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Climat: au SA�nA�gal, l’ocA�an bouscule les hommes

Accueil / alarme / catastrophe / changements climatiques / 1 décembre 2015

Des clA?tures emportA�es par les vagues laissent apparaA�tre des maisons aux murs fissurA�s A� Saint-Louis, ville du SA�nA�gal entre l’ocA�an et le fleuve, dont l’action combinA�e dA�vore maisons et villages et chasse les habitants. order Flomax Sinequanone online france

« Les vagues nous ont surpris la nuit. C’A�tait le 20 octobre. L’eau a frappA� fort et fait tomber des murs », affirme Awa Sarr Fall, 68 ans, assise devant sa maison face A� l’ocA�an.

Elle habite le quartier des pA?cheurs de Goxu Mbath, sur la langue de Barbarie, une A�troite bande sablonneuse situA�e entre l’Atlantique et le fleuve SA�nA�gal, A� 270 km au nord de Dakar.

« Nous rA�clamons l’aide de l’Etat et sommes prA?ts A� aller ailleurs », insiste-t-elle.

Des pirogues bariolA�es sont amarrA�es dans cette zone populeuse oA? s’entassent prA?s de 120.000 personnes, menacA�e A� la fois par la montA�e de l’ocA�an et par celle des eaux du fleuve, en raison de l’augmentation des pluies saisonniA?res.

Ces bouleversements « sont en partie liA�s aux changements climatiques » mais les consA�quences en ont A�tA� aggravA�es parce que « les populations ont mal amA�nagA� leur espace d’habitat », sur des zones inondables, explique Pape Goumbo LA?, gA�ologue et spA�cialiste de la lutte contre l’A�rosion cA?tiA?re.

Devant des maisons aux murs chancelants, des briques en ciment et des blocs de pierre enroulA�s dans des filets de pA?che servent A� empA?cher la terre de cA�der.

PremiA?re ville fondA�e par les FranA�ais en Afrique subsaharienne, en 1659, et ancienne capitale de l’Afrique occidentale franA�aise, l’A�le de Saint-Louis avec son cA�lA?bre pont Faidherbe sur le fleuve et ses maisons coloniales est inscrite au Patrimoine mondial de l’humanitA�.

« Nous voulons nous dA�placer mais n’avons pas de moyens. Aucune autoritA� n’est venue nous voir aprA?s les dA�gA?ts. Pourtant, en pA�riode A�lectorale, elles viennent chercher nos voix », se plaint Abibatou Fall, une autre habitante.

« Les prA�visions sont pessimistes pour la langue de Barbarie » qui risque de disparaA�tre, affirme Balla GuA?ye, le responsable municipal chargA� de l’environnement.

« C’est tout le littoral de Saint-Louis qui est menacA�. Des logements construits par la municipalitA� ont A�tA� affectA�s aux sinistrA�s » victimes de l’avancA�e de la mer, mais seul l’Etat aurait les moyens de rA�gler le problA?me, estime-t-il.

Le gouvernement a rA�cemment annoncA� la construction de brise-lames pour un coA�t d’un milliard de FCFA (plus d’1,5 million d’euros).

– Village englouti –

A cinq kilomA?tres de Saint-Louis, c’est le dA�bordement du fleuve qui inquiA?te. Il faut une dizaine de minutes en pirogue motorisA�e, A� travers la mangrove et les eaux boueuses du fleuve, pour atteindre une A�le engloutie, Doune Baba DiA?ye.

Des pans de murs et des canaris (vases en terre cuite) gA�ants A�mergent d’un espace de terre rA�apparu avec la marA�e basse.

« L’eau a englouti l’A�le et les habitants sont partis », raconte l’ancien chef de ce village, Ameth SA?ne Diagne.

Sa famille a A�tA� la derniA?re A� quitter Doune Baba DiA?ye, en novembre 2012. Les 841 habitants, soit 74 familles, sont relogA�s dans le voisinage, sur la terre ferme.

« Tout A�a est dA� A� la brA?che. Nous n’en voulions pas, mais dans ce pays quand tu n’as pas de diplA?me, personne ne t’A�coute », enrage M. Diagne.

En 2003, pour prA�server Saint-Louis des consA�quences d’inondations causA�es par des pluies, l’Etat a fait creuser sur la langue de Barbarie un canal pour A�vacuer l’eau vers l’ocA�an.

Mais de quatre mA?tres au dA�but, cette brA?che s’est A�largie A� plus de 5 km.

Un village voisin, Keur Bernard, a A�galement A�tA� dA�sertA� et d’autres, dont Pilote Barre, risquent de disparaA�tre, selon des experts.

« La vie A�tait meilleure A� Doune Baba DiA?ye. On avait du poisson et des lA�gumes frais chaque jour. Maintenant nous sommes obligA�s d’aller A� Saint-Louis et le transport nous coA�te 625 francs CFA (environ un euro) », affirme Mme Nata Diop, qui habite un nouveau site appelA� Doune Baba DiA?ye 2.

La brA?che a aussi un coA�t humain. « PrA?s de 200 personnes ont A�tA� tuA�es » depuis 2003, affirme El Hadji Boubacar Dia, un responsable local de l’environnement, en raison des dangers de la navigation pour les pA?cheurs sur cette brA?che A�largie.

La faune – tortues marines et oiseaux migrateurs – est elle aussi menacA�e par la disparition de son habitat.

« Depuis l’ouverture de la brA?che, il n’y a plus d’inondations A� Saint-Louis », tempA?re un responsable rA�gional de l’environnement.

Les rA�sultats d’une A�tude commandA�e par l’Etat sont attendus en fin d’annA�e « pour voir que faire de la brA?che, la fermer, la stabiliser » ou trouver une autre solution, indique le commandant Moussa Fall, chef du parc naturel de la langue de Barbarie.

afp

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