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« L’or noir » de la casamance entre les mains des Indiens

Accueil / economie verte / 24 avril 2015

Réorganiser la filière de l’anacarde jugée très importante en termes de revenus, c’est le pari que se fixent les acteurs s’activant autour de la filière qui fait vivre au moins 250 000 personnes dans les régions du sud. Mais aujourd’hui, l’essentiel de sa production tombe entre les mains de négociants étrangers (essentiellement indiens) qui assurent le financement de la campagne et fixent les prix. Ce qui pousse les acteurs locaux à dérouler des stratégies pour sentir les retombées de la campagne de commercialisation de l’anacarde et réduire l’indice de pauvreté en Casamance.

A l’occasion de la campagne de commercialisation lancée dans le sud du pays, les acteurs de la filière anacarde se fixent le pari de lever les multiples contraintes qui plombent le développement de cette filière dont la chaine de valeur au Sénégal est marquée par un faible niveau d’organisation. Une filière d’anacarde contrôlée par les négociants étrangers (essentiellement indiens) qui assurent le financement de la campagne et fixent les prix. L’essentiel de la production étant portée par de petits exploitants avec des performances peu élevées (environ 250kg/ha).

Pour accompagner les acteurs, différentes structures, qui s’activent dans la filière, comme le COFAC (Cadre de concertation des operateurs de la filière anacarde en Casamance), le PADEC (Programme d’appui eu Développement économique de la Casamance), le PDIF (Programme de Développement intégré de Fatick), l’IRD (Institut de recherche pour le développement) et le FNDASP (Fond national de développement agro- sylvo-pastoral), ont convenu de jeter les bases d’une collaboration à Ziguinchor.

Une façon de conduire une initiative conjointe de co-construction, de formulation et de planification participative de l’offre de services agricoles basée sur la demande des acteurs de la filière. Les professionnels de la filière, simples acteurs et autorités se penchent sur les stratégies à dérouler pour mieux transcender la panoplie de difficultés qui plongent la filière dans une extrême vulnérabilité soumise aux fluctuations des prix sur le marché extérieur et en défaveur des petits producteurs qui n’ont pas accès à l’information pertinente et de qualité sur les tendances du marché.

La filière, dont la transformation locale est très faible (moins de 5%), reste très fortement arrimée au marché extérieur. L’anacarde est une filière stratégique importante qui occupe 22 000 ménages. Même si aucune donnée précise n’est encore disponible, on estime à prés de 250 000 personnes qui vivent de cette filière.

Aujourd’hui, l’engagement de tous les acteurs reste une condition nécessaire pour accroitre la production et suivre les traces des pays comme la Cote d’Ivoire. Il faut une transformation locale de la production locale d’anacarde pour maitriser les coûts de production, augmenter les revenus et éviter de bazarder la production. C’est la conviction du responsable suivi-évaluation de l’IRD, Lamine CISSE, qui prône l’émergence de transformateurs au niveau des régions productrices de l’anacarde. Un produit que certain ont fini de qualifier d’or noir de la Casamance


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