financement du Fem qui ont également permis aux femmes, dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet de gestion durable, de mener des activités génératrices de revenus sur la base du système de crédit rotatif appelé crédit revolving.


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