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Exploitation anarchique des forets casamanA�aises: le desert prend ses quartiers

Accueil / agriculture-peche-foret / alarme / catastrophe / 3 août 2015

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Le dA�sert, en Casamance, juste une question de temps ! Ce na��est pas de la fatalitA�, mais du bon sens, pour ne pas dire du rA�alisme froid, dictA� par une rA�alitA� qui crA?ve les yeux. La coupe anarchique de bois dans la rA�gion sud du SA�nA�gal, avec, au quotidien, le ballet de centaines de camions remplis de troncs da��arbre, prenant la direction du nord et centre du pays, et de la Gambie oA? des chinois se sont installA�s pour faire dans le trafic de bois, avec la complicitA� da��hommes da��affaires vA�reux SA�nA�galais et Gambiens qui ne pensent qua��A� faire du profit. Les forA?ts casamanA�ais sont exploitA�es en toute impunitA�, parfois devant le regard mA�dusA� da��agents des Eaux et ForA?ts qui manquent presque de tout pour faire face A� ce banditisme forestier. Imaginez un seul agent pour surveiller la forA?t de tout un arrondissement, vous comprendrez aisA�ment la��impossibilitA� de la mission. Pendant ce temps les bandits, parfois A� col blanc, sa��en donnent A� cA�ur joie, sans se soucier de la��univers qua��ils vont lA�guer aux gA�nA�rations futures. Ils sont frappA�s de cA�citA� et na��ont da��horizon que leurs intA�rA?ts A�goA?stes.

Notre envoyA� spA�cial est allA� A� la rencontre du Commandant Djmanga DiA�dhiou, inspecteur rA�gional des Eaux et ForA?t de Ziguinchor, celui qui assiste, au quotidien, impuissant, A� la��avancA�e du dA�sert dans le sud du pays. Chronique da��un dA�sert qui avance A� une vitesse lumiA?re.

A�DANS LE DEPARTEMENT DE SINDIAN, IL Na��Y A PLUS RIEN A COUPER DANS LA FORET. Ca��EST LE DESERT ! A� .

Ces mots sortent difficilement de sa bouche, tellement ils sont entrecoupA�s de silences. A� Ca��est le dA�serta�� A�, lA?che-t-il encore, comme traumatisA� ! Lorsque vous mettez cA?te A� cA?te les mots A�forA?t A� et A�dA�sert A�, ca��est en ce moment que vous pouvez imaginer le sentiment de dA�tresse qui traverse, tel une onde de choc, le Commandant Djmanga DiA�dhiou, inspecteur rA�gional des Eaux et ForA?t de Ziguinchor. La simplicitA� des mots utilisA�s pour rendre compte de la��agression quotidienne que subie la forA?t casamanA�aise, peut A�tonner, tellement le mal est profond. Peut-A?tre qua��il a compris que la��on peut A?tre A� profond A� en restant superficiel.

A�A FAIT FROID DANS LE DOS

Les statiques brandies par le soldat de la forA?t, font froid dans le dos. 320 billons de Teck, 134 billons de vA?ne, 186 billons de GmA�lina, 77 billes de caA?lcA�drat ont A�tA� saisis par les agents des eaux et forA?t de la rA�gion de ziguinchor dans la pA�riode de 2014-2015. Sans compter les 416 plateaux de caA?lcA�drat, les 189 plateaux de vA?ne, les 100 planches de vA?ne, les 224 poutrelles de bois rouge, les 150 Etais en Gmelina, les 717 Lattes de rA?niers, les 435 Madier de Teck, les 350 planches de Teck. A cela sa��ajoutent les 372 Quartiers de caA?lcA�drat. Quant au charbon de bois, 6295 sacs ont A�tA� saisis. La liste est loin da��A?tre exhaustive. Il ne peut en A?tre autrement, puisqua��au moment oA? il donne ces statistiques, da��autres arbres sont dA�cimA�s. Il en sera ainsi, tant que ces criminels succomberont A� la��appA?t du gain facilea��
AprA?s avoir donnA� ces chiffres, le commandant DiA�dhiou marque une pause dans le rA�cit, me fixe et remue la tA?te, avant de lA?cher ces mots : A�Quelque fois, ca��est un sentiment de dA�couragement qui ma��anime. Cette verte Casamance, que tout le monde magnifiait avant, est en train de perdre sa forA?t. Ceux qui sont responsables de cette situation, ne savent, peut-A?tre pas, ce qua��ils font. Ils sont mus simplement par des intA�rA?ts personnels. Mais sa��ils savaient ce qua��ils faisaient, ils ne la��auraient pas fait. Parce que finalement, ils ne seront pas les seuls A� subir les consA�quencesA�. Il marque A� nouveau une pause, puis enchaine : A�Ca��est vraiment un sentiment de regret et je ne sais comment la��exprimer. Ce na��est faute da��avoir sensibilisA� les populations. A chaque occasion, les services des Eaux et ForA?ts tiennent des rA�unions contre les feux de brousse, les coupes illicites de bois, mais rien. Quand vous prenez les gens la main dans le sac, ils vous disent : A�si je ne coupe pas les arbres de la forA?t pour vendre, je ne vais pas manger A�. Alors qua��ils peuvent faire autre choseA�, se dA�sole-t-il.

