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Quand l’inconscience, l’incorrection et l’irresponsabilite, agressent notre cadre de vie

Accueil / dechets / pollution-nuisance / proprete / 3 mai 2015

atarax reviews Tous les jours, les vA�hicules de ramassage des ordures sillonnent les diffA�rents quartiers de dakar et sa banlieue pour la collecte des ordures. MalgrA� tous ces efforts, la capitale sA�nA�galaise prA�sente un visage hideux, contrairement A� certaines capitales de la sous-rA�gion. Une insalubritA� qui dA�coule da��un comportement inconscient, incorrect ou irresponsable de nos concitoyens qui ont tendance A� se dA�barrasser de toute charge inutile na��importe oA? et na��importe comment. devant ce mal qui semble A?tre une identitA� bien sA�nA�galaise, faut-il sensibiliser, sanctionner ou encore rA�primer pour couper la racine du mal ? en tout cas, les solutions ne manquent pas pour un changement de comportement responsable.

TrA?s imbu de sa personne, le SA�nA�galais est trA?s soucieux de son image. Cependant, mA?me parA�s de ses plus beaux atours, avec une A�lA�gance qui force le respect, il traA�ne des habitudes qui remettent en cause cette fiA?re allure. Il suffit de la��observer, un moment, pour qua��il livre au grand jour ses carences comportementales. A� la maison, dans les vA�hicules de transport, au travail, dans la rue, dans les marchA�s, au stade, partout, le constat est le mA?me sur le comportement de nos compatriotes est dA�plorable. En effet, jeter un gobelet de cafA�, une cannette de boisson, un sachet da��eau, du papier ou encore des peaux de banane, bref se dA�barrasser de toute impuretA�, de toute charge inutile, na��importe oA?, na��importe comment, sont des pratiques courantes rA�pA�tA�es A� longueur de journA�e par nos concitoyens ; comme une identitA� bien sA�nA�galaise. Cependant, ce rA�flexe de bon dA�barras dont nous faisons montre tous les jours, na��est rien da��autre qua��une marque da��indiscipline collective qui contribue A� la��agression de notre cadre de vie. Partout, la��on remarque les dA�chets plastiques, les ordures de toutes sortes qui meublent le dA�cor de la capitale et
de sa banlieue.

Pour une population de plus de trois millions da��habitants, la capitale du SA�nA�gal pA?se annuellement 450 000 tonnes da��ordures dA�versA�es A� la dA�charge de Mbeubeus. La collecte et le ramassage incombent aux 1532 agents du nettoiement de la��Entente Cadak-Car avec le concours des concessionnaires qui ont dA�ployA� pas moins de 250 bennes tasseuses pour cette mission de salubritA�. Le tout pour un budget de 10 milliards F Cfa dA�caissA� chaque annA�e par la��A�tat pour rendre Dakar propre. Mais force est de constater que la capitale reste insalubre, malgrA� les moyens allouA�s par la��A�tat et les efforts consentis rA�guliA?rement par les travailleurs du nettoiement sur le thA�A?tre de la��insalubritA�.

UN MINI MBEUBEUS A SACRE-COEUR III

Dans cette agression de notre cadre de vie, les quartiers dits rA�sidentiels ne sont pas A�pargnA�s par ce spectre incivique. A� SacrA�-CA�ur III, devant la MosquA�e Aboubacrine Sadikh, le constat esta��effarant avec des tas da��immondices qui meublent le dA�cor. En effet, un des rares terrains inhabitA�s qui fait face au lieu de culte a A�tA� transformA� en dA�pA?t sauvage. Ca��est une A�pave de vA�hicule pick-up blanc qui a servi de dA�potoir pour les ordures. La cabine arriA?re du vA�hicule est remplie A� ras bord da��ordures mA�nagA?res de toutes sortes. Des dA�chets plastiques, des restes de repas, des feuilles da��arbresa��Un vA�ritable Mbeubeus en miniature. Pourtant dans cette localitA�, le vA�hicule de ramassage des ordures sillonne tous les matins les diffA�rentes artA?res en plus des charrettes qui arpentent ces diffA�rentes ruelles pour la collecte des ordures moyennant des espA?ces sonnantes et trA�buchantes. Devant cette image indigne de ce quartier, les riverains se lavent A� grande eau et placent au banc des accusA�s les talibA�s et autres mendiants auteurs, A� les en croire da��un tel comportement. A� noter qua��aprA?s notre passage, le dA�pA?t sauvage a reA�u un coup de balai et la��A�pave du vA�hicule dA�placA�. Non loin, au rond-point LibertA� VI vers Grand-Yoff, ca��est un dA�pA?t rA�current qui frappe la��attention du passant.

