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Les 5 endroits les plus sales du SA�nA�gal

Accueil / alarme / catastrophe / dechets / proprete / 12 juillet 2015

Il y une rA?gle universelle dans la naissance des espaces de grande saletA� : plus une zone est peuplA�e de gens misA�rables qui n’y sont pas nA�s et n’y attachent qu’une importance A�conomique, plus elle est crasseuse. Ainsi, au SA�nA�gal, les localitA�s A� forte immigration en provenance de villages pauvres et ruraux sont souvent d’une saletA� innommable. Les activitA�s artisanales ou industrielles qui attirent ces dA�placA�s A�conomiques (qui souvent dA�cident de rA�sider tout autour) finissent de transformer certains lieux en dA�potoir. Nous avons choisi 5 villes, villages ou quartiers pour figurer dans ce palmarA?s des endroits les plus sales du SA�nA�gal avec le regret de n’avoir A� en sA�lectionner que 5. D’autres champions comme Mbour, Rufisque ou Yoff auraient pu y A?tre prA�sentA�s dans un Top 10….

Kaolack

entrA�e de Kaolack en provenance de Tambacounda

entrA�e de Kaolack en provenance de Tambacounda

EntrA�e de Kaolack en provenance de Tambacounda Kaolack ne pouvait que prendre la tA?te de ce palmarA?s des villes les plus sales du SA�nA�gal. Sans doute d’Afrique. Peut-A?tre mA?me que la capitale du Saloum aurait une chance de mA�daille aux mondiaux de la crasse avec un bidonville du Bangladesh ou du Pakistan. Il faut dire que la ville cumule toutes les sources de potentielles pollution : ville industrielle dans le centre du bassin arachidier, elle accueille plusieurs usines polluantes. Ville en bordure du Saloum, elle est entourA�e d’hectares de terres nues rongA�es par le sel laissant passer tous les sacs plastiques volants qui finissent par s’accrocher aux taudis ceinturant la citA�. Ville pauvre, elle est peuplA�e de prA?s de 200 000 habitants qui ont d’autres soucis que l’hygiA?ne publique. Ville d’immigration, elle accueille des milliers de nouveaux misA�rables illettrA�s chaque annA�e qui n’ont que faire de polluer de leurs dA�chets et eaux usA�es une ville qui n’est pas la leur.

Pour toutes ces raisons, cette citA� baignant dans les ordures est une dA�charge A� ciel ouvert qui la fait A?tre surnommA�e Kradolack. Kradolack la superbe. Kradolack la magnifique. Chaque annA�e une nouvelle A�pidA�mie nait dans les miasmes de cette ville crasseuse qu’il faudrait faire bouillir deux semaines A� 90A�C pour la dA�barasser de tous ses bacilles : A�pidA�mies de cholA�ra, de fiA?vre porcine, de paludisme… Rien ne lui est A�pargnA�. Number one du palmarA?s.

Yarakh

la baie de Hann A� Yarakh est un des lieux les plus dA�testables de la planA?te. Maudits de Dieu, le quartier et la plage sont recouverts de dizaines de tonnes d'immondices.

la baie de Hann A� Yarakh est un des lieux les plus dA�testables de la planA?te. Maudits de Dieu, le quartier et la plage sont recouverts de dizaines de tonnes d’immondices.

la baie de Hann A� Yarakh est un des lieux les plus dA�testables de la planA?te. Maudits de Dieu, le quartier et la plages sont recouverts de dizaines de tonnes d’immondices.Yarakh cumule elle aussi plusieurs sources de pollution. Cette localitA�, autrefois village de pA?cheurs lA�bous absorbA� depuis longtemps par Dakar de laquelle elle est devenue un quartier, est situA�e dans la baie de Hann au nord-est du centre-ville de la capitale sA�nA�galaise. Cette baie qui jadis A�tait un lieu paradisiaque, le seul oA? se baigner en toute sA�curitA� A� Dakar, fait dA�sormais partie des endroits les plus sales de la planA?te.

