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La��EMBOUCHURE DU FLEUVE CASAMANCE Une catastrophe en dormance !

Accueil / catastrophe / 2 février 2015

Le taux macabre deA�mortalitA� vA�gA�tale, la salinisation et la��engloutissement des riziA?res de mA?me que la dA�localisation du grand fA�tiche du village de Nikine ne sont que la face visible de la��intrusion marine trA?s avancA�eA�au niveau de la��embouchure du fleuve Casamance, qui depuis, attend non seulement A�une riposte antiA�rosive pour stabiliser le cordon A�DjimbA�ring, Nikine et Carabane, mais A�galement la mise en A�uvre annoncA�e du plan A�A�OrioA�A�, afin de freiner A�la��ensablement du chenal qui mA?ne au portA�et A� la gare maritime de A�Ziguinchor.

fleuve casamance

Le mercredi 2 mai 2012, Aline SitoA� Diatta sa��est enlisA� sur un banc de sable, A� hauteur de la��embouchure du fleuve Casamance. Il a fallu plus de trois heures de manA�uvres entre la��A�quipage du navire et le commandement de la base marine da��Elinkine pour que le bateau se remette A� flot en direction de Ziguinchor.

Une semaine auparavant, un autre bateau sa��A�tait A�A�embourbA�A�A� au mA?me endroit. Au-delA� de cesA�ensablements, A�ca��est toute la problA�matique de la forte A�rosion cA?tiA?re au niveau du littoral, entre Cap-skirring, DjimbA�ring, DioguA� et Nikine, long de prA?s de 30 kilomA?tres, qui empA?che les populations de dormir. A�A�La vitesse de dA�capage de notre cA?te est tout A� fait inquiA�tante. Par endroit, il atteintA�une vitesse de 3m par anA�A�, se dA�soleA�Tombon GuA?ye, prA�sident de la commune de DjimbA�ring. Si au niveau deA�la rive Cap-Skirring-DjimbA�ring, des dispositions ont dA�jA� A�tA� prises pour retarder ce phA�nomA?ne, ca��est surtout sur le cordon entre DjimbA�ring et Carabane que le phA�nomA?neA�prend de la��ampleur.

TrA?s vulnA�rable du fait notamment de la��existence dans cette zone da��une A�A�roche meubleA�A�, le littoralA� ne rA�siste plus aux assauts rA�pA�tA�s des eaux de la��embouchure du fleuve Casamance et de la��ocA�an atlantique. Entre 2004 et 2012, ce sont en tout prA?s de 15 kilomA?tres de terre qui ont A�tA� avalA�s par la mer, a indiquA� Lat Grand Dione, chef de la Brigade des Eaux et ForA?ts de Cabrousse. Les consA�quences sont de plusieurs ordres. Sur le plan A�cologique, la��on assiste, depuis, A� un taux trA?s A�levA� de mortalitA� vA�gA�tale, de dA�structuration macabre de la��A�cosystA?me occasionnant une intrusion marine trA?s avancA�e au niveau des riziA?res de Nikine, jadis chantA�es par tous.

Ce qui, au demeurant, les rend impropres A� la��agriculture. A�A�Les consA�quences sont aussi da��ordre socioculturel. Le grand fA�tiche du village de Nikine a A�tA� dA�localisA�A�A�, relA?ve le maire de DjimbA�ring. La��environnementaliste Tombon GuA?ye prA�dit que si une riposte efficace na��est pas entreprise pour stabiliser le cordon entre DjimbA�ring et Carabane, des villages comme Nikine, A� la��embouchure du fleuve Casamance, risquent da��A?tre effacA�s de la carte nationale, da��iciA�moins de 5O ans.

Le dragage du fleuve Casamance en questionA�!

Loin de constituer une fatalitA�, la��A�rosion cA?tiA?re au niveau du cordon Cap-skirring-DjimbA�ring-Nikine-Carabane qui, demain, aura raison de la navigabilitA� sur le fleuve, peut trouver une rA�ponse dA�finitive. Encore faudrait-il que les pouvoirs publics, les partenaires ainsi que les populations se mettent A� la��A�uvre. Ca��est tout le sensA� qua��il faut accorder aux multiples journA�es de reboisement de filaos, une espA?ce qui rA�siste au sel, A� la brise, au bA�tail et A� la��insuffisance de la pluviomA�trie, organisA�es par la dA�funte CommunautA� rurale de DjimbA�ring pour, dit-on, A�A�retarder uneA�catastrophe en dormanceA�, mais A�galement freiner net la��ensablement inquiA�tante de la��embouchure du fleuve Casamance.