COMME DESARMEa��

Le dA�couragement se lit sur son visage. Comme dA�sarmA� devant le phA�nomA?ne de la coupe clandestine des arbres, il tente un baroud da��honneur. Ca��est ainsi que la dA�solation va A?tre transformA�e en A�nergie positive, en suscitant, chez le soldat de la forA?t, moult interrogations. Le commandant DiA�dhiou va ainsi se poser la question de la��origine, le pourquoi du comment, en allant au-delA� de la��acte de la dA�forestation pour en cerner le mobile. Il en arrivera A� cette conclusion : A�la��exploitation clandestine des forA?ts casamanA�aises est un problA?me qui est nA� de la dA�gradation des conditions de vie des populations rurales. Les hivernages successifs de ces derniA?res annA�es na��ont pas produit les effets escomptA�s chez les populations, les rA�coltes na��A�taient pas bonnes. Ca��est pourquoi beaucoup da��individus ont portA� leur dA�volu sur la forA?t. Certains ont pratiquement abandonnA� la��agriculture pour se jeter dans la��exploitation des forA?ts avec ou sans autorisation A�.

LE DRAME QUI SE JOUE a��

Comme si la bataille de la survie autorisait ce crime crapuleux contre la��environnement. Baisse de la pluviomA�trie, salinisation des riziA?res, dA�forestation et insA�curitA� due essentiellement A� la crise casamanA�aise, avec son lot de morts, de dA�placA�s, de terres et de vergers abandonnA�s. Autant da��A�lA�ments que le rA�cit du commandant DiA�dhiou a effleurA�s, comme sa��il invitait son interlocuteur A� un voyage spirituel dont la finalitA� est da��apprA�hender le drame qui se joue dans cette partie mA�ridionale du SA�nA�gal, qui faisait, jadis, des jaloux pour ses forA?ts luxuriantes. Aujourda��hui la��ombre da��elle-mA?mea��hA�las ! Et lorsque la��homme est dos au mur, il ne recule devant rien. La violence devient alors son arme, puisque la��enjeu du combat qua��il livre est la survie. Le soldat de la forA?t nous entraA�ne, ainsi, volontiers, sur le terrain de la cogitation pour comprendre les attitudes et comportements des exploitants clandestins de la forA?t casamanA�aise ; lesquels sont prA?ts A� tout, jusqua��au sacrifice suprA?me. Certains sa��en prennent aux agents des Eaux et ForA?ts qui veulent faire respecter la loi en matiA?re da��exploitation forestiA?re, lance le commandant DiA�dhiou. Pour ne laisser apparaA�tre un seul atome de sentiment de capitulation face aux A�assassins A� de la��environnement, la gestuelle se fait plus ferme. VolontA� de vA�rifier la devise des soldats SA�nA�galais : A�On nous tue, on ne nous dA�shonore pas A�, comme pour porter une estocade aux criminels de la��environnement : A�Autant ces personnes sont dA�terminA�es A� exploiter ces forA?ts pour leur survie, autant les services des Eaux et ForA?ts sont dA�terminA�s A� lutter contre le phA�nomA?ne da��exploitation clandestine. Rien qua��A� voir les quantitA�s importantes de bois saisies, cela vous donne une petite idA�e de la��ampleur du phA�nomA?ne A�, fait-il remarquer.