En effet, chaque jour la��endroit est nettoyA� et les ordures transportA�es, mais les occupants (les restauratrices, les vendeurs de cafA� et da��autres occupants), rA�cidivent toujours. En plus de cohabiter avec la saletA�, les ordures composA�es de fruits pourris, de restes de repas entre autres dA�chets attirent A�galement les animaux errants.

INCIVISME QUAND TU NOUS TIENS !

A� Dakar comme dans sa banlieue, le constat est le mA?me. Partout, les ordures surtout plastiques ornent le dA�cor. A� GuA�diawaye, notamment au quartier Wakhinane Nimzatt qui abrite le foyer des jeunes de ladite localitA�, des bacs A� ordures avec le concours de GuA�diawaye hip-hop (G-hip-hop) dirigA� par Malal Talla alias Fou malade et de la��Union europA�enne (Ue) sont installA�s de part et da��autre sur la route qui passe devant le stade municipal de NdiarA?me Limamoulaye. Une maniA?re da��inciter la population A� plus de comportement responsable et A� se dA�partir des dA�chets dans ces diffA�rents bacs A� ordures. Peine perdue.
En effet, les nombreuses personnes qui frA�quentent cette artA?re passent outre les recommandations et jettent les ordures au pied des bacs A� ordures. Toujours, dans cet A�lan da��assainir notre cadre de vie et da��inviter au respect de la��environnement, les murs de clA?ture du stade NdiarA?me, du foyer des jeunes de Wakhinane, du lycA�e Seydina Limamoulaye ont A�tA� peints par des A�graffeursA� avec des dessins et des inscriptions qui sensibilisent sur la citoyennetA�, le civisme et le respect de la��environnement. Malheureusement, certaines parties de ces murs sont transformA�es en toilettes publiques par les passants et par certains vendeurs A� la sauvette. Et, la��odeur acide de la��urine irrite de loin les narines. Incivisme, quand tu nous tiens ! MA?me spectacle da��odeurs pestilentielles A� cA?tA� du building Maginot, en plein coeur du Plateau.

MALAL TALLA ALIAS FOU MALADE : A�QUAND UN CHAUFFEUR DE TAXI Na��A PAS DE PERMIS, IL EST SANCTIONNE ; QUAND UNE PERSONNE NE RESPECTE PAS LE BIEN COMMUN, ELLE DOIT ASTRE SANCTIONNEEA�

