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Quand les A�Or durA� polluent la��atmosphA?re entre Etat et CollectivitA�s locales

Accueil / alarme / catastrophe / dechets / 29 octobre 2015

La gestion des ordures dans la rA�gion de Dakar, de la��Aprodak A� la��Entente Cadak-Car, a mobilisA� des mannes financiA?res importantes. Le contrA?le de ce pactole a toujours aiguisA� les appA�tits et souventes fois provoquA� un rapport de forces entre pouvoir central et pouvoir dA�centralisA�. De Wade A� Macky, ca��est da��intenses manA�uvres pour A�viter da��alimenter de potentiels adversaires politiques. Aujourda��hui, la dA�cision du ministre des CollectivitA�s locales da��affecter la gestion des ordures A� la��Ucg, au dA�triment de la��Entente Cadak-Car, dont le maire de Dakar, Khalifa Sall, est le prA�sident, est qualifiA� da��acte purement politique par certains. A tort ou A� raison, le cadre institutionnel de ce secteur est marquA� par une instabilitA� sans prA�cA�dent. Pour retrouver sa stabilitA�, la��ancien ministre de la��Environnement, Thierno LA? livre les clA�s de la rA�forme de ce secteur qui est polluA� par la magouille et les combines, selon Mamadou Fall Ndiaye, contrA?leur A� la��Entente Cadak-Car.A�A�A�A�A�A�A�A�

Une instabilitA� institutionnelle. Les 15 derniA?res annA�es sont marquA�es par une forte instabilitA� dans la gestion des ordures A� Dakar. La maA�trise da��ouvrage de la gestion des dA�chets solides a tantA?t A�tA� confiA�e aux dA�partements ministA�riels (Environnement, Cadre de vie, CollectivitA�s locales) qui assuraient la tutelle des agences, tantA?t A� la��Entente CommunautA� des agglomA�rations de Dakar/CommunautA� des agglomA�rations de Rufisque (Entente Cadak-Car). Pour venir A� bout de la��insalubritA� prA�valant dans la capitale sA�nA�galaise, les autoritA�s ont successivement mis en place prA?s da��une dizaine da��agences, entre 2000 et 2015. AprA?s la dissolution de la CommunautA� urbaine de Dakar (Cud), avec la premiA?re alternance, le rA�gime de Wade crA�e, entreA� 2000 A� 2001, la Haute autoritA� pour la propretA� de Dakar (Prodak), puis la��Agence pour la propretA� de Dakar (Aprodak), de 2001 A� 2006. Sous la tutelle de la��Aprodak, Ama-SA�nA�gal sera chargA�e de la gestion des ordures, entre 2003 et 2006.A� Ainsi, ca��est au tour de la��Agence pour la propretA� du SA�nA�gal (Aprosen) de prendre le relais, de 2006 A� 2011. AprA?s, ca��est A� la SociA�tA� pour la propretA� du SA�nA�gal (Soprosen), de novembre 2011 A� avril 2012, de gA�rer les dA�chets solides mA�nagers sur tout le territoire national. Entre temps, la��Entente Cadak-Car fut aussi crA�A�e en 2005 pour assurer la maA�trise da��ouvrage de la gestion des dA�chets solides dans la rA�gion de Dakar. Et la��Etat du SA�nA�gal mettra la��Aprodak A� la disposition de la��Entente Cadak-Car. La crA�ation de cette structure marquait la volontA� des collectivitA�s locales de la rA�gion de Dakar de sa��impliquer davantage et plus rA�solument dans la lutte contre la��insalubritA�. Et depuis lundi dernier, la gestion des ordures est revenue A� la��UnitA� de coordination de gestion des dA�chets solides (Ucg) par dA�cret ministA�riel nA�2015-1703 du 26 octobre 2015, qui avait la charge entre 2011 et 2013.

