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Les peuples indigA?nes sont les meilleurs protecteurs de la nature

Accueil / international / 19 janvier 2015

A� travers le monde, des politiques de conservation de zones naturelles sont souvent un alibi pour accaparer les terres et exploiter les forA?ts. Il est temps de repenser la A�A�conservationA�A�, en la��associant aux peuples indigA?nes qui restent les meilleurs dA�fenseurs du monde naturel.


A�A�La guerre la plus juste de toutes est certainement la guerre contre les sauvages, mA?me sa��il se pourrait bien que ce soit aussi la plus terrible et la plus inhumaine. Le rude et fier colon qui arrache le sauvage A� sa terre sa��acquitte da��une dette envers la��homme civilisA�… Il est da��une importance capitale que la��AmA�rique, la��Australie et la SibA�rie sortent des mains des propriA�taires indigA?nes rouges, noirs et jaunes, et qua��elles deviennent le ferment des races qui dominent le mondeA�A�, Theodore Roosevelt, The Winning of the WestA�: BookIV order nolvadex (1896).

DiversitA� humaine et diversitA� biologique ne sont pas incompatibles

Depuis son origine, la a�?conservation de la naturea�� a toujours privilA�giA� la protection de la��environnement naturel contre une activitA� humaine prA�tendument destructrice. Cet acharnement sa��est matA�rialisA� par la crA�ation da��espaces protA�gA�s dans le monde entier.

Qua��il sa��agisse des parcs naturels de Yosemite et Yellowstone aux Etats-Unis au XIXe siA?cle ou encore des nombreuses aires protA�gA�es actuelles, cette volontA� de prA�server sous cloche une a�?nature sauvagea�� a provoquA� la��expulsion da��un grand nombre de populations. Parmi elles, les peuples indigA?nes, qui payent trA?s cher cette volontA� de rendre les espaces protA�gA�s vierges de toute prA�sence humaine. Pourtant, la diversitA� humaine et la diversitA� biologique sont loin da��A?tre incompatibles.

Les peuples indigA?nes sont A�troitement liA�s A� la��environnement et au territoire dont ils dA�pendent, dont ils prennent soin et dont ils tirent tous leurs moyens de subsistance depuis da��innombrables gA�nA�rations. Lorsqua��ils en sont sA�parA�s, toutes leurs traditions, leurs savoirs, leurs croyances et par-lA� mA?me leur identitA� disparaissent.

Une « prA�servation » qui chasse les hommes

Dans la plupart des cas, la conservation, telle qua��elle est pensA�e aujourda��hui, ne fonctionne pasA�: non seulement elle ne parvient pas A� protA�ger la��environnement mais elle nuit aux peuples.

Son A�chec sa��explique par le fait que la��image positive qua��elle vA�hicule dans les pays industrialisA�s est loin de correspondre A� celle qui est perA�ue sur le terrainA�: au niveau local, elle est simplement vue comme une autre forme de colonialisme, qui tire avantage de la��accaparement des terres, du tourisme de masse (commercialisA� sous un label a�?A�coa��), de la chasse aux trophA�es, de la production de biocarburants, et mA?me de la��exploitation forestiA?re et miniA?re.

Au Cameroun, les a�?PygmA�esa�� baka qui sont expulsA�s de leurs terres au nom de la conservation sont rA�primA�s en tant que braconniers sur leurs propres terres et victimes de graves abus de la part de gardes forestiers qui bA�nA�ficient du soutien financier da��une grande organisation de conservation.

En Inde, les peuples tribaux qui ont toujours coexistA� avec les tigres sont soumis A� da��A�normes pressions pour quitter leurs territoires au nom de la protection des tigres. Les rA�serves de tigres ne sont qua��un alibi A� la��accaparement de terres et A� la��exploitation forestiA?re.


– Bushman. Sur le t-shirtA�: « Nous ne sommes pas des braconniers, nous chassons pour survivre. »A�

Au Botswana, les Bushmen ont A�tA� expulsA�s de leurs terres du dA�sert du Kalahari pour prA�tendument prA�server la faune. Pourtant, la a�?zone de conservationa�� de laquelle ils ont A�tA� A�vincA�s sa��ouvre A� la��exploitation diamantifA?re, au tourisme de luxe et A� la fracturation hydraulique. Et rien ne prouve que la chasse que pratiquent les Bushmen soit nA�faste pour la faune du Kalahari.

Il en va de mA?me en Asie du Sud-Est, oA? en ThaA?lande, un demi-million de personnes sont menacA�es da��expulsion au nom de la protection des forA?ts et des bassins fluviaux.

Imposer un modA?le dominant

Si ces expulsions ont lieu, ca��est parce que le modA?le dominant de la conservation sa��appuie sur la crA�ation de zones protA�gA�es non habitA�es, telles que des parcs nationaux, des sanctuaires et des rA�serves naturelles. Une telle conception repose largement sur la��hypothA?se selon laquelle les populations autochtones sont incapables de gA�rer leurs terres de faA�on a�?durablea��, pratiquent la sur-chasse, le sur-pA?turage, et A�puisent les ressources de leurs terres.

Mais cette conception rA�sulte A�galement de la volontA�, A�minemment raciste, de plusieurs gouvernements da��intA�grer, de moderniser et de contrA?ler les peuples indigA?nes de leurs pays.

Les rA�glementations nationales sont donc conA�ues pour imposer la��expulsion des populations autochtones et les forcer A� adopter de nouveaux modes de vie, une agriculture plus intensive, A� se sA�dentariser et A� renoncer A� la propriA�tA� collective de leurs terres dans la��espoir qua��elles se fondront un jour dans la sociA�tA� nationale dominante.

Les peuples indigA?nes, meilleurs dA�fenseurs du monde naturel

Au lieu de valoriser et de tirer profit de la��A�troite relation que les peuples indigA?nes entretiennent avec leur environnement, on prA�fA?re les expulser. Lorsque des habitats forestiers sont dA�gradA�s ou que des espA?ces ont disparu, on incrimine gA�nA�ralement les peuples indigA?nes pour lesquels la nature est leur a�?chez soia��, au lieu de dA�noncer les vA�ritables coupables tels que les braconniers, les bA�cherons clandestins ou bien la��industrie du tourisme a�� tous ayant de puissants alliA�s a�� sans parler des programmes de dA�veloppement comme la��agroforesterie, les mines ou les barrages.

Bien entendu, la protection de la��environnement reprA�sente un enjeu fondamental pour la planA?te et pour tous les A?tres vivants. Or, la��expulsion des peuples indigA?nes des zones protA�gA�es dans le but da��y prA�server la faune peut sa��avA�rer nocive pour le maintien de la biodiversitA�. En Amazonie par exemple, il a A�tA� prouvA� que lA� oA? les peuples indigA?nes ont pu conserver leurs territoires, la forA?t est mieux protA�gA�e que nulle part ailleurs.

La conservation nA�cessite un changement radical, elle peut a�� et elle doit a�� A?tre pensA�e diffA�remment, conformA�ment au droit international, et prA�voir toutes les mesures nA�cessaires pour garantir la survie des peuples indigA?nes. Elle doit sa��appuyer sur leur expA�rience et leur expertise car ils savent, mieux que quiconque, prendre soin de leur environnement. Ils sont les meilleurs dA�fenseurs et les meilleurs gardiens du monde naturel.
reporterre

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