Artiste trA?s engagA� aux cA?tA�s des masses laborieuses, Malal Talla alias Fou na��en demeure pas moins un leader da��opinion qui A�uvre pour la lutte contre le changement de comportements de ses concitoyens. Cependant, malgrA� cette politique de sensibilisation, le combat contre la��insalubritA� est loin da��A?tre remportA�. Ce qui ne dA�courage nullement le rappeur qui persiste dans la sensibilisation des populations qui, regrette-t-il, na��adhA?rent pas tout de suite. A�Elles ont un mauvais rapport avec le bien publicA�, indique le patron de G-hip-hop qui ajoute que ce combat nA�cessite la��implication de toutes les forces vives de la Nation, les artistes, les dA�cideurs politiques, les mA�dias, les chefs religieux, etc. Ces derniers, indique-til, sont A�coutA�s par la population. A�Les chefs religieux interviennent dans la mA�diation pA�nale et dans beaucoup da��autres sujets. Ils devraient intervenir A�galement dans le changement des comportements. Par exemple interdire le phA�nomA?ne da��uriner sur les murs ; car leurs conseils comme le A�ndigueul A� sont largement suivis par la populationA�, ajoute Fou malade qui invite les dA�cideurs politiques A� sanctionner certains A�carts de comportement sous peine da��amende. A�Quand un chauffeur na��a pas de permis, il est sanctionnA�, quand une personne ne respecte pas le bien commun, elle doit A?tre sanctionnA�eA�, martA?le le responsable du mouvement A�Nouveau type de citoyenA� (NTC), avant da��appeler les mA�dias A� soutenir la lutte contre la��insalubritA�. Chaque organe de presse, dit-il, doit prendre sur lui la responsabilitA� de sensibiliser la population sur le changement de comportements. Enfin, le rappeur appelle la��A�tat A� mettre plus de poubelles A� a disposition des populations et suffisamment da��agents pour la collecte des ordures. Non sans plaider pour le renforcement des initiatives existantes A� la��instar de GuA�diawaye-hip-hop.

ECOLE LIBERTE VI A : QUAND LES ENFANTS MONTRENT LA VOIE a��

Contrairement A� la��inconscience des adultes principaux agresseurs de notre cadre de vie, les enfants sont pollueurs certes, mais plus conscients du flA�au que constituent les ordures. Une visite A� la��A�cole LibertA� VI A, renseigne sur la maturitA� des petits A� propos de la protection de la��environnement. MA?me si A� cette heure de la mijournA�e, la��A�cole sa��est vidA�e de ses potaches, la��engagement des A�lA?ves de la��A�lA�mentaire A� lutter contre la prolifA�ration des ordures est manifeste. Dans la classe de M.Diagne, par ailleurs adjoint du directeur, des prospectus sont visibles dans tous les coins de la salle avec des inscriptions : A�Je ne salis pas ma classeA�, A�Je ne salis pas la cour de la��A�coleA�, A�pollueur, payeurA�. De petites phrases qui rappellent aux A�lA?ves leur devoir de tenir leur environnement immA�diat propre. Et des sanctions sont prA�vues contre ceux qui ne se conforment pas A� cette ligne de conduite. A�Ces sanctions sont pA�cuniaires ou sont relatives A� un travail da��intA�rA?t gA�nA�ral qui consiste A� ramasser les ordures dans la classe et A� effacer le tableau pendant une semaineA�, nous apprend M.Diagne qui renseigne dans la foulA�e qua��un maA�tre de service est dA�signA� toutes les semaines pour veiller A� la propretA� de la cour de la��A�cole et des toilettes pendant la rA�crA�ation Dans cette dynamique da��inciter les A�lA?ves A� la responsabilitA� citoyenne, des sacs vides sont accrochA�s contre les arbres dans la cour de la��A�cole pour obliger les A�lA?ves A� y jeter les papiers et emballages. MA?me si les cours da��A�ducation sanitaire et civique ne sont plus dispensA�s, ils ont A�tA� remplacA�s par da��autres matiA?res comme A�Vivre dans son milieuA� qui sensibilise sur la gestion de la��environnement, la pollution, la promiscuitA� et A�Vivre ensembleA� qui traite de la��A�ducation civique. Pour lutter contre la��insalubritA�, M.Diagne est da��avis que la sensibilisation des A�lA?ves dA?s le bas A?ge peut forger en eux un comportement responsable. Des habitudes qua��ils pourront dA�velopper A� la maison et dans le quartier.

