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HaA?dar El Ali : A� Le SA�nA�gal est dans un A�tat de catastrophe A�cologique A�

Accueil / agriculture-peche-foret / alarme / catastrophe / changements climatiques / dechets / 12 octobre 2015

Alors que la COP21 approche et que la��A�cologie sera censA�e A?tre sur toutes les lA?vres en novembre A� Paris, les pays africains na��ont pas encore brillA� par leur contribution. OA? en est le continent ? Quelle place pour la��environnement en Afrique ? RA�ponses da��HaA?dar el Ali, ancien ministre de la��Environnement du SA�nA�gal.

A�A�Quand je mourrai, plantez un arbre pour moi plutA?t que de prierA�A�, a-t-il coutume de dire aux femmes de Casamance qua��il rencontre alors qua��il sillonne la rA�gion en lutte contre la destruction de sa mangrove. Da��origine libanaise a�� ses parents ont A�migrA� au SA�nA�gal dans les annA�es 40 a��, Haidar EL AliA�est un homme convaincu et engagA�.

Infatigable dA�fenseur de la��utilisation durable des ressources naturelles, la��ancien ministre sA�nA�galais de la��Environnement se bat pour mettre la��A�cologieA�au centre du dA�bat sur le dA�veloppement et mettre A� basA�un systA?me de captation des richesses et des ressources au profit da��une minoritA� dont il fustige la corruption. Initiateur de la fA�dA�ration des partis A�cologistes africains, il estime que le salut de la��Afrique passe par une rA�volution verte, et le crie haut et fort. Interview.

Jeune Afrique : La��A�cologie sa��est-elle durablement installA�e dans le dA�bat politique en AfriqueA�?

Purchase temovate ointment HaA?dar El Ali : Clairement non. On construit encore des centrales A�lectriques qui fonctionnent au charbon, alors que le gaz na��est pas plus cher. Ce na��est pas cohA�rent. Le continent africain vit globalement des A�conomies de prA�lA?vement mais accepte de voir ses ressources pillA�es, notamment au niveau forestier ou halieutique. Autre exemple, rA�vA�lateurA�: il y a trois semaines, le premier conseiller en matiA?re da��environnement de Macky Sall a A�crit dans un article que le rA�chauffement climatique A�tait du pipeau inventA� par la��Occident ! Ca��est invraisemblable.

« Nous disposons de ressources limitA�es qua��il nous faut gA�rer dans la��intA�rA?t des populations. Pour nous, ca��est davantage une question de survie que da��A�cologie. »

Les pouvoirs africains opposent-ils toujours le dA�veloppement industriel et la��A�cologieA�?

Ca��est vrai qua��on a beaucoup entendu ce discours, dans lequel on accuse les Occidentaux de nous parler da��A�cologie alors qua��ils ont pu polluer pendant de nombreuses annA�es de leur cA?tA� tout en dA�veloppant leur industrie. La��erreur, ca��est de regarder le dA�veloppement A� travers le prisme de la��Occident. Il faut comprendre que la ressource est pour nous, Africains, une question de survie. Nous na��avons pas les moyens de filtrer notre air et notre eau, de mettre en place des agricultures en A�tages, etca�� Nous disposons de ressources limitA�es qua��il nous faut gA�rer dans la��intA�rA?t des populations. Pour nous, ca��est davantage une question de survie que da��A�cologie. Si on ne prA�serve pas les forA?ts ou les mangroves par exemple, il na��y a plus da��agriculture et plus da��A�levage.

« Ca��est un pillage organisA� et environ 1000 milliards de francs CFA A�chappent chaque annA�e aux SA�nA�galais! »

Les gouvernements en sont-ils conscientsA�?

Il ne sa��agit pas que des gouvernements. Le problA?me, ca��est que tout le systA?me est basA� sur la finance et la croissance, qui ont pour effet de corrompre et donc de diriger et de dominer les quelques personnes au pouvoir. Les trafics de ressources comme le bois est international. Les Chinois, qui se servent des SA�nA�galais A� la frontiA?re avec la Gambie pour rA�cupA�rer illA�galement du bois prA�cieux, ne transportent pas les troncs A� dos da��A?nes ! Ils passent les frontiA?res et utilisent les groupes internationaux de transport, sous couvert de certificats gambiens qui na��ont A�videmment rien A� voir avec la vA�ritable marchandise. Tout le monde le sait et ferme les yeux. On dA�guise des exploitations de bois de grumes sous des permis de bois de chauffe. Ca��est un pillage organisA� et environ 1000 milliards de francs CFA qui A�chappent chaque annA�e aux SA�nA�galais !

