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Bargny une ville en sursis: coincA�e entre la centrale a charbon, la Sococim et l’A�rosion cA?tiA?re

Accueil / alarme / catastrophe / changements climatiques / erosion / 15 avril 2016

MenacA�e par le projet de la centrale A� charbon de Sendou, la cimenterie de la SOCOCIM qui utilise la houille dans sa production et la��A�rosion cA?tiA?re, Bargny est une ville qui risque da��A?tre rayA�e de la carte nationale. Ibrahima Diagne, fer de lance de la��association Takam Jerry appuyA�e par LumiA?re Synergie pour le dA�veloppement (LSD) dans la lutte pour la sauvegarde environnementale de la ville, lance un cri da��alerte et interpelle la��Etat du SA�nA�gal pour qua��il dA�localise le projet de cette A�nergie qui constitue un danger pour la sociA�tA�.

La vie des habitants de la commune de Bargny est en danger. CoincA�e entre les poussiA?res de la cimenterie de la Socosim, ainsi que la menace du projet de la centrale A� charbon de Sendou et la��A�rosion cA?tiA?re rA�cemment exacerbA�e par la��effet des changements climatiques, Bargny est une ville presque agonisante qui est mA?me menacA�e de disparition. Pour lui A�viter le sort da��une mort indiffA�rente, Ibrahima Diagne, fer de lance de la��association Takam Jerry, porte le combat avec des arguments environnementaux A� la��appui. Il est appuyA� dans ce plaidoyer par la��organisation non gouvernementale LumiA?re Synergie pour le dA�veloppement (LSD).

A�La commune de Bargny est gA�ographiquement mal positionnA�e au SA�nA�gal car limitA�e A� la��est par un A�tablissement classA� de catA�gorie 1 A� la��instar de la SOCOCIM industries, au nord par des carriA?res A�et au sud par la��ocA�an atlantique qui avance. MalgrA� tout cela, tout le monde a constatA� que le SA�nA�gal est dA�terminA� A� y bA?tir une centrale A�nergA�tique A� consommation de houilleA�, a signalA� Ibrahima Diagne qui sa��exprimait ainsi lors da��une rencontre initiA�e avec la��ong Fahamu, en collaboration avec LSD et OSIWA. A�Compte tenu de ce que les habitants ont vA�cu comme pollution A� cause de la proximitA� avec la SOCOCIM depuis 1945 avec une production de plus de 400 000 tonnes de houille annuellement, cette centrale est conA�ue comme une menace de mort. Ca��est notre santA� publique qui sera anA�antie. Par consA�quent, nous demandons la dA�localisation de cette centraleA�, a laissA� entendre Ibrahima Diagne. Pour tout ceci, il est bien A�vident que le projet de construction par la Banque africaine de dA�veloppement (BAD) de la centrale A� charbon de Sendou viole le code de la��environnement et menace la vie des populations. Pour preuve, Ibrahima Diagne a rA�vA�lA� que les conclusions da��une A�tude ont classA� Bargny parmi les villes les plus vulnA�rables au monde.

La SOCOCIM se lave et dA�gage en touche
La rA�action de la SOCOCIM qui est citA�e dans cette affaire ne sa��est pas fait attendre. Moctar Diaw, Directeur de la��Environnement A� ladite usine fait le point de la situation. A�Sur cette question, il faut savoir que la��utilisation de la houille date de 2000. Elle a A�tA� autorisA�e A� la suite da��une A�tude da��impact environnemental oA? les populations A�taient reprA�sentA�es. Il y avait une audience publique pour expliquer comment on allait opA�rer et quelles sont les dispositions qui avaient A�tA� prises avant da��avoir la��autorisation du ministA?re de la��environnementA�, nous a-t-il signalA�.
Selon lui, la SOCOCIM a surtout tenu A� construire un bassin de rA�tention pour A�viter que les rA�sidus de houille ruissellent avec les eaux de pluie durant la��hivernage. A�En termes de stockage et de limitation des fuites possibles, par exemple quand il pleut sur la houille, il y a de la��eau qui peut ruisseler vers la mer. On a fait un bassin de rA�tention qui accueille la��eau ruisselante. Ce bassin est rA�guliA?rement curA�A�, poursuit-il avant de rA�vA�ler que tout cela fait la��objet da��un plan de gestion environnemental qui est suivi A�chaque annA�e par le ministA?re de la��environnement qui fait des visites inopinA�es A� la��usine pour sa��assurer que toutes les mesures de sA�curitA� sont respectA�es. La��entreprise organise aussi souvent des rA�unions de CLIE (ComitA� local da��information environnementale) avec les collectivitA�s, qui sont des occasions pour passer en revue tous les problA?mes liA�s A� la��environnement.

