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Afrique : Le temps du consommer local ?

Accueil / agriculture-peche-foret / economie verte / 31 mars 2016

Il na��est pas possible pour un pays de se dA�velopper correctement si tout ce qua��il consomme est produit ailleurs.

Cheap requip medication Les Africains mangent comme tout le monde, mais ce qu’ils mangent na��est pas nA�cessairement bon pour eux. Le pain A� la confiture et au beurre est en passe de prendre le pas au petit dA�jeuner sur la bouillie traditionnelle.

Des A�tudes montrent qu’au cours des 50 derniA?res annA�es les Africains ont radicalement changA� leur rA�gime alimentaire et consomment de plus en plus les mA?mes aliments que le monde industrialisA�. Dans au moins 18 pays africains, les gens ont modifiA� A� plus de 25%la composition de leur assiette.

Consommer local fera plus pour chaque pays que tous les milliards da��aide reA�us de la��A�tranger, car cela permet de soutenir tous les travailleurs locaux et de les garder motivA�s.

La transformation des produits agroalimentaires est incontournable si nous voulons maA�triser la sA�curitA� alimentaire dans nos pays.

Si nous ne faisons rien pour transformer A� grande A�chelle nos produits locaux, nous mangerons peut-A?tre, probablement chinois ou indiens.

La conjoncture, la��urbanisation rapide, la mondialisation sont des facteurs qui ont influencA�s les habitudes alimentaires de la majoritA� des africains. Par exemple, A� la��heure actuelle, plus de 40%de la population du continent vivent en zones urbaines. La population urbaine croA�t A� un rythme supA�rieur de plus de deux fois A� la moyenne mondiale. La classe moyenne se dA�veloppe A�galement ; elle a triplA� au cours des trois derniA?res dA�cennies. Son pouvoir d’achat, le changement de son style de vie et ses tendances de consommation jouent un grand rA?le dans le type de nourritures qui se trouve sur la table. Ce nouveau modA?le de consommation se caractA�rise en grande partie par de la nourriture emballA�e, rapide, importA�e et transformA�e.

Les sociA�tA�s transnationales agro-alimentaires comme NestlA� et Kraft ont perA�u trA?s tA?t les avantages A�conomiques qua��ils pouvaient tirer de leurs activitA�s dans les pays peuplA�s d’Afrique et en offrant des services A� une classe moyenne en essor et prA?te A� dA�penser. Lorsque les supermarchA�s commencent A� pousser un peu partout, offrant des aliments transformA�s et A� la portA�e de tous sur leurs A�tagA?res, certains assurant mA?me un service de 24/24, le message A�tait clair.

Tant que la population de l’Afrique continue de croA�tre et la pression alimentaire da��augmenter encore plus, il n’y a pas d’autre choix que de trouver de nouveaux substituts et de diversifier les sources da��alimentation. Qua��y a-t-il de plus facile en ce cas que da��aller vers la��alimentation locale?Revenir aux divers rA�gimes alimentaires traditionnels aiderait A� lutter contre de nombreuses maladies et l’insA�curitA� alimentaire.

INVERSER LA TENDANCE

Sa��agissant de la sA�curitA� alimentaire, l’Afrique abrite plus de 874 millions d’hectares de terres propices A� la production agricole atarax without prescription . Avec moins de 10% des terres arables actuellement utilisA�es pour la production alimentaire, des possibilitA�s existent d’A�tendre ces superficies pour augmenter la production locale. Seulement 6% des terres arables en Afrique sont irriguA�es, pour autant, le continent peut irriguer prA?s de 40 millions d’hectares (10%) et stimuler la production agricole de 50%.

Un si immense potentiel agricole inexploitA� peut tout changer. Il est vrai qua��il reste aux pays africains da��importants progrA?s A� faire pour ajouter de la valeur aux produits agricoles primaires. Les pays du continent reprA�sentent ensemble moins de 10% de la crA�ation de valeur ajoutA�e A� la��A�chelle mondiale et le rapport coA�t des A�changes / production est de 12% pour la��Afrique, contre 4% pour l’Europe occidentale, ou 7% pour l’AmA�rique latine.

GrA?ce A� des investissements et des partenariats public-privA� adA�quats en matiA?re de recherche-dA�veloppement, la diversitA� gA�nA�tique et la qualitA� nutritionnelle des cultures locales peuvent A?tre assurA�e.

Augmenter la production d’aliments locaux pourrait permettre de rA�duire les coA�ts. Davantage de pays devraient peut-A?tre tirer les leA�ons de la politique nigA�riane d’intA�gration du manioc, qui favorise la farine A� pain composite constituA�e de la farine de manioc et celle de blA� et permettant de produire du pain plus sain. Cette politique sa��est traduite par la rA�duction des importations de blA� en introduisant la farine de manioc. La production et la transformation du manioc national ont A�tA� stimulA�es et des emplois crA�A�s.

De futures politiques alimentaires ne seront efficaces que si elles sont A�laborA�es de concert avec les secteurs agricole et de santA� et qua��elles intA?grent les apports de ces secteurs.

Des campagnes de sensibilisations dynamiques doivent A?tre menA�es en faveur de rA�gimes alimentaires plus sains. On peut A� cet A�gard sa��inspirer de la CorA�e du Sud, qui, il y a vingt ans, avait organisA� une grande campagne da��A�ducation du public destinA�e A� rA�duire les taux da��obA�sitA�, en favorisant la��alimentation traditionnelle pauvre en sel, en graisses et en huiles et riche en lA�gumes.

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