Les gouvernements sont donc complices? Flomax reviews

Je vais vous donner un exemple : quand je suis arrivA� au ministA?re, il y avait une autorisation da��activitA� dA�livrA�e par les autoritA�s sA�nA�galaises A� une multinationale canadienne pour exploiter des mines da��or A� six kilomA?tres A� la��intA�rieura�� da��un parc naturel protA�gA� et classA� par la��Unesco ! En A�change de cette autorisation ? Un contrat entre cette mine canadienne et la direction des Parcs da��un montant de 20 millions de francs CFA ! Dans les grands projets da��extraction en Afrique, les politiques ne regardent mA?me pas les contrats. Ce qui les intA�resse, ce sont les sommes qua��ils vont pouvoir empocher. Les multinationales font ce qua��elles veulent.

En somme, les dirigeants africains se A�A�suicidentA�A� ?

Globalement, les dirigeants africains na��aiment pas leur pays. Sinon, ils y passeraient sans doute plus de temps. Quand on veut lutter contre la corruption, mettre A� la porte des gens qui touchent de la��argent pour dilapider nos ressources, on peut le faire. Ca��est ce que ja��ai fait au ministA?re de la��Environnement. Ja��ai dA�rangA�, ja��ai A�tA� dA�gommA�.

« Ja��ai dA�rangA�, ja��ai A�tA� dA�gommA�. »

Que faire pour que la��A�cologie occupe une place plus importante dans le dA�bat politiqueA�?

La meilleure piste, ca��est la��A�ducation et la formation des citoyens. Mais, bien sA�r, notre force rA�side aussi dans la fA�dA�ration de tous ces mouvements A�cologistes rA�gionaux, nationaux et locaux. Je travaille par exemple avec des associations guinA�ennes au sujet du trafic de bois impliquant des intA�rA?ts chinois. Sur les questions transfrontaliA?res, se fA�dA�rer est essentiel. Il faut A�galement chercher A� occuper le pouvoir. Ram Ouedraogo essaie au Burkina en se prA�sentant A� la prA�sidentielle. Au SA�nA�gal, nous avons une centaine da��A�lus locaux. Ca��est positif. Seulement, dans le jeu politique, les partis traditionnels sont mille fois meilleurs, mille fois plus aguerris.

Ca��est ce que vous avez constatA� lors des derniA?res municipalesA�?

Quand je me suis prA�sentA� aux municipales, il y avait une telle ferveur autour de moi que certains me disaient que je ne pouvais pas perdre. Et puis, le jour oA? je suis allA� voter, ja��ai comprisA�: tous les A�lecteurs se faisaient prendre A� part A� la��entrA�e du bureau de vote et recevait une somme da��argent. Ja��ai dA�noncA� cela au gouverneur et il ma��a rA�ponduA�: A�A�Tant qua��il na��y a pas bagarre, je na��interviens pasA�A�A�! Qua��est-ce que vous voulez faireA�? Ja��ai fini quatriA?me du scrutin.

Votre parti sera pourtant actif lors des prochaines A�chA�ances A�lectorales au SA�nA�galA�?

Oui, aux lA�gislatives sA�nA�galaises de 2017, nous na��allons pas faire da��alliance avec le parti au pouvoir ou la��opposition, qui entretiennent un systA?me de concentration des richesses dans les mains da��une minoritA� qui fait la pluie, la pluie, et la pluie. Nous irons seuls et nous verrons bien quelle place la��opinion nous donne.

« Le temps, ca��est de la vie, et pas de la��argent. »

La��opinion, justement, ne semble pas encore faire grand cas de la��A�cologie en Afriquea��

La��opinion, elle se forge notamment par les mA�dias et la��A�ducation, les deux A�tant contrA?lA�s par le systA?me que je dA�cris. Cela changera quand la��humain recevra une grosse baffe. Et je ne parle pas da��un tsunamia�� On se rendra compte que le temps, ca��est de la vie, et pas de la��argent.

Globalement, on sent un constat da��A�chec pour les partis A�cologistes africains, qui ne parviennent pas A� sa��imposer. Quelle est leur influence rA�elleA�?

Il y a une rA�ussite, ca��est que la��on parle da��A�cologie. Ce na��A�tait as le cas il y a quinze ans. Ensuite, il y a une vraie influence sur le domaine politique. Au SA�nA�gal, quand ja��A�tais en fonction,A�nous avons fait passer la loi interdisant les sacs plastiques et nous avons introduit le code de la pA?che et le code forestier. Il y a donc des avancA�es mais il reste beaucoup A� faire. Le SA�nA�gal est aujourda��hui en A�tat de catastrophe A�cologique.

AprA?s les municipales et les lA�gislatives, votre prochaine A�tape est la prA�sidentielleA�?

(Soupirs) Malheureusement, cela coA�te trop da��argent. Quand ja��A�tais ministre, je me suis retrouvA� dans des situations oA? des gens, notamment des capitaines de bateaux russes qui venaient pA?chaient illA�galement dans les eaux sA�nA�galaises, me proposaient de la��argent pour que je les laisse partir. Je ne la��ai pas pris. Je crois que la��on sa��en sortira quand chacun arrivera A� renoncer A� ces tentations. Ja��ai choisi ce chemin. RA�sultat, je na��ai pas la��argent pour me prA�senter A� la prA�sidentielle.

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