Order parietal cell Plus de 1000 familles dA�possA�dA�esA�
Ce projet na��a pas que des consA�quences environnementales. Il a aussi fait des dA�gA?ts sociaux. Des familles dont les concessions sont emportA�es par les vagues et bA�nA�ficiaires de dA�libA�rations pour leur relocation se sont vues dessaisir de leur bien. Une mA?re de famille, dans une vidA�o institutionnelle que nous avons visionnA�e, interroge les autoritA�s sur le sort rA�servA� aux dA�libA�rations qui leur avaient donnA� la propriA�tA� de 1500 parcelles loties sur le site de Minam oA? est A�rigA� la centrale financA�e A� hauteur de plus de 196 millions da��euros (soit 128,5 milliards FCFA) par les banques multilatA�rales de dA�veloppement comme la Banque africaine de dA�veloppement (BAD, 37%) et la Banque mondiale (BM), mais aussi la BOAD (25%), la FMO (23%) et la CBAO (15%). A�Nous voulons qua��on nous dise ce qui se passeA�, dit-elle face au silence des autoritA�s.
Selon les investigations menA�es et les tA�moignages recueillis sur place, il y a plus de 1000 femmes qui ont perdu leur emploi A� cause du projet de la centrale qui a empiA�tA� sur leur site de transformation de poissons. En effet, A�les sA�cheuses de poissons qui exportaient leurs produits vers le Burkina Faso faisaient annuellement un chiffre da��affaires da��environ 2 milliards FCFAA�, nous apprend Aly Sagne, prA�sident de LSD. ErigA� sur un site de 29 ha, le projet de la centrale A� charbon de Sendou a A�tA� approuvA� par la��Etat du SA�nA�gal depuis le 25 novembre 2010. Sous ce rapport, le porte-A�tendard du combat pour la sauvegarde de Bargny dA�crie A�la dA�linquanceA� de la��Etat du SA�nA�gal.

La A�dA�linquanceA� de la��Etat du SA�nA�gal
En effet, la��Etat du SA�nA�gal est considA�rA� comme A�un grand dA�linquantA� dans cette affaire pour avoir signA� des conventions internationales, pris des engagements au niveau des Nations Unies pour le respect des objectifs de dA�veloppement durable (ODD) et les fouler au pied par la suite. A�Le 25 septembre 2015, un nouvel ensemble d’objectifs mondiaux pour A�radiquer la pauvretA�, protA�ger la planA?te et garantir la prospA�ritA� pour tous, a A�tA� adoptA� dans le cadre d’un nouveau programme de dA�veloppement durable. Chaque objectif a des cibles A� atteindre da��ici les 15 prochaines annA�esA�, nous apprennent les Nations unies. Au moment oA? le monde entier abandonne les A�nergies fossiles, le SA�nA�gal sa��engage A� construire la centrale A� charbon de Sendou dont la��impact environnemental est incommensurable. Non seulement la pollution de la��air peut avoir des mA�faits sur la santA�, mais les rejets da��eaux chaudes, des polluants dangereux dA�truisent la��A�cosystA?me marin et la biodiversitA�. Ce qui a forcA�ment des impacts nA�gatifs sur la pA?che artisanale. Il y a aussi que les A�missions de gaz A� effet de serre contribuent pour beaucoup aux changements climatiques en occasionnant le rA�chauffement de la planA?te, mais aussi la��A�rosion cA?tiA?re. Pour tout ceci, Ibrahima Diagne estime que si un Etat na��est pas dans la lA�galitA�, il sa��inscrit dans la dA�linquance.

Le projet de la JAFZA risque de percer la��abcA?s
Par ailleurs, le projet de construction de la Zone A�conomique spA�ciale (ZES) prA�vu par le gouvernement du SA�nA�gal, en partenariat avec le Jebel Ali Free Zone Authority (Jafza) de DubaA?, dans le pA�rimA?tre compris entre Diamniadio et Bargny vient rajouter A� la menace de disparition qui pA?se sur la ville de Bargny oA? est prA�vu un port sur une superficie de 1250 hectares. En effet, cette zone Economique SpA�ciale dont la��investissement est tablA� A� 800 millions de dollars, soit 400 milliards FCFA, devra comprendre une zone industrielle et une zone franche commerciale avec da��importantes infrastructures dont un port moderne minA�ralier A� Bargny. Le projet bA�nA�ficie dA�jA� da��une rA�serve fonciA?re de plus de 10 000 hectares. Le glas a dA?s lors sonnA� pour la ville de Bargny qui na��a cessA� depuis un certain temps de recevoir les coups de boutoir des vagues.

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