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PECHE EN EAUX TROUBLES AU SENEGAL

Accueil / opinion / 29 juillet 2015

En Afrique, la crise du système économique se conjugue avec l’épuisement des ressources halieutiques.

L’explosion du nombre des  consommateurs dépendant du produit de la pêche justifiée par les huit (8) objectifs de millenium développement à la pêche (OMD) contribue en grande partie à la menace de la  sécurité alimentaire,  à la santé dans la lutte contre le VIH-SIDA en un mot dans la dimension sociale des pauvres  populations  africaines.

L’accumulation de richesses a permis à  l’UE de subventionner des armateurs dans la création de sociétés mixtes ou des Joint-ventures en Afrique avec les obligations de débarquer  tous les produits pêchés en Afrique dans les ports de l’Europe afin de maintenir les emplois en Europe et  approvisionner les marchés de consommateur Européens avec le produit Afrique.

PECHE INN « NON DECLAREE, ILLICITE, ILLEGALE, NON REGLEMENTEE » ET SOCIETES MIXTES DE PECHE

En ce qui concerne le Sénégal, depuis quelques années et précisément dans la période 2000 -2012 sur l’investissement  étranger dans la pêche , nous avons recensé 27 sociétés mixtes, 41 navires en plus d’une présence incontrôlée dans les eaux de l’atlantiques Ouest couvrant la zone CRSP des navires battant des pavillons  de complaisance et des bateaux pirates. Cette pratique a échappé aux contrôles des statisticiens, des économistes et des fiscalistes

la création d’une société mixte donne l’avantage aux nationaux de bénéficier de 51% des parts de la société et 49% aux étrangers qui contribuent par les subventions Européennes octroyées aux navires à raison d’un demi-million d’euros par bateaux et par an.

Dans cette subvention il est prévu la prise en charge des marins qui malheureusement ne seront jamais embraqués aux taux des ACP dans le cadre de travail décent conformément à la convention 188 et recommandation 199 de l’OIT – Secteur Maritime.

Ces armateurs étrangers bénéficiant des licences de pêche à travers les sociétés mixtes, les joint-ventures voire des sociétés écrans – pirates au Sénégal et en Afrique de l’Ouest battent des pavillons de complaisance.

Il faut y ajouter les bateaux spécialises dans la pèche ‘’Pélagiques’’ des pays de flotte pèche lointaine et sont composés contrairement  à des déclarations fallacieuses pour tromper l’opinion des citoyens Sénégalais qui confondent licences d’accords de pèche  aux protocoles des autorisations de pêcher accordées à des bateaux béliziens, ukrainiens, russes, léotoniens, luthériens,  Islandais, Hollandais, Portugais, Français et une forte présence espagnole avec plus de 48 navires y compris d’autres  bateaux pirates comme El Amine auteur de pêche INN à Madagascar revendu au Sénégal.

Ces armateurs à défaut de s’octroyer des accords d’Etat à des sociétés privées convoitent les autorisations de pêcher visant les pélagiques en migration qui constituent la base de notre alimentation au Sénégal, au Mali, au Niger, ou Burkina et au Nigéria compte tenu de sa forte demande et de la démographie galopante des populations.

C’est cette situation qui justifie la crise populaire manifestée ces derniers temps par certains armateurs et les acteurs de pêche au Sénégal.

Pour le marché africain, il est constaté une concurrence déloyale entre opérateurs africains face aux armateurs russes et autres  engages dans les protocoles d’autorisation de pêcher  ‘’ formule  des pays de flotte de pêche lointaine  et qui vendent le poisson Africain, pêché en Afrique aux Africains et en Europe.

Les rapports des agents de surveillance ou observateurs dans le jargon devraient contribuer aux  projets d’aménagement des pecheries,au contrôle   de notre flotte nationale qui est 116 navires composes des de 104 pavillons sénégalo-sénégalais, trois pavillons Cap-Verdiens  ,un norvégien et huit pavillons espagnols . C’est aussi une obligation de diffuser les résultats des audits de cette flotte et rassurer les citoyens sénégalais contribuables

LA  TANGO DANS LA PÊCHE,

Le Président de la République  portait l’espoir des communautés d’acteurs de la pêche  lors des mesures suspensives des 29 navires sur les 46 opérant dans nos eaux en 2012.

