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L’AFRIQUE DE L’OUEST ENGAGA�E DANS LES LUTTES PAYSANNES

Accueil / agriculture-peche-foret / international / 26 avril 2015

L’initiative sous rA�gionale CULTIVONS en Afrique de la��Ouest s’est joint A� la mobilisation du 17 avril 2015, pour marquer la journA�e mondiale des luttes paysannes lancA�e par Via Campesina.
L’idA�e est de soutenir les diffA�rentes initiatives prises dans les pays de la sous-rA�gion A� cette occasion. Ouestaf News, qui reste fidA?le A� son engagement de faire entendre les voix africaines sur les grandes questions de dA�veloppement, vous propose ci-dessous l’intA�gralitA� de la dA�claration.

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« La��annA�e 2015 devrait constituer une annA�e charniA?re pour les exploitations familiales qui sont au cA�ur des prA�occupations de CULTIVONS. En effet, aprA?s avoir pris au niveau continental des engagements forts lors du Sommet de la��UA A� Malabo en juin 2014 (A�radication de la faim da��ici 2025, rA�duction de moitiA� de la pauvretA�, augmentation de la productivitA� agricole, amA�lioration de la redevabilitA� des politiques agricoles, dynamisation du marchA� intA�rieur africain), les Etats da��Afrique de la��Ouest ont la��occasion de profiter des 10 ans de la politique agricole commune (ECOWAP) lancA�e par la CEDEAO en 2005 pour mener une A�valuation complA?te et critique des avancA�es rA�alisA�es mais aussi et surtout des difficultA�s et retards quant A� la mise en A�uvre des ambitions de transformation agricole et de prospA�ritA� partagA�e.

CULTIVONS se questionne aussi fortement sur la mise en route de Tarif ExtA�rieur Commun (TEC) depuis janvier 2015 ou encore la signature de la��Accord de Partenariat Economique (APE) en Afrique de la��Ouest au cours de cette annA�e. La CEDEAO et ses Etats membres sont-il prA?ts A� faire le grand saut dans la��A�conomie mondiale alors que leurs secteurs de la��agriculture et de la��A�levage ont besoin en prioritA� da��A?tre renforcA�s, soutenus et accompagnA�s ? La CEDEAO et ses membres ont-ils bien A�valuA� les bA�nA�fices espA�rA�s au regard des pertes assurA�es ?

Pour CULTIVONS, la prioritA� est et demeure toujours la dA�fense des acteurs familiaux de la��agriculture et de la��A�levage dans la rA�gion, et la promotion des fruits de leur labeur afin de faire du slogan A� produisons local, consommons local A� une rA�alitA� de la transformation agricole de la sous-rA�gion. En effet, ce sont ces millions de personnes qui travaillent pour notre alimentation qui doivent A?tre au cA�ur de la��action de la CEDEAO et non les promesses illusoires de la��ouverture au commerce international ou encore des partenariats public privA�s (PPP), qui ouvrent la porte A� des grands investisseurs marginalisant les exploitants locaux. Pour CULTIVONS, la promotion de la��agriculture dans la rA�gion passe par quatre enjeux clA�s sur lesquels il est temps que la CEDEAO pA?se de tout son poids pour influencer la��agenda de ses Etats membres :

Des investissements responsables au profit de la��Agriculture familiale

a�?a�� Tout en approuvant les engagements renouvelA�s da��augmentation des investissements publics agricoles A� Malabo, la��enjeu est A� prA�sent da��adopter des mA�canismes de suivi clairs et transparents pour analyser la performance des politiques et budgets agricoles. La CEDEAO et ses membres doivent se focaliser sur la dA�finition, la��appropriation partagA�e et la��utilisation systA�matique da��indicateurs forts de la��efficacitA� des programmes de dA�veloppement agricoles au profit de la transformation qualitative des exploitations familiales dans leurs filiA?res prioritairesa��a�� explique Godswill Aguiyi, Chef du dA�partement agriculture de la National Association of Nigerian Traders (NANTS)

