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ZONE DES NIAYES Les populations dA�crient une exploitation abusive de la ressource

Accueil / agriculture-peche-foret / 12 mars 2015

AprA?s sa��A?tre accaparA�s des terres arables de la zone, les industriels implantA�s dans la rA�gion de ThiA?s disputent la ressource eau aux agriculteurs des Niayes qui assurent 80 % de production nationale en lA�gumes. Selon les populations, la��exploitation A� outrance de ladite ressource par ces unitA�s industrielles se traduit par la��affaissement de la nappe phrA�atique avec des consA�quences terribles sur la disponibilitA� de la��eauA�pour les activitA�s agricoles.
Keur Mbir Ndao est une petite bourgade de la commune de Diender, dans le dA�partement de ThiA?s. Dans cette localitA� A� vocation agricole, la��eau se fait de plus en plus rare. Pour cause, disent les populations, la��exploitation A� outrance de ladite ressource par les unitA�s industrielles implantA�es dans la zone. Une exploitation A� outrance qui se traduit par la��affaissement de la nappe phrA�atique avec des consA�quences terribles sur la disponibilitA� de la��eauA� pour les activitA�s agricoles. En effet, selon Samba Faye, un producteur de la localitA�, A� cette situation de rarA�faction de la��eau dont souffrent les maraA�chers et arboriculteurs vient sa��ajouter les difficultA�s qua��A�prouvent les femmes pour accA�der A� la��eau potable. Ce, da��autant, fait-il savoir, que lA� oA? il fallait, jusque dans un passA� rA�cent, creuser trois mA?tres pour atteindre la nappe, il faut aujourda��hui aller jusqua��A� 14 mA?tres de profondeur. Pis, poursuit-il, les services offerts par la SA�nA�galaise des eaux (Sde) ne sont pas ce qua��ils devraient A?tre. A�La��eau ne coule des robinets qua��aux environs de 3 heures du matin et pourtant ce sont les populations qui se sont cotisA�es pour payer les frais de la pose des conduites da��eau des installations du Lac de Guiers A� Keur Mbir NdaoA�,A�dit-il.
Toutes ces difficultA�s, si la��on en croit les populations, ont commencA� A� se faire jour avec la��implantation des unitA�s industrielles sur le plateau de ThiA?s et particuliA?rement dans la zone de Pout. Une vision confortA�e par la��Ong Aran, Association des ruraux agriculteurs de Notto et le mouvement « citoyen vigilant » qui accompagnent les populations dans leur souffrance. Pour ces derniA?res, les analyses sont avA�rA�es et le constat da��A�puisement de la nappe est bel et bien prouvA� avec la forte consommation da��eau da��industries comme KirA?ne, les Industries chimiques du SA�nA�gal (Ics), la Cimenterie Dangote, entre autres. Cette derniA?re, signalent-t-ils, a A�tA� autorisA�e A� installer dans cette mA?me zone de Pout Nord sa centrale A�lectrique A� refroidissement par eau. Ainsi, A� elle seule, elle consomme 1,5 million mA?tres cubes da��eau. Ce qui correspond, disent-ils, A� 10 % de la��eau exploitA�e par la Sde dans cette dite zone pour alimenter la capitale. Pour dire toute la gravitA� de la situation quand on sait que 80 % de production nationale en lA�gumes proviennent de cette zone des Niayes.
Pour Gnagna Sy, coordonnatrice du mouvement « Citoyen vigilant »A�la problA�matique est lA� et sa��impose da��elle-mA?me. Car, nul na��ose aujourda��hui soutenir en ignorer. Les A�tudes de la Banque mondiale en 2009 ont A�tA� assez A�loquentes A� cet effet. Et Mme Sy de poursuivre pour dire que les pouvoirs A�tatiques ne peuvent pas soutenir qua��ils ne sont pas au courant de ce phA�nomA?ne puisque qua��ils ont eux-mA?mes commanditA�es des A�tudesA�oA? les recommandations de la Banque mondiale sont sans A�quivoque. Des recommandations relatives A� un repos de la nappe qui est trA?s sollicitA�. A dA�faut, elle risque de sa��affaisser drastiquement da��ici A� 2039. La consA�quence en serait alors une remontA�e de la��eau salA�e. Ce qui se traduirait indubitablement par une catastrophe pour une zone A� vocation agricole comme celle des Niayes. Aussi, les populations et leurs partenaires da��estimer que cette gestion hasardeuse de la ressource eau est en porte A� faux avec le programme da��autosuffisance alimentaireA� portA� par la��Etat. Car, ce A� quoi ils sont en train da��assister ca��est une situation qui met en scA?ne des industriels qui sa��accaparent des terres arables et disputent la ressource eau aux agriculteurs. Une tendance qui, si elle persiste, risque de rA�duire ces agriculteurs A� de simples employA�s industriels. Topamax sales 2009 buy atarax buy Bentyl


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