CRIMEa�� CONTRE LE TECK

Et de mettre A� nu la��appA�tit vorace des dA�linquants, parfois A� col blanc, qui ont jetA� leur dA�volue sur le bois de teck. Le commandant DiA�dhiou de remonter aux origines de cet arbre, objet da��attraction : A�Ca��est une espA?ce exotique, originaire de Birmanie, introduite au SA�nA�gal du temps de la colonisation. Et aprA?s la��indA�pendance, le service des Eaux et ForA?ts a continuA� A� planter ces arbres (teck). Beaucoup ne sont pas mA�rs, ca��est-A�-dire que la��A?ge da��exploitation na��est pas encore atteint. Mais voilA� que des gens viennent piller ces forA?ts uniquement pour leur propre poche, alors qua��elles ont A�tA� amA�nagA�es grA?ce aux ressources de la��Etat A�, dit-il, avant da��ajouter, dA�pitA�: A�Nous avons 30 forA?ts classA�es dans la rA�gion de Ziguinchor, dont 16 dans le dA�partement de Bignona. Les forA?ts de Tecks sont les plus touchA�es. Dans le dA�partement de Bignona, il na��y a plus de tecks qua��on peut exploiter. Tout a A�tA� coupA�. Les tecks qui restent sont des rejets, ca��est-A�-dire des arbres coupA�es et qui ont repoussA�. Mais tout a A�tA� dA�truit. Maintenant, les coupeurs clandestins se rabattent sur les forA?ts du dA�partement de Ziguinchor, ca��esta��A�-dire de Bissine et des Bayottes. Ces forA?ts sont durement A�prouvA�es par ce phA�nomA?ne de coupes clandestines. Il y a quelques forA?ts de MA�lina qui est une espA?ce exotique, dans le dA�partement de Bignona. Evidemment, les autres forA?ts naturelles oA? poussent les caA?lcA�drats, le linkA� et autres, sont A�galement touchA�es par ce phA�nomA?ne A�.

La��ACIDE POUR ASSECHER LES ARBRES

La forA?t casamanA�aise souffre aussi de la��exploitation du charbon de bois. Les coupeurs clandestins utilisent mA?me de la��acide pour prA�cipiter la��assA?chement des arbres. A Kafountine, ca��est le ballet, au quotidien, de centaines de camions chargA�s de bois destinA� A� alimenter les fourneaux gA�ants pour fumer le poisson, qui fait tressaillir les dA�fenseurs de la��environnement. Le commandant DiA�dhiou dA�clare, en ce qui concerne le charbon, que la zone la plus touchA�e dans la rA�gion de Ziguinchor, est Niaguis. A� Ca��est gA�nA�ralement des gens qui viennent des pays limitrophes que nous avons eu A� prendre A� plusieurs reprises. Ca��est vraiment dommage, alors qua��il y a une forA?t amA�nagA�e ici oA? on retire beaucoup de charbon de bonne qualitA�. Mais les gens prA�fA?rent aller dans le marchA� noir pour se procurer du charbon qui na��est pas rA�gulier. A Bignona A�galement, sporadiquement, il y a des zones oA? cette exploitation clandestine du charbon est signalA�e, surtout le long de la frontiA?re avec la GuinA�e-Bissau dans le dA�partement de Bignona A�

atarax reviews UNE JAKARTA CONTRE DES TRONCS Da��ARBRE

Les coupeurs clandestins qui laissent le dA�sert derriA?re eux, font mouvement vers des zones beaucoup plus avancA�es pour pouvoir avoir du bois. A�Il y a des gens qui coupent moyennant une moto Jakarta. Ca��est un phA�nomA?ne rA�el, surtout dans le dA�partement de Bignona. Ici dans la zone sud de la rA�gion au niveau de la frontiA?re avec la GuinA�e-Bissau, je na��ai pas cette information. Mais la��exploitation est intense dans ces forA?ts de teck A�, soutient la��inspecteur rA�gional des Eaux et ForA?ts de Ziguinchor.
Toutefois, la crise casamanA�aise complique davantage la situation : A� Ca��est un phA�nomA?ne inquiA�tant. La crise casamanA�aise aidant, les gens en profitent. Nous nous battons avec les moyens que nous avons. Ca��est le lieu de remercier les forces de sA�curitA� A�.
Le responsable des Eaux et ForA?ts de Ziguinchor se rA�jouit de la collaboration avec la��armA�e dans la traque des malfaiteurs : A�En gA�nA�ral, quand nous menons des activitA�s de police dans des postes avancA�s, nous prenons la��attache de la��armA�e qui encadre nos opA�rations. Ce qui nous a valu des rA�sultats importantsA�, dit-il, avant de prA�ciser: A� Il y a un comitA� mixte chargA� de lutter contre la��exploitation clandestine. Ca��est une dA�cision qui a A�tA� prise en conseil des ministres dA�centralisA� A� Ziguinchor. Ca��est ce comitA� qui est souvent activA� lorsque nous avons des renseignements sur la prA�sence de coupeurs de bois. Ainsi, la��armA�e, la gendarmerie, la douane etc accompagnent sur le terrain les agents des Eaux et ForA?ts pour mener les opA�rations A�.