Un accA?s A�quitable A� la terre pour les femmes rurales

a�?a��Contrairement A� la croyance populaire, les communautA�s rurales ne demandent qu’A� A?tre des acteurs de changement pour que les femmes agricultrices jouissent effectivement de leurs droits d’accA?s aux ressources et participent A� la prise de dA�cision en vue du dA�veloppement de tout le potentiel du monde rural. Offrons-leur l’opportunitA� d’agir en levant les contraintes traditionnelles et sociA�tales qui limitent leur accA?s A� la terre. Il convient de nA�gocier cet espace au sein des communautA�s tout en adoptant des politiques incitatives, du niveau national jusqu’A� la CEDEAO » affirme Kafui Kuwonu, chargA�e de programmes en chef au WILDAF Afrique de l’Ouest

Des mA�canismes efficaces pour une rA�elle stratA�gie a�?a��Faim ZA�roa��a��
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A� Pour A�radiquer la faim hors du continent da��ici 2025, il faudra faire plus que se focaliser sur la��accroissement de la productivitA� agropastorale. Une vA�ritable ambition a�?a��Faim zA�roa��a�� implique la mise A�uvre de systA?mes de protection sociale qui garantissent la satisfaction des besoins de base de plus de 20 millions de personnes qui risquent de dormir le ventre vide une bonne partie de la��annA�e. De mA?me, il importe de multiplier les rA�serves alimentaires de proximitA�, plus accessibles aux communautA�s, et de les articuler sur les rA�serves nationales et rA�gionales. Enfin, la��amA�lioration de la rA�activitA� des systA?mes da��alerte, aussi bien A� la��A�chelle communautaire qua��au niveau national et rA�gional, dA�pend de la��implication de toutes les parties prenantes, y compris les organisations paysannes, et de la��engagement sans failles des Etats pour en garantir le fonctionnement optimalA� rappelle Sidy GuA?ye Niang, conseiller rA�gional da��Oxfam pour la sA�curitA� alimentaire.

Une politique volontariste de promotion de la��A�levage et du pastoralisme

a�?a��MalgrA� certaines idA�es reA�ues, les pays sahA�liens investissent de moins en moins dans la��agriculture, en particulier dans la��A�levage. Ce secteur ne reA�oit en moyenne que 10% des dA�penses agricoles alors qua��il reprA�sente entre un tiers et la moitiA� du PIB agricole des pays du Sahel, le bA�tail A�tant la��un des principaux postes da��exportation vers les pays cA?tiers. Pire encore, lorsque la��on A�tudie les dA�penses dans la��A�levage, le pastoralisme est largement sous reprA�sentA�, il apparait comme un poste de dA�pense marginal. Pourtant, le pastoralisme domine la production animale et constitue la��unique mode de valorisation de vastes zones semi dA�sertiques du Sahel, il est temps da��avoir des politiques volontaristes pour remA�dier A� cette injusticea��a�� insiste Aliou Ibrahima, SecrA�taire gA�nA�ral de la��Association pour la Promotion de la��Elevage en Savane et au Sahel (APESS)

CULTIVONS demande donc A� la CEDEAO et ses Etats membres de redynamiser cette politique agricole commune et de construire les 10 prochaines annA�es autour de la mise en A�uvre concrA?te des engagements pris A� Malabo et ailleurs ! Pour soutenir les luttes paysannes autour de ces quatre enjeux majeurs, CULTIVONS et ses membres lancent aujourda��hui leurs propres A�valuations et analyses de la premiA?re dA�cennie de la��ECOWAP. Dans ce cadre, CULTIVONS et tous ses partenaires provoqueront des dA�bats, mA?neront des rencontres et seront da��une vigilance extrA?me pour sa��assurer que le chemin empruntA� par la CEDEAO et la��ensemble des acteurs ne sa��A�carte pas de la��objectif de transformation qualitative de la��agriculture paysanne et du pastoralisme, de la��A�radication de la faim et de la��amA�lioration gA�nA�rale des conditions de vie des ruraux ouest-africains ! acquire atarax


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