Les raisons sont diverses, endogA?nes et exogA?nes. EndogA?nes d’abord avec une activitA� de pA?che qui comme toujours au SA�nA�gal est particuliA?rement polluante : les dA�chets de poisson, tA?tes en putrA�faction qui dA�corent les plages et dA�gagent une odeur pestilentielle sont lA�gion ici. Aucun effort n’est jamais fait pour nettoyer les mA�faits de cette activitA�. EndogA?ne toujours avec l’absence de traitement des eaux usA�es domestiques et industrielles. Les foyers ainsi que les usines dA�versent chaque mois des millions de litres d’eau polluA�e directement sur la plage. ExogA?ne enfin avec le saupoudrage par le vent marin de tonnes de phosphates stockA�es sur le port de Dakar qui font pousser les algues devenues mutantes A� une vitesse vertigineuse. La plage est ainsi souvent recouverte de prA?s de 20cm d’algues en putrA�faction. Fin 2013, les « bailleurs de fond » (nda « les pays europA�ens ruinA�s qui continuent d’envoyer des milliards d’euros en pure perte en Afrique ») ont donnA� 33 milliards de francs CFA (50 millions d’euros) pour dA�polluer la baie. Les 10% de cette somme qui resteront aprA?s l’achat de 4×4, les pots-de-vins et des rA�trocommissions serviront A� acheter un tracteur pour racler les tA?tes de poissons une fois par mois et pour financer des actions de « sensibilisation » A� destination de pA?cheurs et de familles qui n’en ont rien A� faire. La mA�daille d’argent de ce palmarA?s revient donc tout naturellement A� Yarakh.

Generic imdur 30 mg Guet N’dar

plage de Guet N'dar cA?tA� mer. Bidons qui brA�lent, enfants dans les ordures et poulet coprophage ! Le cadavre d'un mouton complA?terait normalement le tableau.

plage de Guet N’dar cA?tA� mer. Bidons qui brA�lent, enfants dans les ordures et poulet coprophage ! Le cadavre d’un mouton complA?terait normalement le tableau.

plage de Guet N’dar cA?tA� mer. Bidons qui brA�lent, enfants dans les ordures et poulet coprophage ! Le cadavre d’un mouton complA?terait normalement le tableauToutes les villes de ce palmarA?s ont de mA�moire d’homme un jour A�tA� propres. Toutes sauf Guet N’dar qui, aussi loin que la mA�moire des tA�moins octogA�naires peut aller, a toujours baignA� au milieu des immondices. La situation cependant s’est aggravA�e au fil des progrA?s de la science : invention du sac plastique volant, des produits chimiques dA�vastateurs, du moteur A� explosion, de l’allumette ou du pneu en caoutchouc. C’est donc pour son A�tat de saletA� autant que pour la durA�e de la performance que Guet N’dar figure A� une place de choix dans ce palmarA?s. Dans les rues et sur les plages de ce quartier de pA?cheurs saintlouisien de 22ha de superficie, des A�boueurs motivA�s pourraient sans doute rA�cupA�rer 2200 tonnes d’immondices. Une simple A�valuation visuelle permet en effet d’estimer l’ampleur du phA�nomA?ne A� 100 tonnes l’hectare. Mieux que le maA?s transgA�nique.

Curieusement le tourisme est peut-A?tre l’une des causes de ce record : A� quoi bon nettoyer le quartier puisque la crasse est une attraction touristique que les A�trangers ne manquent jamais de photographier en se pinA�ant le nez pour garder un souvenir… Rues, plages et rives du fleuve sont toutes concernA�es par la pollution directement gA�nA�rA�e par l’incivilitA� des familles et l’activitA� des pA?cheurs. Mais comme Dieu est grand et aime la planA?te et la propretA�, Guet N’dar sera d’ici quelques annA�es emportA� par les flots. Une grosse tempA?te conjuguA�e avec les grandes marA�es et la montA�e de 1cm du niveau des ocA�ans provoquera un nettoyage bien mA�ritA� de ce Guet N’dar dont dA�jA� la premiA?re rangA�e de maisons sur la plage est attaquA�e par la mer comme punition divine.

Djiffer

image des deux plages dA�tritus omniprA�sents et odeur mA�phistophA�lique.

image des deux plages dA�tritus omniprA�sents et odeur mA�phistophA�lique.

