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Impact des catastrophes naturelles : Le secteur agricole a subi près de 22% des dégâts, selon la Fao

Accueil / agriculture-peche-foret / catastrophe / 22 mars 2015

Dans une étude publiée, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) indique que près d’un quart (environ 22%) des dégâts causés par les catastrophes naturelles dans le monde en développement sont assumés par le secteur agricole. L’Organisation a également annoncé le lancement d’un mécanisme spécial destiné à aider les pays à mieux équiper leurs secteurs de production vivrière pour réduire l’exposition aux risques.

C’est le secteur agricole qui concentre 22% de tous les dégâts dus aux risques naturels tels que les sécheresses, les inondations, les tempêtes ou tsunamis, révèle une étude de la Fao, rendue publique lors de la Conférence mondiale des Nations unies sur la réduction des risques de catastrophes, tenue au Japon. Ce chiffre de 22% ne représente que les dégâts constatés par le biais des évaluations de risque post -catastrophe, aussi ne donne-t-il qu’une indication de l’ampleur. Pour obtenir une estimation plus proche du véritable coût financier des catastrophes pesant sur l’agriculture du monde en développement, la Fao a comparé les baisses de rendements durant et après les catastrophes avec les tendances de rendement dans 67 pays frappés par au moins un phénomène de moyenne ou de grande envergure entre 2003 et 2013. Ces catastrophes, d’après la Fao, ont causé en termes monétaire, 70 milliards de dollars de dommages aux cultures et à l’élevage pendant cette période de 10 ans. L’Asie a été la région la plus touchée, avec des pertes estimées à 28 milliards de dollars, suivie de l’Afrique avec 26 milliards. Ces dommages et pertes, constate l’organisation, affligent souvent les communautés rurales et semi-rurales pauvres dépourvues d’assurance et manquant des ressources financières nécessaires pour rebâtir leurs moyens d’existence détruits. Pourtant, seulement 4,5% de l’aide humanitaire après la catastrophe durant la période 2003-2013 ciblait l’agriculture.

Pour le directeur général de la Fao, José Graziano da Silva, l’agriculture demeure aussi une source principale de moyens de subsistance un peu partout dans le monde. « Si le secteur est à risque, l’agriculture peut néanmoins constituer le fondement sur lequel bâtir des sociétés plus résilientes et mieux équipées face aux catastrophes », souligne-t-il dans l’étude. Afin d’aider les pays à mieux se préparer et intervenir en cas de catastrophe touchant le domaine agricole, la Fao a lancé un nouveau dispositif visant à acheminer un appui technique là où il s’avère le plus nécessaire et qui consistera à intégrer la réduction des risques dans l’agriculture à tous les niveaux par des activités diverses.

La même étude relève qu’au-delà des conséquences évidentes sur la sécurité alimentaire des populations, les économies et les trajectoires de développement de régions et de nations entières peuvent être bouleversées si l’agriculture est victime d’une catastrophe. Elle indique aussi que les pays analysés ont affiché une hausse des importations agricoles à raison de 18,9 milliards de dollars et un fléchissement des exportations agricoles de 14,9 milliards suite à des catastrophes naturelles entre 2003 et 2013.


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