Le ver est dans les contrats

Dans A�Les institutions et politiques publiques A� la��A�preuve da��une gouvernance libA�raleA�, Momar Coumba Diop dA�nonce la nA�buleuse de la contractualisation dans la gestion des ordures de 2000 A� 2012. Da��aprA?s ce dernier, le ver est dans les contrats de prestation de services. La��A�tude des contrats de la sociA�tA� Alcyon, de Ama SA�nA�gal, de Veolia et des concessionnaires locaux, montre qua��aucun da��entre eux na��est arrivA� A� son terme. Ainsi, les contrats de prestation de services pour la gestion des dA�chets solides urbains A� Dakar entre la��Etat du SA�nA�gal et Alcyon Sa, puis Ama, avaient suscitA� des tollA�s. Les conditions qui ont prA�cA�dA� la signature de ces contrats A�taient particuliA?rement obscures. La��appel da��offres sur le traitement des ordures avait A�tA� jugA� infructueux. Car seuls trois (3) groupements (Vivendi-Fougerolle, Dessau Soprina��Holding Keur Khadim et Alcyon-Ereco) y ont rA�pondu. Ainsi, la��Etat du SA�nA�gal a choisi Alcyon pour nA�gocier et signer avec lui. Il sa��y ajoute que la sociA�tA� Alcyon na��A�tait pas connue pour ses rA�fA�rences internationales dans le domaine des dA�chets solides urbains. Sa��agissant de Ama, son contrat ne prA�voyait pas de pA�nalitA�s, en cas de manquement dans les services. Pour ce qui est de Veolia, les dispositions contractuelles limitaient la part de la rA�munA�ration pour la mise A� disposition de personnel et de conseil A� un montant de 61A�422 604 FCfa par mois, sur une rA�munA�ration totale de 204A�513 291 FCfa, soit 30%. Egalement, Veolia a pris le soin de prA�ciser que sa responsabilitA� ne pourra, en aucun cas, A?tre engagA�e pour tout dommage A� la��environnement ou aux tiers rA�sultant de la��exploitation de la dA�charge de Mbeubeuss. La nA�buleuse persistera, avec la sociA�tA� italienne Gicos et le Centre da��enfouissement technique de Sindia. Idem avec les contrats des concessionnaires locaux.

Deal autour des bulletins de pesA�e

Depuis les annA�es 2000, la��Etat du SA�nA�gal injecte des milliards de francs Cfa pour lutter contre la��insalubritA� dans la capitale. Mais en vain. Dakar est plus que jamais sale. Entre 2001 et 2003, sous la gestion de la��Aprodak, prA?s de 456000 tonnes par an ont A�tA� enregistrA�es, soit un coA�t financier annuel de 2,5 milliards FCfa. Ces chiffres sont allA�s parfois crescendo, parfois decrescendo. En 2011, avec la��arrivA�e de la��UnitA� de coordination de gestion des dA�chets solides (Ucg) du ministA?re du Cadre de vie, il y avait une rA�organisation de la dA�charge et de la cabine de pesA�e de Mbeubeuss. Ce qui a permis de noter une baisse du poids journalier, de 1500 tonnes A� 1200 tonnes, entre 2011 et 2013. Mais malgrA� cette tendance baissiA?re, le coA�t financier annuel a augmentA� et A�tait estimA� A� plus de 10 milliards FCfa. Cette somme incluait aussi la redevance sur la construction du Cet de Sindia. Par ailleurs, des documents dont nous dA�tenons copie soulignent des cas de fraude notoire. Avec la complicitA� de plusieurs acteurs, des camionneurs parviennent A� obtenir des bulletins de pesA�e, alors qua��ils na��ont pas fait de rotation. Sur les bulletins de pesA�e nA�0081291, nA�0081292 et nA�0081300 en date du 20 mai 2013, le mA?me poids brut 16520 Kg, a A�tA� enregistrA� pour trois (3) vA�hicules diffA�rents. Pis, lesdits vA�hicules se sont succA�dA� en la��espace de 5 secondes sur la cabine de pesA�e au niveau de Mbeubeuss et leurs heures da��entrA�e ont A�tA� enregistrA�es, respectivement, A� 21H 11mn 22s, puis 21H 11mn 27s et 21H 11mn 31s. Le doute est permis. Comment trois (3) vA�hicules peuvent se succA�der sur une mA?me bascule en la��espace de 5 secondesA�? Allez savoirA�!

La gA�o-localisation rejetA�e par les concessionnaires

Pour lutter contre ces cas de fraude, le directeur gA�nA�ral de la��Entente Cadak-Car, Moussa Tine, avait prA�conisA�, sur la��appel da��offres, de retenir les concessionnaires dont les vA�hicules sont A�quipA�s de gA�o-localisation. Une mesure qui na��enchantait pas les concessionnaires locaux,lesquelsA�se disaient a priori A�cartA�s. Ca��est dans ce cadre que le prA�sident du Groupement des concessionnaires du nettoiement, Demba Diop dit Diopsy avait livrA� leurs inquiA�tudes relativement A� leur incomprA�hension de la��appel da��offres de la��Entente Cadak-Car. A�Pour nous, ca��est un appel da��offres ciblA�. Parce que la��ensemble des camions avec lesquels on travaille depuis 10, 15 ans na��ont pas de gA�o-localisation. Dans la majeure partie de ces camions, la��A�lectronique qui y est contenu ne peut pas marcher avec la gA�o-localisationA�, se dA�douane-t-il. Une position qui a semA� le doute sur la bonne foi des concessionnaires A� lutter contre ces cas de fraude.

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1 commentaire

sur 30 October 2015

magnifique reflexion.RAS



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