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(PECHE ET AQUACULTURE) LES ACTEURS DRESSENT UN BILAN MITIGE

Accueil / agriculture-peche-foret / economie verte / 31 mars 2015

Le Rapport final relatif au bilan de la mise en œuvre de la Lettre de politique sectorielle et à l’actualisation du diagnostic du secteur de la pêche et de l’aquaculture a été restitué et validé hier, lundi 30 mars, lors d’un atelier présidé par le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime. Selon Oumar Gueye, ce bilan diagnostic de l’exécution des réformes menées ces dix dernières années dans le secteur, est mitigé.

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Gueye, trouve mitigé le bilan de la mise en œuvre de la Lettre de politique sectorielle pour la période 2008-2013. Il intervenait hier, lundi 30 mars, lors de l’atelier de validation et de restitution du projet de rapport relatif à ce bilan et à l’actualisation du diagnostic du secteur de la pêche et de l’aquaculture.

«Le bilan est un peu mitigé parce que la pêche et l’aquaculture, même au niveau mondial, se présentent dans un contexte de raréfaction de la ressource, où les besoins alimentaires sont en perpétuel augmentation. Donc c’est une équation qu’il faudra résoudre. Raison pour laquelle ce diagnostic est important et l’ouverture de perspective également constitue un élément essentiel pour le gouvernement», soutient-il.

Pour lui, la pêche et l’aquaculture sont importantes dans l’économie du pays, soulignant qu’au plan alimentaire, 70% des apports en protéines proviennent de la pêche et qu’elle fait aussi travailler plus de 600 mille personnes. Par ailleurs, il ajoute qu’une attention particulière sera accordée à la gestion de ce secteur sur toutes les chaines de valeur notamment les ressources, les captures, les débarquements, la chaine de froid, la transformation, la commercialisation et la distribution. Avant de préciser qu’un accent particulier sera mis sur l’aquaculture qui est en croissance exponentielle dans le monde.

«Lors du dernier conseil des ministres décentralisé, Macky Sall est revenu largement sur l’aquaculture et a dédié la région de Sédhiou comme une zone d’aquaculture. Donc nous allons faire beaucoup de choses dans cette zone pour développer l’aquaculture. Cela ne veut pas dire que dans les autres régions l’aquaculture ne sera pas pratiquée mais le focus sera mis sur la région de Sédhiou qui présente toutes les opportunités pour développer ce secteur », a-t-il laissé entendre.

Pour terminer, le ministre a fait part que dans les jours à venir, le nouveau Code de la pêche va passer en conseil des ministres avant d’être soumis à l’Assemblée nationale pour un vote. A l’en croire, ce nouveau Code de la pêche va prendre en compte toutes les réformes et la préservation des ressources afin que ces ressources puissent être une source de richesse pour les exploitants.

Pour sa part, Cheikh Gueye, chargé de programme à la Fao, a fait savoir que le secteur de la pêche se trouve dans un état de vulnérabilité. Ce qui peut être considéré, selon lui, comme assez inquiétant. Quand à l’aquaculture, il indique que le niveau d’efficacité et d’efficience des dépenses d’investissements publics est en deçà des attentes. «L’analyse a constaté le caractère exorbitant du coût de revient du poisson d’élevage sur la période 2006-2014. Les chiffres sont éloquents: pour un objectif de 100 mille tonnes de poisson, seules mille tonnes ont été produites pour un investissement de 7 milliards», a-t-il conclu.


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