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Cop21: « Si l’Etat est incapable ou refuse… les citoyens prennent les devants »

Accueil / alarme / catastrophe / changements climatiques / 12 novembre 2015

A la veille de la conférence sur le changement climatique qui se tiendra a Paris, le gouvernement du Sénégal a soulevé encore une fois la colère des écologistes qui sont montés au créneau pour dénoncer cette mascarade qui consiste à déplacer une délégation qui ne part que pour faire du tourisme et non défendre les intérêts du pays; Récemment des citoyens honnêtes se sont opposés à la construction d’une centrale a charbon a Bargny; et malgré leur niet catégorique, le gouvernement maintient sa position d’implanter cette centrale qui constitue un véritable désastre écologique rappelons que Bargny est la zone la plus touchée par l’érosion côtière au Sénégal.

En plus de cela la nouvelle bombe écologique servi au sénégalais par l’État a est le projet d’une autre centrale à charbon  dans les Niayes, à Sao Mekhé par l’entreprise Energie Africa » annoncé dans le journal le soleil »il y’as quelques jours.

Voila de quoi se révolté selon Michel Perlo porte parole des jeunes écologistes qui ont tenu a une conférence de presse ce jeudi 12 novembre a l’université Cheikh Anta Diop de Dakar pour dénoncer ces dérives, mais aussi de s’interroger sur l’intérêt de la présence du Sénégal  a la conférence de Paris alors que sur le terrain des énergies fossiles sont en gestation mais qu’aussi le Professeur Arona Coumba Ndoffene Diouf  ministre conseiller spécial du Président en environnement  dit que le changement climatique est une chimère.

Nous vous proposons le communiqué de presse des jeunes écologistes:

Le 30 novembre, les chefs d’État du monde entier se réuniront à Paris pour négocier un accord sur le changement climatique. Nous nous mobilisons pour faire entendre clairement notre voix en tant que citoyens : il faut laisser au moins 80 % des combustibles fossiles sous terre et investir dans une transition socialement juste vers une énergie 100% renouvelable d’ici 2050. À cette rencontre le Sénégal se prépare tout en étant l’un des pays qui n’hésite pas construire une centrale à charbon malgré le niet des populations autochtones.

À l’heure actuelle, les engagements pris par les gouvernements du monde sont tout simplement insuffisants. Et ce n’est pas par manque de solutions : en ce moment même, les énergies renouvelables sont en train de devenir une force économique révolutionnaire susceptible d’alimenter une transition socialement juste et de tourner la page des combustibles fossiles. Les solutions sont à portée de main. Il est temps d’arrêter de se trouver des excuses. Il faut, à partir de maintenant que les choses prennent de plus en plus d’ampleur avant le 30 Novembre. Date a laquelle la plus importante conférence de l’ONU sur le changement climatique de la décennie se tiendra à Paris. Juste avant l’événement, le monde entier se devrait se rassembler en solidarité pour dire aux dirigeants qui seront présent a Paris de laisser les combustibles fossiles sous terre et financez une transition vers une énergie totalement renouvelable. Si le Sénégal pour satisfaire une ambition politico politicien déclasse des forets et transforme le technopole de Dakar en site pour la construction de la prochaine arène dite nationale, est ce parce que jusqu’à présent, chaque négociation de ce type a échoué à mettre en place les actions nécessaires pour contrer les répercussions néfastes du changement climatique ou encore parce que monsieur le ministre conseiller en environnement du Président de la république Arouna Coumba ndoffene Diouf dit que le changement climatique est une chimère ? Nous ignorons quels seront les termes de l’accord final sur le climat si des Présidents sont conseillés par de pareils types.

La présence du Sénégal à la cop 21 est de l’arnaque, un détournement de fonds que complote le gouvernement. Pendant deux semaines, nous allons entretenir des touristes du gouvernement en France dans des hôtels chics avec des frais de mission alors que la participation du Sénégal n’y sera que du théâtre et le silence du président face a la récente sortie de son conseiller dit clairement que le Sénégal n’a rien de sérieux a proposer pour la lutte contre le changement climatique.

Aujourd’hui, nous invitons le peuple sénégalais, le clergé, les familles religieuse de tout bord à mettre leurs voix et énergie au service de l’appel à l’action car nous ne pouvons pas compter sur notre gouvernement. Forts du soutien de citoyens solidaires du monde entier, nous pourrons insuffler à l’ordre du jour de Paris une véritable ambition : l’ambition de bâtir le futur dont nous avons réellement besoin, alimenté par une énergie 100 % renouvelable. Notre vraie mission ne prendra pas fin à Paris et nous allons donc passer à la vitesse supérieure car ce sommeil avec la participation de pays comme le Sénégal ou l’industrie fossile est représentée par des conseillers encagoulés et qui contre-attaquent en publiant quotidiennement des communiqués de presse maladroits, nous prouve dores et déjà que ce sera un échec global, sans réelle ambition. Cet échec ne ferait qu’encourager l’industrie des combustibles fossiles et exposerait toujours plus de monde à la toxicité des extractions et aux catastrophes climatiques. Seul notre engagement pour un monde sans énergie fossile peut contribuer à mettre des sociétés majeures de l’énergie fossile sur la défensive ; des géants du pétrole comme Shell ont dû promettre d’évaluer la compatibilité de leurs plans de développement avec l’objectif mondial de limiter le réchauffement à moins de 2°C. Dans le monde entier, presque deux cents villes, universités et autres institutions se sont engagées à désinvestir, retirant ainsi 50 milliards de dollars US des énergies fossiles.

Les partis politiques sénégalais devraient à l’instar de l’ensemble des partis politiques majeurs du Royaume Uni, berceau de la révolution industrielle du charbon, signer un engagement historique pour mettre fin à l’exploitation du charbon. Rien de tout ceci ne serait possible sans une volonté politique. Nous parlons beaucoup du pouvoir des peuples ; au bout du compte, il s’exprime tout simplement lorsque des gens normaux luttent avec leurs moyens pour un monde meilleur. Si le gouvernement est incapable ou refuse d’ouvrir la voie, les citoyens s’en chargeront. Il est temps d’envoyer un message clair aux investisseurs, aux citoyens et aux politiciens : l’âge des énergies fossiles touche à sa fin, faisons entendre la voix des populations de nos pays qui luttent en ce moment contre le changement climatique et pour le Sénégal nous ne comptons pas sur les négociateurs de la COP21 même si par ailleurs nous interpellons nos dirigeants sur leurs responsabilités face à la science et la justice. Si tout voyage commence avec un premier pas, notre premier pas sera de combattre ensemble le changement climatique. Les négociations de Paris pourraient enfin donner le signal que les gouvernements du monde entier sont bien déterminés à garder le charbon, le gaz et le pétrole dans le sol.

Les solutions sont évidentes: nous devons cesser d’extraire et de brûler des combustibles fossiles, commencer à exploiter les énergies renouvelables partout où nous le pouvons et veiller à ce que les populations les plus exposées au changement climatique disposent des ressources nécessaires pour faire face à la crise. Si nous le provoquons il pourrait s’agir d’un tournant décisif et la fin du sentiment d’impuissance face au chaos climatique.

 


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