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Grosses inquiA�tudes sur le devenir des cA?tes sA�nA�galaises les A�nigmes de la loi sur le littoral

Accueil / catastrophe / erosion / 12 mai 2015

Terrou Baye Sogui, la��Anse Bernard, Soumbedioune ou la plage de Ngor, NdeppA� un peu plus au sud, le golfe, Saly ou Nianing pour Mboura�� Quel enfant du Cap vert, de Rufisque, de la Petite cA?te na��a pas connu ses plages fortes du littoral remplies de monde pendant les vacances scolaires. Cela, avant que le tourisme de masse ne vienne leur enlever ce petit charme da��antan, au nom de la rentabilitA� internationale. Une mer bleue, du sable plein les yeux, de la propretA� avec des coquillages blancs pour planter ce dA�cor, le bord de la��ocA�an A�tait un lieu de rA?ve. Mais, au fil des ans, il a bien changA�, sa��il ne pas simplement disparu sous le coup de la houle marine, de la��agression humaine et encore. A qui la faute ?

Un mA?me monde, mais presque partout, une stratA�gie du pire. Dans cette planA?te secouA�e par le volcanisme, les tremblements de terre et depuis quelques annA�es, les tsunamis, les cyclones, autre ouragans et tempA?te, les catastrophes sont souvent difficiles A� prA�voir au moment oA? les solutions sont souvent approximatives. Du SA�nA�gal A� Fukushima, la��A�tat actuel de la planA?te autour de ses tares, mA�rite une plus grande attention. Le SA�nA�gal et la��Afrique ne sont pas en reste. Et ici, depuis la disparition de la Pointe de Sangomar sur la Petite cA?te, la��Etat devrait avoir un A�il plus attentif sur la��avancA�e de la mer sur le continent et vice versa, des sociA�tA�s humaines sur la mer.

Si en ce mois de mars 2015, la terre a tremblA� du cotA� du NA�pal, A� Katmandou ravageant tout sur son passage, hier ca��A�tait ailleurs ; et cela ne date pas de 15 ans. Bali, Banda Aceh en IndonA�sie ont connu le terrible tsunami le 26 dA�cembre 2004, le SA�nA�gal non. Sans doute qua��avec la main de Dieu, cela na��arrivera pas ici, pense-t-on. Mais la��IndonA�sie et ses voisins na��ont pas oubliA� que la mer pouvait devenir folle da��un seul coup. Un soir, un matin, une nuit. Qui sait ? Le bilan est terrible : 230 000 morts. Ca��est le chiffre officiel des dA�cA?s confirmA�s dans la��ensemble de la��ocA�an Indien dA?s 2009, mais dix ans aprA?s, on compte toujours plus de 45 000 disparus ; ce qui porte le bilan global au-delA� de 275 000 victimes.

Le dA�sastre a fait plus de 1,7 million de sans abris. Les pays les plus touchA�s sont la��IndonA�sie (plus de 167 000 morts et disparus), le Sri Lanka (plus de 35 000), la��Inde (plus de 17 000) et la ThaA?lande (plus de 8 000). Et, malgrA� une aide internationale de 13,5 milliards de dollars reA�us, la rA�gion tremble encore au moins bruits venant de la��ocA�an. Ca��est le Le Japon a vu lui-mA?me en ce jour terrible du 11 mars 2011, un mur da��eau de 30 mA?tres sa��A�craser sur la centrale nuclA�aire de Fukushima, le SA�nA�gal pas encore. Le bilan sera pour le Japon, 235 milliards de dollars de dA�gA?ts et 25 millions de tonnes de dA�chets rA�pandus dans la��ocA�an.

Ici, pendant que les vagues da��oscillation et de translation menacent tous les jours, les bords de la langue de Barbarie et les vieux quais de Saint-Louis, la��on se demande encore ce que veut dire une catastrophe littorale. La mer charge et recule au grA� des saisons, mais cela na��inquiA?te personne. Jusqua��A� quand, se demandent les spA�cialistes qui se battent pour A�veiller les consciences sur les risques qui guettent le littoral sA�nA�galais A� la moindre tempA?te tropicale ? Et pourtant, cela na��arrivera pas qua��aux autres, un jour si on na��y prend garde, la mer va se soulever. Le climat aidant, le pire na��est pas certains, mais les catastrophes sont A� prA�voira��

Les belles plages sur la cA?te ; un rA?ve de gosse aujourda��hui disparu na��ont pas A�tA� A�pargnA�es. Qui du tourisme ou du littoral a tuA� la��autre ? Au centre de palabres vertes appelA�es ici A� Green talks A�, la��Institut des mA�tiers de la��environnement et de la mA�trologie (Imem) soutenu par la Fondation Ecofund ont entretenu mercredi 29 avril, un dA�bat de fond sur la��A�rosion cA?tiA?re, ses causes, ses consA�quences et son impact sur la��A�conomie sA�nA�galaise et au-delA�, tout le continent africain. Au moment oA? la��Etat annonce la��arrivA�e A� imminente A� da��une loi sur la conservation littorale, le risque est grand, craint-on du cotA� des promoteurs touristiques et des spA�cialistes, que celle-ci na��arrive encore une fois, trop tard.