Selon Mactar Fall, il faut draguer le fleuve Casamance. Sa��exprimant, le 2 mai 2012, jour de la��enlisement de Aline SitoA� Diatta, le commandant dudit bateau avait plaidA� pour le dragage du fleuve, afin, dit-il, da��A�viter tout risque da��A�chouage des navires sur les bancs de sable. A�A�Il faudrait que le fleuve soit draguA�. Tant que le fleuve ne sera pas draguA�, des incidents pareils risqueront A� tout moment de se produire, que ce soit pour A�le bateau Aline SitoA� Diatta ou tout autre navire qui emprunte ce chenala��a��, avait-il A�demandA�. A�A�Cela arrivait aux autres. Aujourda��hui, ca��est A� nousA�A�, avait ajoutA� le commandant non sans toutefois soulignA�A�avoir attirA� A� plusieurs reprises la��attention du gouvernement sur la��ensablement du chenal.

Le plan A�A�OrioA�A�A�rangA� aux oubliettes

A travers ces propos du commandant Fall, ca��est toute la problA�matique du dragage de fleuve Casamance qui est ainsi posA�e. Pourtant, la��Etat avait projetA� la mise en A�uvre du plan A�A�OrioA�A�. A�Un projet de prA?s de 21 milliards de francs CFA, fruit de la coopA�ration entre la��Etat du SA�nA�gal et les Pays Bas. Outre A�le dA�senclavement de la rA�gion mA�ridionale du pays, le projet avait pour objet de faire du port de Ziguinchor, un pA?le de dA�veloppement A�conomique et social pour Ziguinchor, SA�dhiou et Kolda. Il visait aussi le renforcement de la��intA�gration sous rA�gional.

Les travaux prA�vus dans le cadre dudit projet consistaient, par ailleurs, A� draguer le fleuve Casamance A� une profondeur de sept mA?tres avec une largeur de chenal de quatre cents (400) mA?tres, de mettre en place des outils modernes da��aide A� la navigation sur le chenal, de rA�aliser une zone hydrocarbures da��une capacitA� de stockage pouvant satisfaire les besoins de la rA�gion naturelle de Casamance et des pays limitrophes.

Le plan A�A�OrioA�A� devait, autrement, permettre la crA�ation da��un entrepA?t de conditionnement et de stockage des fruits et lA�gumes au port de Ziguinchor, ainsi que la construction da��un port de pA?che A� Boudody (Ziguinchor). Il A�tait A�galement prA�vu de rA�habiliter les infrastructures du port de Ziguinchor pour qua��il puisse recevoir des navires de grande taille. Celui-ci devait A?tre dotA� de bA?timents administratifs et de complexes frigorifiques pour amA�liorer sa gestion. Par ailleurs, des infrastructures da��accostage devaient A?tre rA�alisA�es au quai de dA�barquement de poissons de Boudody pour que ce dernier reA�oive des pirogues de grande taille, de mA?me que des A�quipements pour le traitement du poisson, dans des conditions da��hygiA?ne et de sA�curitA� requises par les normes de la��Union europA�enne.

Une A�A�zone hydrocarburesA�A� avait A�aussi A�tA� annoncA�e dans la ville pour stocker de la��essence, du gasoil, du kA�rosA?ne et du fuel lourd pour les bateaux et sociA�tA�s. Cette amA�lioration netteA�de la navigabilitA� sur le fleuve Casamance devaitA� permettre au port de sa��ouvrir au reste du pays. A la��A�vidence,A� les produits non ligneux, ceux deA�la��agroforesterie, de la pA?che et des autres secteurs devaient A�galement A?tre A�vacuA�s plus facilement, en grande quantitA� et sans risques de pourrissement partout dans le monde. Malheureusement, ce projet, comme tant da��autres annoncA�s en Casamance, semble rangA� dans les tiroirs de la��oubli au moment ou la��Etat prA?ne la territorialisation des politiques publiques pour un SA�nA�gal Emergent. atarax reviews Watch raavanan tamil movie online acquire Flomax


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