Urgent

LA PRODUCTION DE BANANE DE TAMBACOUNDA CHUTE DE 30.000 À 17.000 TONNES

Accueil / agriculture-peche-foret / catastrophe / economie verte / 9 juillet 2015

Suite à de forts vents l’année dernière, ayant endommagé 116.278 bananiers, la production de banane de la région de Tambacounda devrait lourdement chuter. En 2015, la région attend 17.000 tonnes contre 30.000 tonnes en 2014.

La production de banane de la région de Tambacounda va connaître une chute drastique cette année, de 30.000 tonnes en 2014, elle est attendue à seulement 17.000 tonnes en 2015. Les intempéries sont à l’origine de cette contreperformance de la banane locale, 116.278 bananiers ayant été endommagés par les vents violents du 22 juin 2014, occasionnant une perte sèche évaluée à 296.508.900 FCfa, explique Adama Ndao, secrétaire général du Collectif des producteurs de banane de Tambacounda (Corporbat).

Il s’y ajoute l’installation tardive de la saison des pluies, qui inquiète les 4000 producteurs installés dans la vallée du fleuve Gambie. Les producteurs avaient l’habitude de profiter des premières pluies qui tombaient souvent dans la dernière décade du mois de mai, ce qui leur permettait d’économiser les intrants comme le carburant utilisé pour l’arrosage des bananeraies.

Cette année, ils sont donc obligés de voir à la hausse les prêts d’argent et d’intrants contractés auprès des institutions financières et des fournisseurs pour maintenir le cap, explique Adama Ndao. A son avis, les conséquences de cette situation pourraient se faire ressentir sur les rendements et la qualité de la production.

Cette baisse importante de la production de banane dans la région se fait déjà sentir sur le marché, le produit étant devenu rare en ce mois de ramadan, période de grande consommation. Par ailleurs, les producteurs de la région de Tambacounda ont soulevé la question de la compétitivité de la banane locale, une variété identique à celle produite en Côte d’Ivoire, leader dans la filière dans la sous-région.

L’équation du conditionnement

Pour eux, l’handicap majeur de la filière sénégalaise réside dans le conditionnement. Les producteurs de Tambacounda se sont félicité de la décision de l’Etat de financer à hauteur de 1,2 milliard de FCfa le projet d’amélioration de l’offre compétitive de la filière retenu au cours du Conseil des ministres délocalisé tenu dans la capitale régionale en 2014.

Cette enveloppe permettra, selon Adama Ndao, de lever les contraintes sur la filière et de rendre la banane locale plus compétitive. Le mode de production locale a besoin également d’être modernisé, principalement en ce qui concerne le système d’irrigation.

Ils préconisent le recours aux asperseurs afin de permettre au travailleur de se consacrer à d’autres tâches plus techniques. Les producteurs estiment que le renouvellement du matériel végétal par des plants in vitro et la réalisation de pistes de productions dans certaines zones sont en bonne place.

L’appui de l’Etat à la filière banane est en train de se matérialiser par la mise en place de la Plateforme logistique aménagée en zone agricole (Plaza), se réjouit le président du Collectif des producteurs de banane de Tambacounda (Corporbat), Adama Ndao.

Cette plateforme constitue un investissement structurant de plus de 500 millions de FCfa consenti par l’Etat pour intégrer l’ensemble des opérateurs dans la chaîne d’approvisionnement de la banane bio.


Étiquettes : , , , , , ,



Vision Verte




Article précédent

L’EROSION CÔTIÈRE ET L’AVENIR DU SÉNÉGAL

Article suivant

La plus grande et la plus puissante centrale solaire du monde vient d'être connectée au réseau (USA)





Vous aimerez aussi



0 commentaire


Laisser un commentaire


Plus d'articles

L’EROSION CÔTIÈRE ET L’AVENIR DU SÉNÉGAL

OÙ TROUVERONS-NOUS LES EMPREINTES LORSQU’IL N’Y AURA PLUS DE SABLE ? L’EROSION CÔTIÈRE ET L’AVENIR DU SÉNÉGAL. Depuis...

8 July 2015