Moduretic generic LA GRANDE MOSQUEE SE CONFORME

Si le palais de la RA�publique est sans conteste la��endroit le plus propre de la capitale, dans certains endroits comme la Grande MosquA�e de Dakar, la salubritA� est respectable, da��autant que dans ce lieu de culte, convergent tous les vendredis, des centaines de fidA?les. MA?me si la priA?re requiert la puretA�, A� la fin de cet acte de dA�votion, certains endroits, surtout les toilettes, na��affichent pas la propretA� da��avant-priA?re. Une visite guidA�e A� la��intA�rieur peu avant la priA?re du vendredi permet de mesurer les efforts consentis pour maintenir les lieux propres. A�Avec la forte affluence des hommes A� la priA?re du vendredi, 26 toilettes sont rA�servA�es aux hommes contre quatre seulement pour les femmesA�, renseigne Oustaz Mouhamed Latif Sylla, maA�tre coranique A� la Grande MosquA�e, muezzin et imam pour diriger les cinq priA?res de la journA�e. A� la��en croire, dA?s la fin de la priA?re du vendredi, les agents chargA�s du nettoiement (huit personnes dont cinq hommes) vont pendant une heure remettre les toilettes A� sec. Pour faciliter ce travail, la Grande MosquA�e dispose da��un matA�riel de nettoiement adA�quat ainsi que de quatre grands aspirateurs pour nettoyer la grande salle de priA?re. De plus, A� la veille de la Tabaski ou de la KoritA�, pA�riode de trA?s forte affluence, le Service da��hygiA?ne est mis A� contribution pour une opA�ration de pompage et de dA�sinfection des lieux, informe Oustaz Sylla.

LES SICAP JADIS UNE FIERTE DU PRESIDENT SENGHOR

Comme dans tous les quartiers de la capitale, la��insalubritA� est en passe de prendre des proportions inquiA�tantes. Les quartiers Sicap, jadis caractA�risA�s par la propretA� et ses habitants portA�s en haute estime, ne font pas la��exception. MA?me si la��insalubritA� na��est pas alarmante A� la Sicap LibertA� II, la promiscuitA� et la prA�sence des mendiants impactent sur cette production da��ordures A� grande A�chelle. Rares sont les maisons qui ont gardA� cette forme architecturale jadis commune A� toutes les bA?tisses de la Sicap LibertA� II, construite en 1959. Plus da��un demi-siA?cle aprA?s, nombreuses sont les maisons qui ont A�tA� rA�fectionnA�es pour A�pouser les contours des habitations des temps modernes. Une disparitA� entre les nouveaux immeubles et les logements A�rigA�s A� la veille de la��indA�pendance du SA�nA�gal, mais A�galement entre la salubritA� qui A�tait plus nette au dA�but La propretA� des habitations des Sicap A�tait vantA�e au plus haut niveau de la��appareil da��A�tat au point de constituer une fiertA� pour le premier PrA�sident de la RA�publique du SA�nA�gal indA�pendant qui, indique-t-on, aimait faire visiter ces quartiers A� ses hA?tes. Plus da��un demi-siA?cle plus tard, la propretA� est-elle aussi nette dans ces quartiers ? En cette matinA�e ensoleillA�e, dans cette localitA� (Sicap libertA� II) habitA�e en majoritA� par des fonctionnaires qui ont quittA� les maisons pour rejoindre le travail, ce sont les femmes de mA�nages et autres domestiques qui se livrent A� la premiA?re tA?che de la journA�e. Celle de balayer la��intA�rieur et les devantures des concessions. La propretA� est acceptable dans les rues malgrA� quelques bouts de papiers et des sachets plastiques qui voltigent au grA� du vent. A� cet instant, le klaxon du vA�hicule de ramassage se fait entendre et, comme une trainA�e de poudre, les femmes se ruent vers le camion pour dA�verser les ordures dA�jA� en souffrance dans des bacs A� ordures de circonstance. Elles sont relayA�es par deux agents du nettoiement – sans masques de protection malgrA� la poussiA?re et la��odeur pestilentielle des ordures – chargA�s de vider les poubelles dans la tasseuse.

