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On ne peut pas résoudre le déficit énergétique par un danger avec la Centrale à Charbon (Mamadou Diop Thioune)

Accueil / alarme / catastrophe / changements climatiques / economie verte / energie / opinion / 14 janvier 2016

S’il y’a lieu de revoir l’engagement des parties prenantes de la conférence des parties prenantes COP21 de Paris et le Sénégal porte-parole de l’Afrique,il faut inscrire la priorité de protection du littoral car le lac rose est dans une situation d’alerte précoce d’un Tsunami.
Monsieur le Ministre de l’environnement et du développement durable; nous pensons que vous devez prendre la feuille de références validée au lieu de faire du pilotage à vue car tout a été dit mais il reste des action concrètes qui interpellent les expertises techniques dans votre département.
N’oublions pas que le village de Doune Baba Dièye à St-Louis qui s’efface de la carte du Sénégal avait bénéficié d’un fonds de recasement des populations depuis 2008 et qui n’a jamais été exécuté malgré la persistance de la menace environnementale suite la décision de l’ouverture de la brèche.
Comment expliquer une telle situation à la face du monde pour un Sénégal émergent où le Président exige la transparence à son gouvernement et à son administration au moment où le littoral et nos forêts de l’est et du sud sont livrés à l’agression humaine et à l’érosion côtière ?
Les inquiétudes du pays Sud sont transférées dans les zone vulnérables du Sénégal et précisément la menace qui pèse sur le lac rose avec la déclassification de la zone protégée, l’extraction accélérée du sable des dunes et l’abattage des filaos, barrière horizontale et frontale de lutte contre l’avancée de la mer.
Le même phénomène de non respect des engagements, des conventions internationales et la non-application des codes nationaux de gestion dans le secteur de la pêche est dans le secteur de l’environnement.
« On ne peut pas résoudre le déficit énergétique par un danger avec la Centrale à Charbon! »
La promotion des centrales à charbon au Sénégal, une présence inexplicable et paradoxalement heurtée aux exigences de maintien au niveau 1,5°C° et à moins de 2° C° des gaz à effet de serre est au menu des questions
d’actualité.
Les écologistes et les mouvements sociaux altermondialistes soutenus par les populations locales informées et sensibilisées sont en ordre de bataille pour s’opposer à cette menace multidimensionnelle parrainée par un silence et un laisser-aller des autorités dans la zone du lac rose, de Bargny et Rufisque.
Quelles sont les perspectives d’avenir ?
Des questions que doivent se poser les institutions (Assemblée nationale et le Conseil économique social et environnemental) pour un environnement sain et durable dans un contexte de mondialisation et de la privatisation des océans,l’accaparement des terres favorisant le transfert des investissements des multinationales et les banques et institutions financières .
Nous pensons que le résultat dans la gouvernance des résiliences post-Cop 21 est dans l’action et non dans le verbalisme creux .
Les directives post-Cop 21 de Son Excellence Mr Macky SALLl,Président de la République sur l’application de la gouvernance des fonds verts ne rassurent pas certaines dynamiques associatives de la société civile de par la manière sélective et discriminatoire avant et après Paris 2015 dont le Ministre de l’environnement a démarré le processus de Marreckech Cop 22 ( Maroc). Nous évitons le syndrome de Durban pour avoir mis en touche les groupes de travail des techniciens et les acteurs engagés en touche favorisant les politiciens maquillés créateurs d’organisations fantômes qui veulent développer dans des salles climatisées par des séminaires et à la machine alors que les actions de terrain sont attendues pour un résultat concret.
Nous vous rappelons que nous insistons sur l’application de la recommandation de la COP 21 qui est de contraindre les Etats et les gouvernements à s’activer et non de conjuguer le verbe couper: «Je coupe, tu coupes, nous coupons et personne ne reboise » !

Mr Mamadou Diop THIOUNE
Leader du Plaidoyer Justice climatique


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