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Gouverner ca��est prA�voir, entend-t-on dire, mais sait-on prA�voir le pire dans les pays pauvres comme le SA�nA�gal ? Un dA�bat sain, houleux des fois sur un problA?me A�pineux ; toutes les thA?ses da��instituts et da��universitA� na��ont pas encore arrA?tA� la��A�volution de la��homme vers la��ocA�an et la��avancA�e de la mer sur les cA?tes. Le voilA� le sujet. Michel Robert, directeur de la��Espadon club, PathA� Dia, Directeur de TA�ranga, tous les deux des A�tablissements de la Petite CA?te A� Saly, Pape Goumba Lo, Directeur professeur A� la��Institut des science de la terre A� la��UniversitA� de Dakar, Gatta Ba, de la Direction de la��environnement et puis, Adams Tidjani, professeur A� la��UniversitA� de Dakar, Directeur de la��Imem. Dans le lot, quelques fA�rus des questions de dA�veloppement comme Henry Lo, ancien chargA� de programme au Crdi retournA� aujourda��hui A� la facultA� des sciences de la��UniversitA� de Dakar, des A�tudiants de la��Imem et de la��Institut des sciences de la��environnement et encore.

Le plus difficile dans le dA�bat, ca��est de trouver la relation entre les difficultA�s actuelles du tourisme et la��agression que la folie de la��immobilier a imposA� A� la cA?te sA�nA�galaise. Pour Pape Goumba Lo qui est aussi Directeur Centre ExpA�rimental de Recherches et da��A�tudes pour la��A�quipement (Cereeq), A� La plus grande incohA�rence est de penser aujourda��hui qua��on peut rA�gler les questions da��avancA�e de la mer sur le continent en partant simplement du mauvais exemple sA�nA�galais. Il sa��agit, a-t-il dit, da��un problA?me qui ne peut exclure ni la Gambie, ni la GuinA�e Bissau, encore moins la GuinA�e, la Sierra Leone et le LibA�riaa�� A�

Penser global, agir localement, tout le problA?me de la Direction de la��environnement et des A�tablissements classA�s et des acteurs qui se battent pour sauver les meubles est A� ce point. Mais, les africains se parlent-ils aujourda��hui pour sauver ce qui leur reste de cA?te et ce qua��ils qualifient A� tort ou raison, selon la terminologie de chaque pays, de littoral. Ca��est encore plus ardu quand on A�coute toutes les accusations des promoteurs hA?teliers, qui A� blancs A� comme neige, na��ont rien fait, na��ont contribuA� en rien A� la dA�gradation des espaces littoraux, eux qui en ont usA� et abusA� pour le seul plaisir du touriste qui dA�barque A� Dakar, Mombassa ou encore Casablanca pour A� mettre les pieds dans la��eau A�. aprA?s avoir longtemps profitA� des largesses des A�lus de complaisance issus de la rA�forme sur la dA�centralisation, avec la complicitA� de la SociA�tA� da��amA�nagement de la Petite cA?te (Sapco), les reprA�sentants da��hA?teliers qui se cachent derriA?re leur boulimie fonciA?re et da��argent na��ont rien A�pargnA� aux cA?tes africaines. Le SA�nA�gal en premier.

Dans ce contexte, de quels moyens disposent les pauvres agents de la Direction de la��Environnement et des A�tablissements classA�s ? Pour dire que les communes comme la��Etat ont aussi leurs responsabilitA�s dans la��affaire. Sans plan da��urbanisme au dA�veloppement da��une grande ville comme Mbour, comment voulait-on que la mer ne disparaisse pas sur tout le littoral depuis la Somone jusqua��A� Nianing en passant par le petit village de Warang.

En juin 1995, lors da��un grand sA�minaire sur les stratA�gies environnementales des villes africaines, la banque mondiale avait prA�vu au sortir du sommet de la terre de Rio, da��aider davantage toutes les villes qui lui soumettraient un projet allant dans le sens de protA�ger les zones les plus exposA�es. On na��en a plus jamais parlA� faute da��initiatives crA�dibles venant de ces villes sans gA�nie A� leur tA?te. Alors la cA?te, finalement, on peut en faire ce qua��on veut comme Wade la��a fait avec la destruction du stade Assane Diouf en face de la��ocA�an ; un projet que Macky Sall na��a pas annulA� et sur lequel, il a maintenu une sorte de statu quo.