Nous rejoignons le jardin public de la Sicap LibertA� II situA� A� quelques dizaines de mA?tres du mythique stade Demba Diop construit quatre ans aprA?s ladite citA�. Dans le jardin public A� la forme et la taille da��un rond-point, trA?nent majestueusement deux arbres qui couvrent de leur ombrage les bancs publics qui y sont installA�s. Tout autour du jardin sont stationnA�s des dizaines de vA�hicules. A� la devanture da��une maison (R+1) qui attend un coup de pinceau aprA?s des travaux de rA�fection, est assise une vieille dame drapA�e da��un grand boubou bleu, assorti da��un foulard de tA?te jaune. Elle sa��appelle Fatou Ndiaye dite Mame Ndiaye. Ca��est une vieille petite silhouette aux rides apparentes qui profite des rayons du soleil. Elle est tA�moin de la��histoire contemporaine de notre pays, mA?me si sa mA�moire faillible na��arrive pas A� coller une date aux nombreux A�vA?nements auxquels elle a assistA� ; parmi lesquels la construction des Sicap, du stade Demba Diop, etc. Dans son rA�cit, sur un timbre grelottant A� peine audible, tout passe. Impossible de la canaliser. Des figures de la��histoire politique du SA�nA�gal comme Senghor, Lamine GuA?ye et Assane Seck lui viennent A� la��esprit. Tout sa��use avec le temps, dit-on. A�Ce sont les Blancs qui habitaient ici et quand ils ont quittA�, beaucoup de maisons ont A�tA� fermA�es. A� cette A�poque, ja��ai dA�boursA� 4 750 F Cfa pour les deux chambres que ja��avais louA�es iciA�, se rappelle-telle, les yeux fixA�s sur trois poubelles vides et un sac rempli da��ordures abandonnA� sur le pied da��un arbre du jardin. A�Nous na��avions pas connu cette insalubritA� par le passA�. Quand on se levait le matin, tout A�tait propre et il y avait tous les jours un homme (Ndlr : un agent du Service da��hygiA?ne) qui parcourait les rues, les mains derriA?re le dos pour veiller A� la propretA� des lieuxA�, raconte la vieille dame. Sur ces propos, une dame de forte corpulence sa��est approchA�e pour A�changer des salamalecs avec notre interlocutrice. La cinquantaine bien sonnA�e, elle ne manque pas da��apporter, sous le sceau de la��anonymat, son avis sur la salubritA� dans son quartier. Nostalgique de la��A�poque oA? les Sicap A�taient habitA�s par des EuropA�ens, notre interlocutrice rA�vA?le qua��autrefois, il y avait dans chaque habitation, une chambrette oA? les ordures A�taient entreposA�es. A�Tous les matins, ces ordures contrairement A� ce qui se passe de nos jours, A�taient collectA�es par les agents du nettoiement qui faisaient du porte-A�porte. Ces ordures A�taient prisA�es par les habitants des autres quartiers qui venaient A� la recherche de jouets et da��autres gadgetsA�, rA�vA?le la moins A?gA�e qui ajoute que les habitants des Sicap A�taient portA�s en haute estime.

Revenant A� la charge, Mame Ndiaye considA?re que le beau visage des Sicap tant enviA� a radicalement changA�. A�Si les Sicap ont perdu leur lustre da��antan, ca��est A� cause du phA�nomA?ne de la��exode rural avec les nouveaux rA�sidents. Il y a A�galement la promiscuitA� avec des habitations surpeuplA�es, sans compter les mendiants qui envahissent le quartier et qui ne respectent aucune norme sanitaireA�, se dA�sole la vieille dame. Elle est plus courroucA�e quand elle parle des allA�es Babacar Sy de Dieuppeul qui offrent un visage hideux du fait des mendiants et des Sans domicile fixe (Sdf). Mame Ndiaye ne manque pas de plaider pour le dA�guerpissement de ces derniers car, dit-elle, A�tout le monde ne peut pas sa��entasser A� DakarA�.