Aujourd’hui c’est dans l’entourage du Chef de l’Etat que l’on pêche en maquillant l’entrée du navire Bogomolov en rade de Dakar au nom d’une société –écran.  « dénommé sur le sigle KMA » et avec à  son  bord quarante personnes  des proches de la présidence  et un responsable du ministère de la pêche   transbordes par une vedette.

La persistance de ces constats sans réaction aucune nous motive a aller jusqu’au bout et de rappeler il y’a quelques jours c’était le navire Oleg Naydinov en incursion entre le 240° et 268° – 270°,  Sud dans la zone litige entre le Sénégal et la Guinée-Bissau.

Nous attendons fermement que des décisions soient prises pour enquêter sur l’introduction  des navires suspectés ‘’INN’’ dans nos eaux et la responsabilité de la surveillance  des pêches. Tous ces actes ont des motifs de corruption car la tango se danse qu’a deux, le corrupteur et le corrompu.

Dans un contexte de concertation des administrations de pêche et de la commission sous régionale sur les conditions d’accès minimales ‘’ CMA’’ et les aspects juridiques et réglementaires  qui gouvernent  la durabilité des ressources pélagiques  dont dépendent les acteurs et les populations, un enjeu  social et, économique face aux besoins de sécurité alimentaire, le Sénégal n’est pas à l’abri des pêches illicites, non réglementées, incontrôlées et non déclarées ‘’ INN’’.

Les faits sont graves et mettent en doute la fidélité du Ministre de la pêche et les groupes écologistes dans le combat de tous les jours contre les pirates.

Il appartient au ministère de la pêche de mettre en œuvre la politique de pêche du gouvernement de Madame le Premier Ministre Aminata Toure et non pas des personnes abusant de leur proximité du Chef de l’Etat pour parrainer des lobbys russes au Sénégal.

La présence du navire  Bogomolov  à son bord des personnalités sénégalaises  nous préoccupe et nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale sur ces faits  dénoncés.

Pour  prévenir les risques d’opposition  des défenseurs des mers et les activistes Alter-Ecolos de Green-Marines-Africa, plateforme Pèche & Ecologie aux fins d’une meilleure stratégie de surveillance, nous demandons au Chef de l’Etat et au gouvernement voire a Monsieur le ministre de la pèche de régulariser les fonctions et le reclassement des agents de surveillance communément appelés observateurs et les rétablir dans les navires et les stations côtières..  Cette mesure corrective permet de définir les  prérogatives de l’agence maritime  ANAM, des différentes directions de pèche maritime ‘’ DPM ‘’   et continentales  ‘’ DPC ‘’, la direction de surveillance  DPSP sur lesquelles repose la performance du département de la pèche et des affaires maritimes

Pour parvenir aux objectifs de bonne gouvernance des pêcheries au niveau national et régional ,il  faut s’inspirer des recommandations des différents sommets  de développement  durable et le consensus de Monterrey 2002 afin de concilier les politiques de pèche avec les autres politiques sectorielles notamment le Commerce ,l’environnement et l’économie.

La cohérence  et une harmonisation des politiques de pèche constituent des éléments-clés  pour lutter contre la surcapacité des navires et la surexploitation des ressources halieutiques et que le Sénégal doit scrupuleusement respecter les conventions maritimes et les responsabilités de l’Etat du port, l’Etat du pavillon  et l’Etat côtier

.Etant le point central de la mise en œuvre la compétitivité du port autonome de Dakar ‘’PAD’’ repose en grande partie sur les Etats du port dans la lutte contre la pèche illicite, illégale et non réglementée ‘’ INN’’.

Les  priorités du Directeur General du port dans le document  compétitivité  et les  Etats de port  recommandent la participation active des  acteurs dans les commissions d’arraisonnement ,ce qui n’est pas le cas actuel avec a l’exemple les bateaux coréens  KUM WOONG 102 et 103  voire d’autres  dont on  se demande la destination des fonds de répression .

Tous ensemble contre les pêches illicites , illégales et non réglementées ‘’ INN’’ en Afrique .

 

Mr Mamadou Diop THIOUNE

Leader Plaidoyer

Greens  & Marines-Africa

Plateforme Peche & Ecologie / Senegal


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1 commentaire

sur 15 August 2015

Mamadou Diop Thioune dit haut et fort ce que pensent la majorité des populations côtiéres du Sénégal. Chacun sait que la seule solution aux problèmes de la surpêche est de faire respecter la loi, à plus forte raison quand ceux qui la bafouent sont des proches du pouvoir !



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