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COP21: Le Sénégal prépare ses contributions nationales

Accueil / changements climatiques / 3 juillet 2015

La 21ème Conférence des Parties (COP21) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) de Paris c’est du 30 novembre au 11 décembre prochain. Le Sénégal entend jouer sa partition sur cette question qui préoccupe le monde entier au plus haut point. A cet effet, le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a présidé hier, jeudi 2 juillet à la Primature, une réunion d’information sur «Les contributions nationales déterminées au niveau national» à l’initiative du Comité national chargé des changements climatiques.

En prélude à la 21ème Conférence des Parties (COP21) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), prévue du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris, une réunion d’information sur les changements climatiques a été organisée hier, jeudi 2 juillet à la Primature. La rencontre présidée par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne porte sur «Les contributions nationales déterminées au niveau national». L’objectif de la rencontre est de sensibiliser sur les enjeux du réchauffement climatique qui doit être contenu à 2°Celsius, selon les scientifiques. C’est à l’initiative du Comité national chargé des changements climatiques.

Au sortir de ce conclave, Abdoulaye Baldé, ministre de l’Environnement et du Développement durable qui a fait face à la presse a souligné que les pays africain, en particulier le Sénégal, a l’instar de ceux développés, doivent emmener leurs contributions en perspective de l’obtention d’accords contraignants sur la question du réchauffement climatique en décembre à Paris. Pour cela, ils doivent se comporter en responsables et aller à Paris avec «des engagements précis» même s’ils ne produisent pas beaucoup de Gaz à effet de serre (GES) qui participent à la destruction de la couche d’ozone. «Malgré le fait que nous contribuons faiblement à l’émission de gaz à effet de serre, nous voulons être responsable. Etant donné que nous vivons vit tous dans la même planète, nous devons apporter notre partition», a-t-il dit.

Par contre, le ministre de l’Environnement et du Développement durable soutient que très certainement, avec les ambitions du PSE, le Sénégal va évidemment polluer davantage. «Nous avons des politiques ambitieux dans le PSE, qui prévoit d’avoir 7% à 8% de croissance. Certainement, nous allons polluer davantage», a-t-il révélé. Avant de poursuivre: «mais pour dévier de cette tendance polluante, il y a des efforts à faire par nous-mêmes mais également vis-à-vis de la communauté internationale dont le soutient nous importe beaucoup en terme de financement et de transfert de technologie. Car, le Sénégal veut avoir des énergies propres et éviter le charbon que nous allons utiliser pour rendre l’énergie disponible et accessible», a-t-il ajouté.

En passant, Abdoulaye Baldé est revenu sur l’engagement en matière de financement des pays industrialisés qui manquent de fiabilité. «Effectivement les pays en voie de développement ont toujours pensé que ceux développés ne respectent pas leurs engagements. A partir de 2020, ces pays ont pris l’engagement de mobiliser 100 milliards de dollar par an et aujourd’hui, nous sommes à peine à près de 10 milliards par an. Ce qui fait que le financement est une affaire importante pour nous, à mettre au cœur des négociations». Le ministre de l’Environnement rappelle que même si le Sénégal veut réduire de 10% sa production de gaz à effet de serre, les urgences sont aussi ailleurs, car les questions de développement restent pendantes. «Mais dire à haute et intelligible voix que ce qui nous préoccupe c’est nos questions de développement à savoir la sécurité alimentaire, l’accessibilité de l’énergie, une agriculture durable, entre autres», a-t-il soutenu à l’issue de la rencontre qui a vu la participation de député de l’Assemblée national, de conseillers économiques, sociaux et environnementaux qui, eux aussi, ont donné leurs avis sur la question.


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