ET LES DECHETS PLASTIQUES

Les dA�chets plastiques dont la durA�e de vie est de 300 ans sont en train da��envahir nos quartiers et nos villes et constituent une menace sA�rieuse pour notre A�cosystA?me. Pour A�viter leur prolifA�ration, les autoritA�s politiques ont tout simplement dA�cidA� da��interdire la��importation, la distribution et la commercialisation des sachets en plastique. La loi a A�tA� votA�e le 21 avril dernier et il ne reste plus que sa promulgation.

ACCRA, KIGALI, DES EXEMPLES DE PROPRETE

Le SA�nA�gal pays de la Teranga, par la��hospitalitA� lA�gendaire de sa population chantA�e sur tous les toits, a cependant de grands efforts A� faire en matiA?re de propretA� afin de rendre attrayante la destination SA�nA�gal A� la��image de certaines capitales de la sousrA�gion. La capitale du Ghana, Accra, est sans doute la��une des villes les plus propres du continent. Et le visiteur qui y arrive, surtout en provenance de Dakar est vite frappA� par la propretA� de la citA�. Les rues sont toujours propres mA?me si la��on ne voit quasiment pas de poubelles dA�posA�es dans les diffA�rentes artA?res comme chez nous. Aussi, le marquage strict des rues et avenues ainsi que les faA�ades des bA?timents toujours bien peintes rehaussent-ils la��expression de propretA� globale. Mais plus que la propretA� ambiante dans la rue, ca��est la��attitude de la population vis-A�-vis de la propretA� qui frappe le visiteur. Personne ne sa��aventure A� jeter de la saletA�, mA?me pas un bout de papier dans la rue. Et la force publique est lA� pour y veiller. Dans la rue, la police en dehors de sa mission rA�galienne, veille aussi A� la propretA� de la voie publique et tout rA�calcitrant le paie cash. Lors de la Can 2008 dans cette ville, un confrA?re fidA?le A� nos vieilles habitudes sA�nA�galaises, avait jetA� du taxi, la peau de banane qua��il venait de manger. Le taximan a freinA� brusquement avant de faire marche arriA?re jusqua��A� hauteur de la peau de banane qua��il a ramassA�e. Il a ensuite repris sa route avant de dA�poser la peau de banane A� la premiA?re poubelle trouvA�e. AprA?s quoi, il a indiquA� A� la��endroit du journaliste que cette pratique est interdite dans la ville. A� le croire, si les policiers avaient vu le geste, ca��est lui-mA?me, le chauffeur qui rA�pondrait de cet acte.

A� Kigali, capitale du Rwanda, un des plus pauvres pays da��Afrique, la propretA� est frappante, au point de ravir la vedette A� Accra. Dans les rues, pas la moindre saletA�. La propretA� est telle qua��un visiteur se gA?nerait A� jeter un mouchoir usitA�, ou un emballage de bonbon par terre. Les caniveaux, contrairement A� ce que la��on voit chez nous, sont en permanence curA�s et propres. Outre Accra et Kigali, la capitale BurkinabA?, Ouagadougou, est A�galement une ville propre. LomA�, la capitale togolaise et Malabo la capitale de la GuinA�e A�quatoriale sont aussi des exemples de salubritA�. Pourtant, ces villes A� la��exception de la capitale du Ghana, na��ont pas plus de moyens que la capitale de la Teranga. Si ce ne sont la discipline et le respect vouA�s A� leur cadre de vie et A� la��environnement.

