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FIARA 2015 Les visiteurs se font désirer

Accueil / agriculture-peche-foret / economie verte / 4 avril 2015

La Fiara édition 2015 n’est pas encore bondée de monde. Quelques exposants semblent comprendre les raisons. La visite du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural sur les lieux a permis de noter que les visiteurs se font désirer. Un tour dans quelques stands sénégalais et étrangers…

Les exposants à la 16ème édition de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara) ne semblent vraisemblablement pas préoccupés par l’affluence à compte goutte des visiteurs. La Fiara a commencé depuis une semaine mais les visiteurs arrivent en petits nombres. On circule sans problème sur le tapis rouge bordé par les stands aménagés desquels les exposants sont assis guettant les quelques passants. Cette absence de rush après une semaine d’étals n’est pas surprenant, selon quelques vendeurs sénégalais et étrangers rencontrés.

Dans ce stand malien de pharmacopée, les ventes se font timidement mais on semble comprendre le pourquoi, selon ce jeune malien : «Ce sont des jours ouvrables et les gens ne peuvent pas d’habitude être là à cause de leur travail. Il arrive que certains attendent le soir pour venir visiter. Mais tous les exposants ne restent pas jusqu’à l’heure de la fermeture. Nous nous installons à huit heures pour quitter à 19 heures», confie le jeune commerçant qui soutient que leur pharmacopée n’intègre pas des produits chimiques.

Les aphrodisiaques sont de la partie. On a par exemple le «Bougna» ou «le respect», sorte d’aphrodisiaque qui, selon le tradi-praticien, «donne la force, augmente le sperme et les spermatozoïdes», ou encore le «Mouloukou Djolo» qui «soigne les maux de ventre»…

Pour les voisins maliens, les acheteurs sénégalais ont l’habitude d’attendre la dernière minute pour se jeter sur les stands mettant les vendeurs dans une situation parfois étouffante. «Cela ne nous ne arrange», confie le jeune exposant.

A en croire les vendeurs étrangers très fréquents des rencontres commerciales internationales, les visiteurs des pays hôtes viennent dès les premiers jours mais au Sénégal c’est le contraire qui semble vraisemblablement se passer.

Cette dame, peau basanée, est au fond d’un stand à l’effigie du Niger. Elle est Sénégalaise et vend des parfums exotiques. «Le mois est encore creux. Les gens attendent le fin du mois», soutient-elle le visage radieux dans une atmosphère parfumée. Ici, les parfums sont chers. 50 mille francs Cfa le kilogramme de ces morceaux de bois couleur café au lait qui viennent de La Mecque, 30 mille francs Cfa pour le kilogramme de ces coquillages chocolatés parfumés. Des prix qui sont les résultats des secrets et mystiques de ces parfums déjà chers sans le package. Autant de produits que les visiteurs qui tardent à venir risquent de rater. Certains dégustent déjà le jus de riz.

Les exposants espèrent que les derniers jours seront fructueux en misant sur les expériences passées. En attendant, ils se contentent des quelques visiteurs et acheteurs qui se dépêchent sur les lieux pour ne pas rater les premières occasions.


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