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Reportage: Haer, la��A�le nature

Accueil / Decouverte / 4 août 2017

REPORTAGE

Cardura generico

Haer, la��A�le nature
Haer fait partie da��un ensemble da��A�les appelA� Bliss. Elle se situe sur la rive droite du fleuve Casamance au nord des A�les voisines de Hitou et Niomoune. Da��ethnie diola, les populations insulaires de Haer mettent A� profit les multiples offres de la nature pour vivre paisiblement : le ciel, le soleil, le fleuve, la terre et la forA?t.A�

Ca��est le petit matin sur la��A�le de Haer. Le soleil sa��est levA� depuis plusieurs dizaines de minutes. Le ciel est assez couvert et offrant, du coup, un temps clA�ment en ce dA�but de journA�e. Il est 7h passA� da��une bonne quinzaine de minutes. On attend toujours le chant du coq. Une poule, accompagnA�e de ses poussins, caquette A� la recherche de la moindre graine.

Dans la cour da��une concession non clA?turA�e, comme la quasi-totalitA� des maisons de la��A�le, un rA�cipient contenant du A� bunuk A� a�� vin de palme a�� traine dans la cour oA? est accrochA� un petit pot en plastique jaune. Il a A�tA� abandonnA� ici par des jeunes qui A�coutaient de la musique durant une bonne partie de la nuit. De temps A� autres, un habitant vient goutter A� ce vin local trA?s prisA�. A quelques centimA?tres de lA�, deux jeunes garA�ons, qui sa��apprA?tent A� aller A� la��A�cole, sa��affairent autour da��un bol. Le menu : gnankatang (riz blanc cuit) A� la sauce de poissons. Ca��est un mets frA�quent en pays diola.

La particularitA� de ce plat, ca��est que tous les condiments sont produits par les villageois. HabillA� da��un boubou traditionnel en tissu A� Lagos A� et portant sur la tA?te une casquette A� torpA�do A�, Ambroise Diatta, le chef de village de Haer renseigne sur les diffA�rentes activitA�s A�conomiques des insulaires. A� La principale activitA� du village, ca��est la��agriculture notamment la riziculture. La pA?che vient en deuxiA?me position. Auparavant, ca��A�tait la��exploitation de la��huile de palme qui A�tait la seconde activitA�
A�conomique, mais les gens ont vu que ca��A�tait trA?s difficile ; ils la��ont abandonnA� au profit de la pA?che. OutreA�la��agriculture et la pA?che, il y a aussi la rA�colte du vin qui nous fait un bon revenu pour satisfaire les problA?mes des familles A�. Des activitA�s A�conomiques toutes pratiquA�es par Etienne Diatta, un des notables de la��A�le de Haer : A� AprA?s avoir fait quelques annA�es da��A�tudes, je suis revenu dans mon villageA�oA? je cultive la terre et je rA�colte le vin de palme. AprA?s la saison du vin de palme, je fais de la
pA?che jusqua��A� ce que le poisson se rarA�fie et je me tourne vers la rA�colte des fruits de mer tels que les huA�tres A�.

A� A Haer, on ne va pas au marchA� A�

A� Et pour le cA?tA� femmes, ca��est le maraA�chage A�, souligne le chef de village de Haer. TrouvA�e dans son micro-jardin, A�tabli tout prA?s de sa demeure, Berthe Diatta circule avec beaucoup da��assurance et de fiertA� A� la��intA�rieur. On y trouve du gombo, de la tomate, du piment et du bissap (oseille ou hibiscus). Des condiments rA�guliA?rement sollicitA� A� la��occasion de la prA�paration des repas dans les mA�nages haA?rois. A� Quand nous voulons da��oignons ou da��autres condiments que nous ne cultivons pas, nous allons dans le grand jardin situA� derriA?re la��A�cole A�, renseigne Berthe. Toutes les femmes ici font du micro-jardinage. Dans les micros jardins comme au niveau du grand jardin du village, les femmes na��utilisent pas da��engrais chimiques. A� Nous utilisons seulement le compost composA� de bouses de vaches et da��A�cailles de poissons A�, dA�taille Madame Diatta.

Le riz consommA� vient des riziA?res situA� en brousse, le poisson est pA?chA� dans les bolongs (riviA?res) et les lA�gumes sont cultivA�s dans les jardins. Face A� cette relative facilitA� de trouver tous les ingrA�dients pour un bon repas casamanA�ais, les femmes ne pensent presque jamais A� aller au marchA�. A� Aller au marchA� ? A�, sa��interrogent Berthe et Rose Diatta, avant de rA�pondre en chA�ur et en sourire : A� Ici, nous na��allons pas au marchA� A�.

La vie est belle A� la��A�le de Haer. Le stress du marchA� au jour le jour A�vacuA� et la��A�quation de la dA�pense quotidienne rA�solue, les insulaires profitent de tout ce que la nature leur offre pour vivre paisiblement. Une A�le au vert qui se tourne vers le soleil pour sa��A�clairer et A?tre au diapason. Ici, presque chaque toit de la cinquantaine de maisons est surmontA� da��un panneau solaire. Une A�nergie propre qui cadre avec le mode de vie de cette population naturellement A�colo. InstallA� dans le cadre da��un projet initiA� par le gouvernement du SA�nA�gal, les HaA?rois ont satisfait A� moitiA� leurs besoins A�nergA�tiques. Avec le solaire, ils parviennent A� charger les tA�lA�phones portables, A� A�couter la radio, A� regarder la tA�lA�vision de temps A� autre surtout lors des grands A�vA�nements. Ca��est le cas lors de la finale de la Ligue des champions de football 2017 entre le Real Madrid et Juventus de Turin oA? les villageois amateurs de foot sa��A�taient retrouvA�s dans une piA?ce da��une des maisons pour suivre ce grand rendez-vous du ballon rond.

Cette A�nergie solaire a, cependant, des limites. Dans un village oA? chaque pA?re de famille est pA?cheur, la conservation des produits halieutiques pose problA?me. Haer ne dispose pas encore da��un entrepA?t frigorifique ou de congA�lateurs. Du coup, les pA?cheurs sont obligA�s da��aller en pA?che trois fois dans la semaine ou plus pour assurer les condiments quotidiens. Parfois, si la pA?che est bonne, le pA?cheur est dans la��obligation de distribuer une bonne partie de sa prise dans le village, faute de moyens de conservation modernes.

Comme presque toutes les A�les, la��eau na��est pas courante A� Haer. Les populations ont deux sources da��eau. Celle des puits et celle de la pluie. Il y a moins de cinq ans, un grand rA�servoir en dur, peint en noir et surmontA� da��un tA?le de zinc lA�gA?rement en pente et soutenu par des pieds en bois, a A�tA� construit grA?ce A� la��appui de la��Ong Caritas. La cuve, situA�e A� cA?tA� de la��A�cole primaire et du jardin des femmes, recueille la��eau de pluie qui est consommA�e par les villageois pour la boisson. Tandis que pour les tA?ches domestiques et la douche, la��eau de puits est principalement utilisA�e.

Haer une A�le verte et propre nichA�e au cA�ur da��une forA?t touffue A� la vA�gA�tation luxuriante et aux espA?ces vA�gA�tales et animales diverses oA? poussent A� suffisance des fruits sauvages rares et appA�tissants. Un A�quilibre environnemental tout le temps prA�servA� par les populations autochtones qui, traditionnellement et sociologiquement, ont toujours entretenu des relations particuliA?res voire vitales avec la nature. La forA?t principalement. Ainsi va la vie A� Haer.

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