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Sedhiou: L’agriculture, un moyen de lutte contre la migration

Accueil / agriculture-peche-foret / economie verte / 1 septembre 2015

Dans le Séfa region de sedhiou, bon nombre de jeunes trouvent que l’agriculture nourrit son homme. Il ressort de certaines confidences que les jeunes de cette contrée ne recherchent plus l’Eldorado ailleurs parce qu’il leur suffit d’avoir une parcelle, du matériel et des intrants pour tirer leur épingle du jeu. Ainsi, pour booster la production agricole, les jeunes agriculteurs ont été formés sur les nouvelles techniques agricoles.

Ceci pour améliorer les systèmes de productions. Le paquet technologique se résume au semis en ligne de cultures pures, à l’utilisation de semences améliorées et à l’usage des engrais minéraux. Une nouvelle technique qui a permis d’améliorer les exploitations et le mode de vie des producteurs. « Aujourd’hui, nous parvenons à assurer nos revenus réguliers comme des fonctionnaires. Parce que notre production continue », confie le jeune Traoré.

Un autre gérant de Groupement d’exploitation agricole d’emboucher la même trompette : »Nous ne sommes plus désœuvrés car nous trouvons nos comptes dans ce DAC. Quand un jeune paysan est muni de matériels modernes en production, il ne peut qu’accroître ses rendements », se réjouit-il. Pour lui, si l’Etat peut faire un effort pour que les semences leur parviennent plus tôt, au mois de mai par exemple, ce serait un grand soulagement.

« Le PRODAC a mis à notre disposition 50 hectares. Mais pour le moment, nous sommes à 27 ha cultivés en maïs et à partir de la semaine prochaine, nous allons entamer la culture du sorgho », souligne pour sa part Jean Bassène, directeur exécutif national de YMCA (Union des jeunes chrétiens du Sénégal), qui y tient un camp avec de jeunes Sénégalais et Britanniques. Il précise que « YMCA a mobilisé 4 millions pour assurer l’achat du matériel agricole et la prise en charge de 150 jeunes campeurs qui s’activent tous les jours dans le camp d’immersion DAC de Séfa ».

Lamine Sagna, chef du village de Koussi, quant à lui, se réjouit de la politique du chef de l’Etat. Un programme qui a permis de retenir les jeunes dans le village et leur évite les aventures hasardeuses. »Actuellement, nos jeunes ne voyagent plus parce qu’ils ont tous des parcelles, des matériels et des intrants qui leur permettent de manger, de se marier et de subvenir à leurs besoins. En plus de retenir les jeunes sur place, l’agriculture de subsistance les met à l’abri de la délinquance », jubile-t-il. Une vision que le chargé de programme compte améliorer.

Car, Jean-Pierre Senghor, coordonnateur national du Prodac, estime que « la formation nous semble être la seule, équitable, durable et susceptible de tirer notre pays de la pauvreté ». Une posture due au fait que « la quasi-totalité des experts en développement rural et agricole sont convaincus que les faibles performances de l’agriculture paysanne au Sénégal sont dues à l’ignorance des paysans et à la faible utilisation des semences de qualité et des engrais minéraux »


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