UN AGENT POUR TOUT La��ARRONDISSEMENT

Les services des Eaux et ForA?ts de Ziguinchor na��ont pas assez de moyens pour mener A� bien leur mission. Le personnel manque terriblement : A�On aura jamais suffisamment de moyens pour faire face A� cette situation, parce que nous sommes dans un pays en voie de dA�veloppement. Mais les moyens mis A� notre disposition, nous les utilisons A� bon escient A�, souligne le commandant DiA�dhiou dont le discours A�diplomatique A�, pour ne pas dire, aseptisA� aura du mal A� cacher la rA�alitA�. Ce sont les ressources humaines qui manquent le plus. Par exemple, il na��y a qua��un seul agent des Eaux et ForA?ts A� Sindian (dans le dA�partement de Bignona), dans tout la��arrondissement. Ca��est le cas aussi pour Diouloulou et Tendouck. Dans les zones les plus nA�vralgiques, du cA?tA� de la frontiA?re da��avec la Gambie, il na��y a qua��un seul agent. Ca��est la mA?me situation dans le dA�partement de Ziguinchor, dans les localitA�s de Niassia et Niaguis. Idem pour le dA�partement da��Oussouye. A�Heureusement qua��ici (Oussouye) il y a moins de problA?me de coupe de bois. A Oussouye, les populations vA�nA?rent la forA?t, il y a le bois sacrA�. Ici vous mettez le feu, les gens viennent vous dA�noncer. MA?me les feux de dA�frichement sont contrA?lA�s A� Oussouye. Ca��est pourquoi chaque annA�e on enregistre zA�ro cas de feu de brousse. Par contre, il y a da��autres localitA�s dans la rA�gion oA? la��on allume le feu de brousse, parce qua��il faut, aprA?s la��hivernage, brA�ler. Quand ja��A�tais A� Kolda, les populations nous disent : A� vous nous interdisez de mettre le feu, alors que nous savons pourquoi nous le faisons. Si nous ne brA�lons pas la brousse, pendant la��hivernage nos cultures seront envahies par des sauteriaux. Pour eux donc, mettre le feu, ca��est dA�truire les niches de sauteriaux, ce qui na��est pas vrai A�, fait remarquer la��inspecteur.

LA MANUTENTION FAIT DEFAUT

En plus, les moyens de transports font dA�faut. Pour convoyer le bois saisi, suite aux opA�rations effectuA�es sur le terrain, le service des Eaux et ForA?ts se rabat sur le camion de la��Isra de DjibA�lor, pour y mettre du carburant. A�Ca��est vrai que ca��est difficile, mais on se dA�brouille comme cela. AprA?s la vente aux enchA?res, les 30 % des produits saisis reviennent aux agents. Ca��est grA?ce A� cet argent que nous prenons en charge certaines personnes qui nous ont aidA�s pour la manutention, et nous remboursons celles qui nous ont prA?tA� A�, explique le patron des Eaux et ForA?ts de Ziguinchor.

QUAND LA LOI ORGANISE LE PILLAGE

Ca��est A� se demander, en regardant la��ampleur du phA�nomA?ne de la coupe clandestine du bois en Casamance, si la loi ne permet une exploitation rA�guliA?re de la forA?t. Pourtant ca��est le cas. La��exploitation forestiA?re est organisA�e au SA�nA�gal. Le ministre de la��environnement prend, chaque annA�e, un arrA?tA� fixant les modalitA�s da��exercice da��exploitation. Les produits contingentA�s sont exploitA�s sur la base de quotas, oA? la��on fixe da��avance les quantitA�s A� exploiter, par catA�gorie de produits. Il sa��agit du bois da��A�uvre, utilisA� dans les scieries, du bois da��artisanat A� usage de menuiserie, du bois da��artisanat A� usage de sculpture. Il y a da��autres produits contingentA�s, tout cela est fixA� A� la��avance. Il existe des zones autorisA�es pour la��exploitation de ces produits-lA�.
Dans la rA�gion de Ziguinchor, par exemple, la��exploitation du bois da��A�uvre utilisA� au niveau des scieries, est interdite. Mais on a autorisA� la��implantation des scieries dans la rA�gion de Ziguinchor aux fins da��exploiter les quotas attribuA�s dans les rA�gions de SA�dhiou et de Kolda. Ce sont ces produits issus des forA?ts de SA�dhiou et de Kolda qui sont transformA�s dans les scieries de la rA�gion de Ziguinchor.
Pour les autres produits, comme le bois da��artisanat A� usage de menuiserie, de sculpture ; le bois destinA� A� la confection des pirogues, les rA?niers et les palmiers morts, tous ces produits font la��objet da��autorisation. Le quota est fixA� et notifiA� chaque annA�e aux responsables des services des Eaux et ForA?ts avant le dA�marrage de la campagne. A� Moi, en tant que responsable de la rA�gion, je rA�partis les quotas entre les dA�partements, en tenant compte des potentialitA�s qui existent dans chaque dA�partement. Maintenant, A� charge pour ceux qui veulent exploiter da��aller au niveau des services dA�partementaux pour se faire dA�livrer un permis, moyennant paiement de la taxe, conformA�ment A� la loi A�, souligne le commandant DiA�dhiou.