MADANI SY, SECRETAIRE NATIONAL DU SYNDICAT DU NETTOIEMENT A�LE SENEGAL NE POURRA JAMAIS EMERGER DANS LA SALETEA�

TrA?s en verve dans la lutte pour les intA�rA?ts des travailleurs du nettoiement, Madani Sy secrA�taire national du syndicat du nettoiement, par ailleurs prA�sident de la mutuelle da��A�pargne et de crA�dit des travailleurs du nettoiement insiste sur la��insalubritA� qui, dit-il, dA�coule de la responsabilitA� partagA�e de nos concitoyens. Pour les besoins du Sommet de la Francophonie, il y avait une convergence autour du secteur du nettoiement pour donner A� la capitale un visage reluisant. Cette union des forces autour du secteur du nettoiement a vite rA�gressA� aprA?s le Sommet de Dakar. Une dA�mission de la��autoritA� politique qui exaspA?re le patron du syndicat du nettoiement. A�On dirait qua��on attendait la fin de la Francophonie pour revenir A� de vieilles habitudes. Tout est politisA� au SA�nA�galA�, fulmine le premier agent du nettoiement. Ainsi, malgrA� tous les efforts consentis par ses camarades partout dans Dakar, le visage de la capitale reste hideux. A�Plus de 250 bennes tasseuses sillonnent les quartiers et ramassent les ordures, mais on a la��impression que la ville devient de plus en plus sale. Il y a une indiscipline notoire da��une certaine frange de la population qui ne fait que dA�grader la��environnement, malgrA� le code de la��hygiA?ne et de la��environnement. Il y a un manque da��autoritA� et une guA�guerre entre la��A�tat central et les collectivitA�s locales car depuis que Khalifa Sall a remportA� les derniA?res A�lections locales A� Dakar, il ne fait que recevoir des peaux de bananesA�, sA�rine Madani Sy qui appelle A� un changement de comportement responsable afin da��avoir un cadre de vie attrayant.

A�ON DIRAIT QUE La��ETAT A PEUR DE REPRIMERA�

Se faisant plus dur, le patron du syndicat du nettoiement invite A� des mesures rA�pressives pour dA�courager ce A�comportement irresponsableA� de nos concitoyens vis-A�-vis de notre cadre de vie. A�Il faut rA�primer, car le dA�pA?t da��ordures sur la voie publique constitue un dA�lit, malheureusement les gens ne font que nA�gocier, il y a trop de A�maslaA� dans notre pays. La��A�tat est attentiste, on dirait qua��il a peur de procA�der A� la rA�pression. Quand un A�tat a peur des populations, ca��est grave. Ceux qui dA�gradent la��environnement doivent A?tre sanctionnA�s comme nous le faisons da��ailleurs au niveau du secteur du nettoiement. Il y a un corps de contrA?le qui est mis en place par rapport aux absentA�istes, car ca��est nous qui sommes sur le terrain qui devons donner le bon exemple pour un changement de comportement responsableA�, plaide Madani Sy qui ajoute : A�Il faut A�galement des moyens car le SA�nA�gal ne pourra jamais A�merger dans la saletA�. Pour un SA�nA�gal A�mergent, il faut mettre la��homme qua��il faut A� la place qua��il faut et crA�er un cadre de concertation qui permette de rA�gler tous les problA?mes, car comme dit la��adage, tout ce qui est fait pour toi sans toi est fait contre toiA�, souligne-t-il avant da��appeler A� un changement de comportement responsable qui passe par une campagne de sensibilisation, des spots publicitaires et surtout insister par rapport A� la logistique car, dit-il, on ne peut pas faire travailler des techniciens de surface dans la prA�caritA�, sans matA�riels ni rien. A�Le travail du nettoiement a constamment besoin da��A?tre A�quipA�A�. Il a par ailleurs dA�noncA� la collecte des ordures par les privA�s (les charretiers). Selon lui, ces derniers favorisent les dA�pA?ts sauvages sans A?tre inquiA�tA�s malgrA� la��arrA?tA� prA�fectoral. A�Ceux qui votent les lois sont ceux qui les transgressentA�, se dA�sole-t-il avant de rappeler que le secteur du nettoiement attend une gestion inclusive, participative et globale des autoritA�s A�tatiques.

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