Djiffer capitale mondiale du « yet » et du murex ! Djiffer village en voie d’engloutissement. Ces deux assertions qui qualifient le village de Djiffer sont A� l’origine de l’A�tat d’insalubritA� dans lequel baigne le village. Celui-ci est situA� A� la Pointe de Sangomar, tout au bout d’une route qui menait 20km plus au sud jusqu’A� un certain jour de fA�vrier 1987 oA? une tempA?te transforma l’ancienne Pointe de Sangomar en une A�le dA�sormais situA�e A� 5km du village actuel de Djiffer. Aujourd’hui, au milieu des ruines des bA?timents engloutis (la mer continue de manger chaque jour quelques centimA?tres de village !) une population qui ne vit que de la pA?che vA�gA?te plongA�e dans un nuage de mouches et une atmosphA?re imprA�gnA�e A� tout jamais par l’odeur des poissons en train de fumer et des carcasses de coquillages en train de pourrir. Tous les hA?tels ont dA�sertA� le village et seuls restent aujourd’hui un ou deux campements semi-crasseux. La plage cA?tA� mer, oA? les pirogues ne dA�barquent pas, est jonchA�e de dA�tritus et sert de dA�potoir aux villageois, dA�potoir qui lui-mA?me fait office de garde manger aux moutons. CA?tA� Saloum, A� 100 mA?tres de la plage, c’est un paysage apocalyptique de mouches flottant sur des boyaux de poissons et coquillages mis A� sA�cher ou A� fumer sur des pilotis plantA�s sur une plage saturA�e d’un jus dont l’odeur ressemblerait A� du Nuoc-mA?m vietnamien mA�langA� A� de l’ammoniaque. La vision n’est pas plus rA�jouissante que l’odeur. Les ruelles sableuses de Djiffer sont A� l’image de ses deux plages : dA�tritus omniprA�sents et odeur mA�phistophA�lique.

Mbeubeuss

des milliers de SA�nA�galais viennent fouiller quotidiennement la dA�charge de Mbeubeuss A� la recherche d'un trA�sor recyclable

des milliers de SA�nA�galais viennent fouiller quotidiennement la dA�charge de Mbeubeuss A� la recherche d’un trA�sor recyclable

Des milliers de SA�nA�galais viennent fouiller quotidiennement la dA�charge de Mbeubeuss A� la recherche d’un trA�sor recyclable Nous avons vu, avec les premiA?res localitA�s de ce palmarA?s que certaines villes du SA�nA�gal sont des dA�charges A� ciel ouvert. Mais il existe au pays de la TA�ranga une dA�charge municipale « officielle » : la dA�charge de Mbeubeuss, 140 hectares d’immondices A� ciel ouvert. Mais, nous direz-vous, quoi de plus normal que le fait qu’une dA�charge soit sale ? La particularitA� de cette dA�charge est qu’elle est balayA�e par les alizA�s qui soufflent du nord vers le sud et transportent odeurs et sacs plastiques vers les zones urbaines A� proximitA� qui se retrouvent dans un environnement olfactif et visuel finalement trA?s proche de celui de la dA�charge. En outre, en lisiA?re des tas d’ordures, des hameaux habitA�s par des familles misA�rables tentent de vivre des dA�chets de Dakar. Certains ont mA?me fait fortune dans l’ordure (3500 personnes fouillent les dA�chets et y rA�cupA?rent pour 13 millions de CFA par jour…). Les visites nocturnes servent A�galement A� se dA�barasser des nouveaux-nA�s non dA�sirA�s (une dizaine de corps de bA�bA�s sont jetA�s dans la dA�charge chaque mois).

La dA�mographie galopante force les autoritA�s en charge du dA�potoir A� repousser chaque jour les limites du possible ! L’impossible ce sont le lac de Mbeubeuss et les nouveaux quartiers de Dakar qui ont poussA� ces derniA?res annA�es tout autour de la dA�charge. Ne pouvant raisonnablement pas pousser le contenu malA�fique des bennes jusque dans les jardins de Keur Massar de Malika ou Nimzat, c’est vers les eaux hivernales dA�sormais sataniques du lac de Mbeubeuss que les tracteurs poussent les millions de tonnes de nouveaux dA�chets.

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2 commentaires

sur 13 July 2015

Bravo pour cette initiative. C’est l’apocalypse qui est décrite ici, avec style et sans concession.

sur 17 June 2016

pourtant il aurait suffit que les habitant des ces zones acceptent le changement en changeant de compportement, et en nettoyant regulierement les rues pour que les choses changent



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