ConnaA�tre la��histoire de la Petite cA?te servirait un peu A� la rA�ponse A� cette question. Combien de thA?ses, de projets de recherche ont A�tA� consacrA�e A� cette partie du pays. TrA?s peu. Mbour est une sorte de ville sans reflet.

Et comme la��a dit un directeur hA?tel prA�sent A� la sA�ance, A� comment voulez A�riger Saly en commune touristique et tuer la station balnA�aire qui dA�passe son seul cadre en allant jusqua��au domaine de Nianing et au Club Aldiana. A�

Ca��est le Directeur de TA�ranga, PathA� Dia qui sa��y colle. Le discours passe, mais quand mA?me, tous qua��ont-il fait pour arriver A� ce dA�sastre sur les cA?tes ouest-africaines aujourda��hui. A en croire celui qui est sur place depuis quelques dA�cennies, A� La situation va de mal en pis malgrA� les essais de solutions. Nous avons nos piscines qui sont remplies maintenant da��eau salA�e. Et, le projet de la Banque mondiale sur lequel nous fondons nos espoirs da��arrA?ter le phA�nomA?ne, ne devrait dA�marrer qua��en 2016. Mais avant, tous les hA?tels menacA�s auront disparu. A� Ce qui fA?che PathA� Dia lassA� da��attendre des solutions qui na��arrivent pas, A� ca��est la position dA�faitiste de la��Etat qua��on a fini par percevoir quand les autoritA�s au lieu da��essayer de trouver la solution, nous font la promesse de transformer la station balnA�aire de Saly en ville touristique. A mon avis se dA�sole le promoteur, ca��est une grosse erreur. A�

Henry Mathieu Lo, gA�ographe et environnementaliste de poser la question qui fA?che A� Vous est-il arrivA� de vous parler entre vous promoteurs sur ces questions graves de la prA�servation du littoral A�. Question sans rA�ponse. On est dans la diatribe contre la��Etat quand mA?me responsable, mais seula��

A ses cA?tA�s, un autre promoteur dA�A�u, pleure son hA?tel perdu, la��Espadon club, chantre de la pA?che sportive jusqua��au milieu de la dA�cennie 2000-2010. Aujourda��hui, Michel Robert affirme que A� La situation est plus qua��inquiA�tante A� Saly. La relance des activitA�s de notre hA?tel, explique le Directeur de la��HA?tel Espadon aujourda��hui en liquidation, nous avions projetA� de le faire avec un enrochement, mais il y a eu un effet boomerang qui a fait sa��envoler tous nos espoirs. Aujourda��hui, on ne peut plus faire de la pA?che qui A�tait notre principale activitA� du fait de la��ensablement et de la��enrochement sA�dimentaire, qui ont englouti toute la surface aux alentours avec la��ensablement qui donne la��A�quivalent de deux terrains de football dans des lieux oA? la profondeur de la mer pourrait atteindre jusqua��A� 30 mA?tres A�.

Bonne question, parce que la petite localitA� de Malicounda, au nom da��un conseil rural qui a hA�ritA� de tous ses A�difices au nom de la dA�centralisation et du transfert des compA�tences, a fini par enfoncer tout ce qui touchait A� ces espaces dans la poche de spA�culateurs. RA�sultat des courses, Mbour devenue une grande ville, est une citA� sans A�conomie, sans vie, donc morte. Quid De Warang oA? les maisons auxquelles ne restent que des pans de murs, tanguent sur la��eau. Alors Nianing ?

Sur cette nouvelle terre de feu, bienvenue sur le terreau de la prochaine crise sociale tant le chA?mage issu des fermetures da��hA?tels va replonger tous ces fils de paysans qui ne connaissent plus rien A� la terre, dans un univers dont ils ont oubliA� le petit des rudiments. Rien ne sa��y passe, Le Domaine de Nianing, dernier fleuron touristique de cette zone, a fermA� son parc et la station de vacances du bord de mer, dans la��attente de repreneurs crA�dibles qui ne se bousculent pas ; faute de touristes.

Comment dans ce contexte, pourrait-on parler de la��avenir du littoral et da��A�rosion cA?tiA?re ? De simple sujet de dA�bat de salon parce que nA�gligA� par la��Etat qui est dans tous les sommets environnementaux mondiaux, et les communes rurales qui sa��en moquent vraiment, qui peut revendiquer ce sujet ?

La cA?te, le littoral, ca��est quoi da��ailleurs en Afrique aux yeux des gouvernants ? Sinon un simple bout de terre dont se disputent des gens sans scrupule et sur lequel la��argent na��a pas da��odeur.

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