EXPLOITATION DU CHARBON DANS LA FORET CLASSEE

Par rapport au charbon A�galement, la��exploitation est faite uniquement dans les forA?ts amA�nagA�es par les services des Eaux et ForA?ts ou amA�nagA�es par des projets financA�s par des bailleurs de fonds. Mais sous la supervision des services des Eaux et ForA?ts, au bA�nA�fice des populations. Dans la rA�gion de Ziguinchor, actuellement nous avons une forA?t dA�jA� amA�nagA�e et qui fait la��objet da��exploitation sur la base de ce plan da��amA�nagement, ca��est la forA?t classA�e de Kalounaye. Maintenant, il y a trois autres forA?ts amA�nagA�es et dont la��exploitation doit dA�marrer cette annA�e : celles de Tobor, Kaparang et de Mangagoulack. Les documents dans lesquels on a expliquA� le processus da��exploitation sont prA?ts.

Pour les forA?ts classA�es dont la gestion relA?ve de la��Etat, donc des Eaux et ForA?ts, des protocoles de concession de gestion de ces forA?ts aux collectivitA�s locales, ont A�tA� dA�jA� signA�s. Pour dire que le service des Eaux et ForA?ts qui avait la charge de ces forA?ts-lA� concA?de leur gestion aux collectivitA�s locales sur la base da��un protocole, avec des engagements que les deux parties vont prendre. Et le service des Eaux et ForA?ts surveille et veille au respect de ces engagements. Si ce na��est pas le cas, la��on retire la gestion de cette forA?t A� ces collectivitA�s locales. On a A�valuA�, pour ce qui est de la forA?t de Kalounaye, la mise en A�uvre du plan da��amA�nagement au mois da��aoA�t dernier.

OPERATIONS COUP DE POING Monthly cost diltiazem

En Novembre de la��annA�e 2014, des tournA�es ont A�tA� effectuA�es dans le village de Toubacouta, A� la��entrA�e de la forA?t classA�e des Bayottes qui fait 960 ha. Ces sorties des Brigade rA�gionale et la Brigade forestiA?re de Nyassia, ont permis de procA�der A� la saisie et A� la confiscation de 41 billons de Teck. Mais le soulA?vement des populations, a poussA� les agents des Eaux et ForA?ts A� abandonner ces saisies, dans le seul souci de prA�server le climat de paix, laissant sur place plus de 50 billons.
Une autre tournA�e, effectuA�e le mois suivant dans le village de Diagnon a permis de mettre la main sur 101 billons de Teck et 10 billons de VA?ne.

GOULOTS Da��ETRANGLEMENT

De nombreuses difficultA�s viennent souvent handicaper la��ardeur des agents des Eaux et ForA?ts. Il sa��agit, entre autres, de la��A�loignement des zones de coupe, la��insA�curitA�, la��armement vA�tuste, parfois non fonctionnel des agents, le manque de grue pour la manutention, de camions, le peu de ressources. A ce tableau sa��ajoute la faible implication des populations locales et aussi des collectivitA�s, sans compter, comme on la��a indiquA� plus haut, le manque drastique des ressources humaines, avec une brigade qui se limite A� un agent.

Des solutions prA�conisA�es

Des professionnels des Eaux et ForA?ts proposent, entre autres solutions, la mise en place, dans chaque rA�gion, da��une brigade mobile forte, composA�e da��au moins da��un peloton, avec des moyens adA�quats ( 02 vA�hicules 4X4, 03 motos, une vedette, camion grue, armes, Talkie walkie, GPS, etc . Il sa��agit aussi de criminaliser la��exploitation des forA?ts classA�es, tout en A�levant les amendes et sanctions des exploitants clandestins. Une bonne partie de ces amendes doit A?tre rA�injectA�e dans la��armement et la��A�quipement du service forestier. Pour rappel les 7/10 A?me des amendes sont versA�s aux collectivitA�s locales oA? la��infraction a A�tA� constatA�e. Aussi, les collectivitA�s locales doivent A?tre dotA�es de moyens (techniques, logistiques et financiers) dans la surveillance et la protection des peuplements forestiers.

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