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Ennemi du climat, le « roi-charbon » a moins la cote chez les investisseurs

Accueil / alarme / catastrophe / changements climatiques / energie / pollution-nuisance / 2 décembre 2015

De plus en plus d’investisseurs prennent leurs distances avec les A�nergies fossiles au nom du climat, mais les banques ont encore massivement financA� le charbon toujours incontournable dans de nombreux pays, selon des rapports prA�sentA�s mercredi A� la COP21.

« Ne plus investir dans les A�nergies fossiles n’est pas seulement une obligation morale par rapport au rA�chauffement climatique mais A�a a aussi du sens A�conomiquement », a estimA� Stephen Heitz, prA�sident du fonds amA�ricain Rockefeller Brothers, qui a annoncA� l’an dernier qu’il n’investirait plus dans des projets liA�s A� ces A�nergies (pA�trole, charbon, gaz).

Les actifs basA�s sur les A�nergies fossiles sont dA�sormais « A� risques » et « perdent de la valeur », a-t-il ajoutA� lors d’une confA�rence de presse de l’ONG 350.org, A� l’origine d’une campagne « de dA�sinvestissements » recensant les engagements dans ce sens des collectivitA�s, A�tablissements publics ou privA�s, banques ou assurances.

Plus de 500 institutions, reprA�sentant 3.400 milliards de dollars d’actifs, ont dA�sormais renoncA� A� certains investissements dans les A�nergies fossiles, a soulignA� l’ONG A� l’occasion de la confA�rence sur le climat du Bourget, prA?s de Paris. Le montant global des sommes finalement dA�sinvesties n’a pu A?tre calculA�, pour des raisons de confidentialitA�, mais l’association rappelle que ces institutions n’A�taient que 181 en septembre 2014, preuve que la tendance s’affirme.

LancA�e fin 2012, cette campagne a d’abord concernA� des fonds gA�rA�s par des campus amA�ricains et des fondations caritatives, mais elle s’est A�largie « A� des acteurs A�conomiques plus importants, fonds de pension, banques », remarque Pascal Canfin, expert du World Ressource Institute (WRI).

La rA�cente dA�cision du gA�ant allemand de l’assurance, Allianz, de rA�duire ses investissemenents dans les activitA�s liA�es au charbon illustre « le vrai changement culturel » A� l’oeuvre, ajoute cet ancien ministre franA�ais chargA� du DA�veloppement.

Pour autant, un autre rapport est venu rappeler mercredi A� quel point le charbon, que les anglophones appellent le « King Coal », est encore central dans l’A�conomie mondiale.

S’intA�ressant aux financements de quinze grandes banques europA�ennes et amA�ricaines, plusieurs ONG (dont les Amis de la Terre) ont calculA� que « 257 milliards de dollars ont A�tA� allouA�s au charbon » entre 2009 et 2014, soit 2,5 fois plus qu’aux A�nergies renouvelables. « Les politiques des banques demeurent trA?s insuffisantes pour rA�pondre A� l’urgence climatique », ont estimA� ces ONG.

– L’Inde, ‘sujet dA�terminant’ –

La confA�rence mondiale sur le climat a pour objectif d’aboutir A� un accord universel permettant de contenir le rA�chauffement sous le seuil de +2A�C par rapport A� l’A?re prA�-industrielle. Pour tenir cet objectif, il faudrait laisser dans le sol 80% des rA�serves fossiles connues, selon les scientifiques.

Or ces A�nergies reprA�sentent encore quelque 80% de l’A�nergie consommA�e dans le monde et les deux-tiers de la production d’A�lectricitA�. Et la demande mondiale de charbon va continuer A� croA�tre d’ici A� 2019, selon l’Agence internationale de l’A�nergie (AIE).

Une autre A�tude a rappelA� mardi que si les 2.440 nouvelles centrales actuellement en projet ou en construction A�taient effectivement mises en service, le monde serait davantage sur une trajectoire dA�passant +3A�C.

« La rA�alitA� A�conomique aujourd’hui, c’est qu’on continue A� utiliser des A�nergies fossiles et mA?me qu’on va continuer A� en utiliser davantage, pas moins », a rappelA� mercredi David Hone, conseiller sur le changement climatique chez le pA�trolier Shell, au cours d’un dA�bat dans l’espace des ONG de la COP21.

« Par exemple, d’ici A� 2020, une nouvelle centrale A� charbon ouvrira chaque mois en Inde », a-t-il soulignA�.

Depuis l’an dernier, le charbon reprA�sente 74% du bouquet A�lectrique de l’Inde et le pays est passA� devant les A�tats-Unis en volume de consommation.

En matiA?re de charbon, « le sujet dA�terminant, c’est l’Inde », confirme Pascal Canfin. « Le dernier marchA� du monde auquel se rA�fA?rent les charbonniers, c’est l’Inde. Pour eux, l’Europe, c’est fini, les Etats-Unis c’est fini, la Chine elle-mA?me a commencA� A� prendre le virage. On est au point de bascule, c’est pour A�a que le signal qui va sortir de la COP21 est capital », conclut l’ancien ministre.

afp Reminyl online games order atarax Flomax online


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